26_QUE_69 - Simple question Yann Glayre et consorts au nom de Céline Misiego - Équiper les cantonniers de bâtons lumineux ?.
Séance du Grand Conseil du mardi 22 septembre 2026, point 2.11 de l'ordre du jour
Texte déposé
La sécurité des cantonniers est souvent mise en cause. Ces personnes effectuent un travail dangereux, des accidents arrivant réguliérement. Ces professionnels, souvent seuls ou en petites équipes sur le bord des routes, sont particulièrement exposés : automobilistes irrités par un ralentissement, dépassements dangereux, vitesse inadéquate. Ceci constitue des mises en danger.
Une précédente question avait été adressée au Conseil d'État sur l'opportunité d'équiper les cantonniers, ou leurs véhicules, de caméras permettant d'identifier et de dénoncer systématiquement les auteurs de mises en danger, d'agressions et de délits de fuite. Cette suggestion n'ayant pas abouti à une réponse positive, la présente question soulève une autre possibilité plus simple et directement opérationnelle : l'équipement des cantonniers de bâtons lumineux, en remplacement ou en complément des palettes de signalisation actuellement utilisées. Cette mesure répond aux mêmes préoccupations de sécurité tout en présentant des avantages concrets et immédiats.
Le bâton lumineux présente plusieurs avantages par rapport aux équipements de signalisation actuels. Visible de loin et dans toutes les conditions, y compris la nuit ou par faible luminosité (brouillard, pluie, crépuscule) — contrairement à la palette classique, qui s'y distingue mal — il permet aux cantonniers de signaler clairement leur présence et leurs intentions (arrêt, ralentissement, changement de voie). Cette meilleure lisibilité du signal incite davantage les automobilistes à ralentir et à respecter les consignes données sur le terrain, réduisant ainsi les risques d'accident, d'incompréhension et de tension à l'origine des agressions et incivilités. Outil compact et polyvalent, il peut en outre avantageusement remplacer plusieurs équipements de signalisation, allégeant le matériel que les cantonniers doivent transporter et manipuler au quotidien.
Cette solution présente ainsi l'avantage d'être rapide à mettre en œuvre, peu coûteuse en comparaison d'un dispositif de vidéosurveillance embarquée, et de répondre directement à la problématique de sécurité et de visibilité des cantonniers sur le terrain, sans les questions de protection des données et de conservation d'images que soulève l'installation de caméras.
Au vu de ce qui précède, j'adresse au Conseil d'État la question suivante :
Serait-il opportun d'équiper les cantonniers de bâtons lumineux, afin d'améliorer leur visibilité et leur sécurité sur le terrain, notamment de nuit ou par faible luminosité, et de réduire ainsi les risques de mise en danger, d'incompréhension et d'agression de la part des usagers de la route ?
Liste exhaustive des cosignataires
| Signataire | Parti |
|---|---|
| Céline Misiego | EP |