26_INT_25 - Interpellation Yannick Maury au nom des Vert.e.s - Déchèteries (inter)communales : le tri doit-il toujours passer par la case voiture ? (Développement).
Séance du Grand Conseil du mardi 24 mars 2026, point 6 de l'ordre du jour
Texte déposé
Une première analyse de la composition des ordures ménagères vaudoises réalisée fin 2024 par le Canton dans 23 communes, sous l’impulsion d’un postulat du député Cédric Echenard, a mis en évidence une forte présence de biodéchets (28,8% du poids total d’un sac) et des matières plastiques (19,5%).
À la page 27 de son rapport[1], le Département assure qu’il prendra en compte les résultats de cette analyse pour calibrer au mieux la loi sur la gestion des déchets, actuellement en révision. Certaines mesures annoncées sont à cet égard tout à fait encourageantes, comme le développement de collectes adaptées dans les déchèteries ou encore la promotion de produits réutilisables et recyclables existants.
Toutefois, le développement d’alternatives communales aux simples déchèteries n’est pas abordé. En effet, dans plusieurs communes du Canton, la seule possibilité de se débarrasser de certains déchets est d’aller au centre de tri, aux horaires parfois très restreints et peu compatibles avec un emploi à plein temps, de surcroit uniquement en voiture dans les cas de figure où ledit centre de tri est excentré et peu accessible.
Pourtant, il existe une multitude d’alternatives aux centres de tri. En effet, plusieurs communes mettent en place sur leur territoire des éco-points, permettant en tout temps à la population d’aller déposer ses déchets, sans devoir s’organiser de manière complexe pour aller à la déchèterie à des horaires contraignants, notamment dans les petites localités.
Certaines proposent également des déchèteries mobiles itinérantes permettant, à des dates fixes annoncées aux habitants, d’aller déposer les encombrants.
D’autres encore pratiquent la collecte de déchets sur demande, mode de fonctionnement particulièrement utile pour les personnes âgées ou à mobilité réduite.
L'optimisation de récolte des déchets passe pourtant par toutes ces mesures et bien d'autres encore, comme le système GastroVert[2].
Étant donné les alternatives qui existent, il est étonnant de constater que le système vaudois reste très centré sur la déchèterie accessible en voiture, ce qui pose des problèmes pour les ménages sans voiture ou des soucis de congestion du trafic, puisque tous les habitants de la commune concernée s’y rendent en véhicule motorisé et aux mêmes horaires.
Au vu de ce qui précède, j’ai l’honneur de poser au Conseil d’État les questions suivantes :
1) La future mouture de la loi sur la gestion des déchets intégrera-t-elle l’obligation, pour les communes, de proposer des alternatives au simple centre de tri pour déposer ses déchets ?
2) À défaut ou au surplus, quelles sont les pistes incitatives que le Conseil d’État peut étudier pour permettre aux communes de développer des alternatives ?
[1]https://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/themes/environnement/dechets/fichiers_pdf/Rapport-Ordures-Menageres-web.pdf
[2]https://satomsa.ch/gastrovert/#/
Conclusion
Souhaite développer
Documents
Transcriptions
Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourJe dépose cette interpellation au nom de mon groupe, car aussi étonnant que cela puisse paraître, il n’existe dans certaines communes vaudoises aucun moyen de se débarrasser de ses déchets autrement qu’en allant, à des horaires parfois très restreints et uniquement en voiture, à la déchetterie. De fait, il est très difficile pour les personnes travaillant à 100 % et ayant choisi de se passer d’un véhicule motorisé de se rendre au centre de tri. Dans certaines localités, il n’existe en effet ni éco-points, ni ramassage à la demande, ni décharge itinérante, c’est-à-dire absolument rien : le néant !
Aussi, cette situation nuit à la bonne gestion des déchets et contraint les personnes concernées à s’organiser de façon extrêmement complexe. C’est pourquoi nous invitons le Conseil d’Etat, en réponse à cette interpellation, à proposer, voire à imposer aux communes, la mise en place d’alternatives au déplacement en voiture pour se débarrasser des encombrants, notamment dans le cadre de la révision de la Loi sur la gestion des déchets (LGD).
Retour à l'ordre du jourL’interpellation est renvoyée au Conseil d'Etat qui y répondra dans un délai de trois mois.