Secrétariat général (SG-DFJC)

Brochure de la rentrée scolaire 2019

Publiée à mi-août, paraissant pour la deuxième fois, la Brochure de la rentrée scolaire brosse un état des lieux de l’avancement des quatre chantiers prioritaires du DFJC : le Concept 360 pour répondre aux besoins particuliers des élèves ; le déploiement de l’éducation numérique ; la valorisation de la formation professionnelle ; la consolidation de la LEO. Ce document, riche en informations et en chiffres, liste aussi les principales nouveautés de la rentrée dans l’école et les lieux de formation du canton de Vaud. Exemples : la directive sur l’interdiction des téléphones portables ; les effets de l’arrêt du Tribunal fédéral sur la gratuité de l’école ; ou encore les projets pour donner davantage de place à l’enjeu de durabilité dans l’éducation et la formation. Enfin, la Brochure fournit les chiffres clef de la nouvelle année scolaire, ceci dans l’école obligatoire, dans l’enseignement post-obligatoire et à la Haute école pédagogique vaudoise.

Conçue et coordonnée au Secrétariat général, la Brochure est le résultat d’un travail transversal impliquant, à des degrés divers, les Directions générales et les Services du DFJC. Tirée à 1000 exemplaires, elle est d’abord destinée aux cadres du Département et aux directions des établissements scolaires, des gymnases et des écoles professionnelles. Elle est aussi distribuée au Grand Conseil et aux institutions partenaires du DFJC, dans le canton et au niveau intercantonal. L’édition 2019 a été l’occasion d’un important effort de diffusion en ligne du contenu de la brochure. Le PDF est bien sûr téléchargeable sur le site du DFJC (PDF, 3,35 Mo). Et, pour la première fois, tous les éléments éditoriaux et graphiques sont aussi mis en ligne, comme matière originale. Cela permet des recherches par mot clef sur le site du DFJC. L’autre bonus de cette mise en ligne est de permettre aux internautes d’activer les liens conduisant directement aux documents de référence cités chaque fois que ceux-ci sont publics au sens de la loi sur la transparence.

Renforcement des compétences avec une déléguée au climat scolaire

Le DFJC peut désormais compter sur une déléguée départementale à la protection du climat scolaire. Ce poste rattaché au Secrétariat général permet d’assurer le traitement des situations problématiques dans les établissements scolaires du canton, notamment pour les situations qui impliquent de nombreux acteurs. Nommée à ce poste depuis le 1er septembre 2019, Véronique Berseth a pour mission d’améliorer les collaborations interdépartementales, par exemple avec l’Unité de promotion de la santé et de prévention en milieu scolaire (PSPS) et d’autres acteurs de l’école, du social et des forces de l’ordre. Elle collabore aussi avec la Direction pédagogique dans des situations particulières de familles qui nécessitent le recours aux bons offices.

L’éducation numérique, un chantier en progression

La priorité du Conseil d’État de faire de l’éducation numérique une priorité politique illustre sa volonté d’embrayer la transition numérique dans l’école vaudoise de manière transversale, coordonnée et dans les plus brefs délais. Il s’agit de mettre en œuvre une éducation au numérique en vue de transmettre aux jeunes Vaudoises et aux jeunes Vaudois les compétences de base qui préparent à vivre de manière adaptée et responsable dans un environnement contemporain. L’éducation numérique voulue par le Conseil d’Etat se décline ainsi dans un plan d’action ambitieux comprenant trois volets :

– Le premier donne un rôle central aux enseignant(e)s afin qu’ils/elles disposent des compétences requises pour assurer la formation de tous les élèves dans un contexte technologique en mutation. Il leur revient donc d’assumer un rôle capital dans la transition numérique de la société.

– Le deuxième doit permettre d’initier les élèves à la pensée computationnelle, à la maîtrise de la science informatique, aux humanités numériques ainsi qu’aux usages du numérique.

– Le troisième prévoit de créer, au niveau cantonal, les conditions cadres permettant le développement d’environnements d’apprentissage propices à l’éducation numérique dans toutes les classes, pour tou(te)s les enseignant(e)s et dans toutes les disciplines.

Le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) a d’emblée mis sur pied un projet qui a pris en compte les trois volets du plan d’action du Conseil d’État. Dès la rentrée 2018, dix établissements pilotes de la scolarité obligatoire ont été choisis pour introduire de la science informatique au cycle 1 (années 1-4P) sous l’égide de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). C’est ainsi que quelque 350 enseignant(e)s du primaire ont déjà bénéficié d’une formation continue de pointe afin de dispenser ces nouvelles connaissances à plus de 4’800 des plus jeunes élèves du canton répartis sur 242 classes. La nouvelle formation continue est le résultat d’une collaboration inédite entre l’EPFL, la Haute école pédagogique du canton de Vaud (HEP), l’Université de Lausanne (UNIL) et les différentes directions responsables de la formation au DFJC. Parallèlement, des projets pilotes ont débuté dans un gymnase, dans deux écoles professionnelles ainsi que dans quatre institutions et un Centre de compétences de l’enseignement spécialisé.

Le bilan de la première année d’introduction de la science informatique au premier cycle réalisé par l’EPFL et l'évaluation globale intermédiaire de la première année de projet, confiée à l'UNIL, permettent de tirer un bilan très positif. Par ailleurs, ces bilans, évaluation et recommandations ont permis, d’une part, de préparer efficacement la deuxième année de pilotage dès la rentrée scolaire d’août 2019 et, d’autre part, de concevoir un exposé des motifs et projet de décret (EMPD) que le Conseil d’Etat a soumis au Grand Conseil dans le cadre l’EMPD sur le budget 2020.  

À ce stade, 97% des enseignant(e)s faisant partie des dix établissements pilotes de l’enseignement obligatoire et ayant suivi la première formation continue ont introduit avec succès 2’312 périodes d’activité de science informatique dans leur classe, en 1-2P (807 périodes) et en 3-4P (1'227 périodes). Cela correspondrait à 0.66 heure hebdomadaire durant cette période pilote. En tout, ce sont 1’434 périodes d’activités robotiques et 878 périodes d’activités non robotiques qui ont été réalisées. À souligner : l’introduction de l’éducation numérique chez les tout petits se pratique principalement en « débranché », c’est-à-dire sans recourir à l’utilisation d’appareils informatiques (ordinateurs ou tablettes).

En ce qui concerne les établissements et écoles du postobligatoire, ces derniers ont mené différents projets pilotes dans les domaines suivants : « Sensibilisation aux outils numériques pédagogiques et à l’informatique aux futurs étudiants de la HEP et aux futurs enseignants vaudois » (Gymnase de Morges), « Cyberharcèlement » (École professionnelle du Chablais Aigle) et « Mise en place de MOOCs (massive open online course) pour les apprentis » (Centre professionnel du Nord Vaudois).

Du côté de l’enseignement spécialisé, deux projets pilotes ont débuté avec succès. Ils couvrent les aspects suivants : « La pensée computationnelle comme soutien aux apprentissages » (Fondation Entre-Lacs) et « Le numérique en éducation précoce spécialisée » (Service éducatif itinérant de la Fondation de Verdeil). De nombreux autres projets visant notamment l'accessibilité pour toutes et tous sont en cours de construction ou de réalisation.

En décembre 2019, le Grand Conseil a validé à une large majorité l’EMPD éducation numérique. Celui-ci permet notamment de financer la formation continue des enseignants à raison de deux tiers des CHF 30 mio de francs budgétés. Cela doit ainsi permettre le début du déploiement de l’éducation numérique au primaire. Par ailleurs, le tiers restant budgété sera alloué aux moyens de l’informatique pédagogique et à la mise à niveau des infrastructures numériques.

Groupe de travail « Durabilité au DFJC » et mise au concours d'un-e délégué-e à la durabilité

L’année 2019 a été marquée par une mobilisation de grande ampleur de la jeunesse face aux changements climatiques et aux atteintes à l’environnement.  Pour répondre à la demande forte exprimée par la jeunesse, mais aussi parce que la formation a un rôle clef à jouer dans les changements de société qui s’imposent, un groupe de travail « Durabilité au DFJC », piloté par le SG-DFJC, a été créé en avril 2019. Il réunit des représentants des directions générales et services du département, de l'UNIL, de la HEP, ainsi que des délégué·e·s de la jeunesse vaudoise issu·e·s du mouvement des « grévistes » du climat et de la Commission de jeunes du Canton. Les projets transversaux élaborés par ce groupe interservices concernent tant le cadre de vie des lieux de formation – infrastructures, mobilité, restauration collective, vie scolaire, équipements numériques – que le contenu des enseignements. Ils partagent le double objectif de réduire l’impact environnemental de l’école vaudoise et de préparer les jeunes aux exigences qu’imposent les défis environnementaux. Le DFJC a le souci de viser une cohérence entre les contenus enseignés, la pédagogie et le cadre de la formation, cohérence qui répond à l’exigence d’exemplarité de l’État.

Afin de renforcer les travaux du groupe et de déployer, dès la rentrée 2020-2021, des mesures de durabilité dans les lieux de formation vaudois, un poste de Délégué-e à la durabilité a été mis au concours durant l’automne 2019. La personne nommée prendra ses fonctions au printemps 2020.

Activités intercantonales

Fédération d’identité

Franchissant une étape décisive dans le cadre de sa stratégie numérique, la CDIP a décidé, en octobre 2019, de la création de la Fédération des services d'identité de l'espace suisse de formation. Ce dispositif, baptisé Edulog, permettra aux enseignants, aux élèves et jeunes en formation de toute la Suisse d'accéder aux services en ligne utilisés dans le contexte scolaire, ceci de manière simplifiée et en toute sécurité. Chaque canton a trois ans pour décider si et quand il rejoindra le dispositif.

Chantier des MER

Soucieuse de garantir la qualité de la nouvelle collection des manuels romands d’apprentissage du français à l’école obligatoire, la CIIP a créé un Comité éditorial. Cet organe a commencé son travail à l’automne 2019. Menant un dialogue critique avec les rédacteurs en chef chargés de piloter la production du nouveau MER, le Comité éditorial supervise l’avancement de la rédaction des manuels. Il intervient comme garant des exigences posées par les chef-fe-s de l’instruction publique de Suisse romande. Les nouveaux manuels devront être accessibles pour tous les publics, y compris les élèves allophones. Ils devront permettre un apprentissage explicite de la langue, mieux adapté aux élèves en difficulté que des approches pédagogiques implicites. La CIIP a aussi accepté de créer une task force qui sera chargée de mener une analyse critique de la procédure de production et d’autorisation d’un MER, ceci afin de la simplifier sans sacrifier l’esprit de consensus entre les cantons.

Education numérique

Avançant dans la concrétisation de sa stratégie pour l’éducation numérique dans les écoles de Suisse romande, la CIIP a profité de l’année 2019 pour avancer dans les travaux de révision du PER (Plan d’études romand). Elle a décidé la création d’une nouvelle commission permanente : la Commission pour l’éducation numérique (CoNum) accompagnera le déploiement de l’éducation numérique dans les cantons de Suisse latine. Elle veillera à la cohérence des efforts des cantons et à leur adéquation avec le Plan d’action en faveur de l’éducation numérique adopté par la CIIP en novembre 2018.

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