Police cantonale (PolCant)

Attaques de fourgons blindés

Suite à l'attaque d'un fourgon de transport de fonds le 2 décembre 2019, le Conseil d'Etat, après avoir consulté les entreprises concernées, a décidé d'un plan de mesures destiné à assurer la protection de la population, des convoyeurs, ainsi que des forces de sécurité. Un arrêté est entré en vigueur avec effet immédiat. Depuis le 11 décembre 2019, les transports se font uniquement aux conditions suivantes : les véhicules sont des véhicules lourds (plus de 3,5 tonnes) équipés d’un blindage ; les véhicules sont équipés d’un dispositif rendant sans valeur le contenu ou interdisant son accès en cas d’effraction ; deux équipiers au minimum accompagnent le transport, chauffeur inclus ; le transport se fait uniquement entre 05h00 et 22h00 ; la valeur maximale transportée par véhicule est réduite à dix millions de francs suisses (limite fixée par d’autres pays, notamment la France). A cet arrêté s’ajoute un dispositif opérationnel mis en place depuis le 9 décembre 2019 par la Police cantonale : renforcement de la présence policière sur le territoire, aux frontières et par le biais d’escortes aléatoires de convois.

Seize policiers lausannois et cantonaux testent des « bodycams »

La police de Lausanne et la Police cantonale vaudoise, en collaboration avec l’Université de Lausanne, testent depuis le 8 juillet 2019, dans le cadre d’un projet-pilote, le port de seize « bodycams ». Ces dispositifs sont utilisés uniquement dans des interventions policières lors desquelles il est constaté qu’un délit est commis ou en passe de l’être. Les images tournées sont destinées à être transmises au Ministère public et au Tribunal des mineurs au titre de moyen de preuve.

Cette étude vise à permettre d’analyser la place des technologies dans le travail des policiers, des images (images amateurs comme images prises par les policiers), le travail des policiers. Elle permettra aussi d'analyser les demandes d’information de la part d’organismes externes (associations citoyennes, médias, etc.), la place des intermédiaires techniques dans la relation entre la police et la population et la gestion des preuves dématérialisées. Il s’agira de déterminer si les caméras portées par les policiers sont de nature à diminuer les actes de violence commis à l’encontre de ces derniers. Un bilan de l'opération sera effectué courant 2020 afin de décider si le dispositif doit être étendu et pérennisé.

Poursuite de la baisse de la criminalité

En mars 2019, les autorités ont présenté un bilan positif en matière de criminalité en 2018 sur le sol vaudois. Les infractions au Code pénal ont encore diminué de 4% par rapport à 2017, ce qui confirme la tendance amorcée il y a quatre ans. Les chiffres 2018 de la criminalité sont ainsi les plus bas enregistrés depuis 2009, année de la création de la statistique harmonisée. Ils présentent une diminution totale de 45% des infractions au code pénal depuis 2013. 

Formation policière

En octobre 2019, 52 aspirant-e-s ont débuté leur formation sous l'égide du nouveau Concept général de formation (CGF 2020) à l'Académie de police de Savatan. Ces aspirant-e-s font partie d'une volée pilote pour la Suisse romande. Désormais, la formation de base du policier suisse s'étale sur deux ans. La première année se déroule dans l'un des six centres régionaux de formation suisses (dont celui de Savatan). La deuxième année de formation a lieu au sein du Corps de police d’appartenance.

Communication tactique

Tout au long de l’année 2019, la Police cantonale vaudoise est intervenue dans de nombreux cas de gravité plus ou moins importantes en matière de "communication tactique". Dans une vision de progression et d’amélioration en continue, la gendarmerie a décidé, en partenariat avec la Police lausannoise, de mettre en place une formation pour les collaborateurs.

Opérateurs et personnels des cellules de négociation ont eu l’opportunité de suivre ensemble, un enseignement dans le cadre de la gestion de situations extrêmes. Ce projet, né de la Police norvégienne suite aux attentats survenus dans leur pays, consiste à apprendre aux policiers concernés, comment réagir lors d’une confrontation téléphonique avec, par exemple, un terroriste ou un forcené.

Communication tactique, d’urgence, gestion du stress et observation psychologique et émotionnelle : le but est de retarder les intentions de l’auteur afin de maximiser les chances de survie, sans aucune possibilité d’aggraver le cas. De plus, cet enseignement permet aux collaborateurs de compléter leurs connaissances face aux situations rencontrées au quotidien. Il sera également appliqué dans d'autres cantons.

 

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