Rayonnement, attractivité et compétitivité du canton

La mise en œuvre de la feuille de route RIE III est au cœur de l’action des autorités, qui doivent veiller à la diversification du tissu économique, dans un terreau favorable à l’innovation et à la transition numérique.

Deuxième axe: rayonnement, attractivité et compétitivité du canton

2.1. Mettre en œuvre la feuille de route de la réforme de la fiscalité des entreprises en 2019, par anticipation du projet fédéral PF 17 dont l’entrée en vigueur est prévue au plus tôt en 2020.

2.2. Contribuer à dynamiser et diversifier l’économie vaudoise par des conditions-cadres favorisant l’attractivité économique du canton, la compétitivité des entreprises ainsi que l’écosystème de l’innovation dans la perspective de créer durablement des activités et des emplois dans le canton de Vaud et la Suisse occidentale.

2.3. Dans le cadre de son soutien à l’innovation, l’État veille en particulier à accompagner la transition numérique et le développement de la sécurité économique numérique.

2.4. Avec les partenaires sociaux, veiller à la pratique d’une concurrence loyale dans le domaine économique et tendre à une plus grande homogénéité des conditions du marché du travail au niveau suisse. Mettre en œuvre les mesures d’accompagnement à la libre circulation CH/UE. Veiller à l’efficacité de l’application de la «préférence indigène», dans le respect du principe de la libre circulation des personnes.

2.5. Consolider le pôle des hautes écoles et son rayonnement à travers la diffusion des connaissances, le développement de nouveaux savoirs et la modernisation de leurs infrastructures.

2.6. Réexaminer la fiscalité des personnes physiques et adapter la fiscalité agricole.

2.7. Contribuer à consolider et à diversifier l’agriculture. Déployer une marque territoriale et consolider la stratégie œnotouristique.

2.8. Poursuivre une politique active en faveur d’une mobilité sûre et de qualité.

2.9. Élargir l’offre culturelle notamment au travers de nouvelles réalisations significatives pour le canton.

2.10. Contribuer à l’attractivité et à l’essor économique du canton par une meilleure mise en valeur et un renforcement de l’écosystème sportif vaudois.

2.1. Mettre en œuvre la feuille de route de la réforme de la fiscalité des entreprises en 2019, par anticipation du projet fédéral PF 17 dont l’entrée en vigueur est prévue au plus tôt en 2020.

  • Mettre en vigueur les textes légaux de la feuille de route RIE III, qui permettent de:
    – Réduire le taux d’imposition des entreprises.
    – Augmenter les allocations familiales.
    – Renforcer les subsides à l’assurance-maladie. Mise en oeuvre du subside limitant la part à charge des primes 12% du revenu déterminant au 1/9/2018 et ouverture du poratil permettant le dépôt des demandes en lignes. Mise en oeuvre du 10% au 1/1/2019.
    – Augmenter la déduction fiscale pour l’assurance-maladie.
    – Augmenter le soutien de l’accueil de jour des enfants.
    – Réduire de manière ciblée l’impôt sur la valeur locative.
    – Renforcer la protection des travailleurs vulnérables.
    – Adapter à la hausse le seuil d’imposition à la dépense.

2.2. Contribuer à dynamiser et diversifier l’économie vaudoise par des conditions-cadres favorisant l’attractivité économique du canton, la compétitivité des entreprises ainsi que l’écosystème de l’innovation dans la perspective de créer durablement des activités et des emplois dans le canton de Vaud et la Suisse occidentale.

En complément de la réforme de la fiscalité des entreprises voulue par les autorités et le corps électoral vaudois, l’État soutient l’innovation en orientant l’écosystème actuel vers davantage d’échanges, de partage de compétences et d’expertises et d’activités en réseau.

  • Dans le cadre d’un programme de renforcement de la diversification du tissu économique, créer une Fondation vaudoise de l’innovation, ayant comme mission d’animer et de développer l’écosystème vaudois de l’innovation afin d’assurer la naissance, la croissance et l’ancrage dans la région de projets entrepreneuriaux, autour des atouts existants (Plateforme Innovaud, hautes écoles, industries, PME, technoparcs et incubateurs, investisseurs); faciliter la mise à disposition de compétences en matière de gestion pour les start up et accroître la présence de structures de financement (capital-risque).
  • Développer le secteur porteur des cleantech, en particulier dans le domaine énergétique.

Actions en cours

  • Poursuivre le développement de la recherche et du transfert de savoirs et de technologie dans le cadre des hautes écoles en vue d’alimenter les processus d’innovation technologique et d’innovation sociale.
  • Appuyer et valoriser le développement des différents pôles stratégiques cantonaux dans les domaines des sciences de la vie, du sport, de la culture, de la santé et de la formation professionnelle (centre de compétences métiers).
  • Déployer la politique industrielle notamment via le fonds de soutien en faveur des PME, ainsi que les outils de maîtrise foncière par les collectivités publiques en zones industrielles; déployer la politique d’aide aux start up et aux PME innovantes via la plateforme Innovaud.
  • Soutenir l’activité touristique quatre saisons dans les régions de montagne.
  • Dans le secteur des médias, examiner les modèles de soutien possibles de la part des pouvoirs publics.

2.3. Dans le cadre de son soutien à l’innovation, l’État veille en particulier à accompagner la transition numérique et le développement de la sécurité économique numérique.

(voir par ailleurs les actions en lien avec le développement de l’éducation numérique et la prévention de nouvelles exclusions mesure 1.3)

  • Soutenir les secteurs prometteurs dans le domaine numérique.
  • Créer une plateforme entre l’État et le monde du travail visant à identifier les nouveaux métiers en collaboration avec les entreprises, et encourager le développement de formations dans les domaines IT et data au sein des hautes écoles.
  • Créer une plateforme d’échange avec les entreprises afin de renforcer les compétences en matière de lutte contre la cyber-criminalité.

DIRH / Secrétariat général

Stratégie numérique

En 2018, le Secrétariat général du DIRH (SG-DIRH) a mené, en coordination étroite avec la Chancellerie et la Direction des systèmes d’information ainsi qu’avec l’ensemble des départements, les travaux préparatoires  de la Stratégie numérique, adoptée par le Conseil d’État en novembre.  Avec cette stratégie, le Conseil d’État expose l’orientation qu’il entend donner à l’action publique pour accompagner la transition numérique de la société, en cohérence avec son programme de législature 2017–2022.

Le Conseil d’Etat veut ainsi positionner le canton de Vaud comme un «territoire de la donnée», propice à l’innovation numérique dans un environnement caractérisé par une montée en puissance des compétences numériques des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes qui y vivent et y travaillent, par le renforcement de la compétitivité de ses entreprises et par le développement d’un pôle de compétence en cybersécurité. Le Conseil d’État vise également à valoriser le potentiel d’innovation et les nombreux atouts dont dispose le canton de Vaud au travers de son réseau de Hautes écoles et de centres de recherches extrêmement bien positionné dans le domaine des technologies numériques ainsi que de son tissu économique qui prend d’ores et déjà plus de 400 entreprises offrant diverses expertises et solutions dans le numérique. Par son action, le Conseil d’État entend également prévenir et réduire les risques de fracture numérique et d’exclusion sociale.

De fait, cette stratégie s’inscrit dans la concrétisation des trois axes du programme de législature (cohésion sociale et qualité de vie de Vaudoises et des Vaudois, rayonnement, attractivité et compétitivité du canton, gestion, fonctionnement et investissements de l’État).

Actions en cours

  • Par le dialogue avec les entreprises, réfléchir aux conditions-cadres permettant de soutenir l’innovation numérique, de veiller à ses effets et d’activer les gisements d’emplois qu’elle recèle.

DFJC / Direction générale de l'enseignement supérieur

Le Plan stratégique de l’Unil, adopté par le Conseil d’État le 16 mai 2018, concrétise ces actions, notamment par les mesures suivantes: 1.1.3 «Encourager l’acquisition de compétences transverses nécessaires à la transition numérique»; 2.2.3 «Encourager la recherche sur la transition numérique» ; 3.2.1 «Optimiser l’adéquation de l’offre en formation continue aux nouveaux besoins, notamment en matière numérique, en coordination avec les autres HE vaudoises». De même, le Plan stratégique de la HEP tel qu’adopté en juillet par le Conseil d’État décline également diverses mesures devant permettre de renforcer la formation à l’éducation numérique des enseignants.

2.4. Avec les partenaires sociaux, veiller à la pratique d’une concurrence loyale dans le domaine économique et tendre à une plus grande homogénéité des conditions du marché du travail au niveau suisse. Mettre en œuvre les mesures d’accompagnement à la libre circulation CH/UE. Veiller à l’efficacité de l’application de la «préférence indigène», dans le respect du principe de la libre circulation des personnes.

  • Préparer la mise en œuvre de la préférence indigène selon la législation; mettre en place des programmes de retour à l’emploi notamment dans les domaines en pénurie de personnel qualifié, pour les personnes ayant suspendu leur activité professionnelle, cas échéant par le biais de formations continues.
  • Poursuivre l’effort pour des marchés publics exemplaires; inciter l’ensemble des pouvoirs adjudicateurs vaudois à faire usage des marges de manœuvre légales pour limiter la sous-traitance en cascade et privilégier les critères qualitatifs par rapport au seul critère prix.
  • Examiner la possibilité de créer une base légale permettant l’arrêt par décision administrative des travaux d’une entreprise en situation d’infraction aux législations sociales, au respect des conditions de travail en usage ou à la loi sur le travail au noir, aux fins d’instruction et le cas échéant réparation rapide des faits délictueux.
  • Lutter contre les faillites en cascade : éviter les abus liés à ce phénomène en modifiant au besoin les bases légales, en concertation avec les partenaires sociaux.
  • Partenariat social: améliorer la couverture en conventions collectives de travail des différents secteurs. Commerce de détail: favoriser la conclusion d’une CCT de force obligatoire en lien avec une révision du régime des horaires d’ouverture de portée cantonale.
  • Renforcer les moyens de contrôle de l’application des conventions collectives et des mesures d’accompagnement.
  • Documenter la réalité des bas salaires dans les branches exposées de l’économie vaudoise et y inciter les partenaires sociaux à considérer les conditions salariales; dans les situations avérées, ouvrir la voie à l’élaboration de contrats-types.

Actions en cours

  • Introduire une subvention cantonale en faveur d’un fonds pour la santé et la sécurité des travailleurs de la construction, qui financera des compensations en cas de congés pour intempéries et une rente-pont spécifique (selon la feuille de route RIE III).

2.5. Consolider le pôle des hautes écoles et son rayonnement à travers la diffusion des connaissances, le développement de nouveaux savoirs et la modernisation de leurs infrastructures.

  • Soutenir les hautes écoles dans leur développement et leurs actions visant à renforcer leurs capacités de recherche et d’enseignement vis-à-vis des défis que représentent la transformation numérique et la dynamique démographique du canton (croissance, mixité, vieillissement).
  • Mettre à disposition des hautes écoles des infrastructures modernisées nécessaires à l’accomplissement de leurs missions de formation, de recherche et de services à la société, notamment dans les domaines pour lesquels la demande de la société en professionnels qualifiés est en croissance, comme le domaine socio-sanitaire.
  • Favoriser la mixité dans le corps enseignant et les étudiants, en particulier dans les filières MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles et techniques).
  • Accompagner les hautes écoles pour favoriser une science ouverte et participative, notamment par le renforcement de réseau de services informatiques scientifiques performants en faveur de la recherche, permettant un accès transparent et sécurisé à l’information aux données et aux résultats de la recherche (Open Access et Open Data), ainsi que par l’intégration de nouveaux sites (réseau vaudois des bibliothèques Renouvaud).

    Actions en cours

    • Concrétiser les projets de construction ou d’extension de la HEP, de l’UNIL (onze projets de développement en cours ou planifiés à Dorigny, au Biopôle ou au Bugnon), de la Bibliothèque cantonale et universitaire (Unithèque), du campus santé et du C4 (centre de simulation en santé), du campus de la HEIG-VD, ainsi que les logements pour étudiants (Vortex, campus santé).

    DFJC / Direction générale de l'enseignement supérieur

    La DGES a œuvré en 2018 à concrétiser chacune des actions de cette mesure, par:

    1. l’élaboration de la stratégie de développement des hautes écoles ainsi que par son appui à sa mise en œuvre
    2. la promotion des MINT
    3. le soutien à des projets concrets liés à l’innovation (via MassChalenge et Genilem notamment)
    4. la contribution à l’avancement de projets d’infrastructures majeurs pour les hautes écoles et pour le rayonnement du canton: Synathlon, Vortex, Unithèque, Sciences de la vie, Campus Santé, requalification de la HEIG-VD, rénovation de la HEP, etc.

    2.6. Réexaminer la fiscalité des personnes physiques et adapter la fiscalité agricole.

    • À la suite de la réforme fédérale PF17, examiner la nécessité de modifier l’imposition de la fortune, notamment dans un environnement à taux de rentabilité bas, tout en préservant la dynamique des recettes fiscales.

    Actions en cours

    • Réduire de manière ciblée l’impôt sur la valeur locative (selon la feuille de route RIE III).
    • Permettre la clarification de la situation fiscale des agriculteurs.

    DEIS / Direction générale de l'agriculture, de la viticulture et des affaires vétérinaires

    En 2011, le Tribunal fédéral a rendu un arrêt qui considère comme agricoles au sens du droit fiscal les immeubles soumis à la loi fédérale sur le droit foncier rural uniquement, excluant de cette notion les immeubles sis en zone à bâtir ne faisant pas partie d’une entreprise agricole. Les plus-values immobilières sont ainsi taxées comme un revenu (>40%) et non un gain immobilier (7%).

    La décision du TF a pour conséquence de soumettre les agriculteurs à un régime particulièrement défavorable car, de par l’effet combiné de la nature des bâtiments et des exigences du droit foncier rural, tout leur patrimoine immobilier est considéré comme fortune commerciale.

    Les autorités vaudoises tenant à limiter les graves impacts financiers de l’arrêt susmentionné, un abaissement du seuil de définition de l’entreprise agricole de 1 à 0.6 unité de main-d’œuvre standard a été décidé pour les années 2019 et 2020. Un renouvellement pour la période 2021-2022 est possible.

    2.7. Contribuer à consolider et à diversifier l’agriculture. Déployer une marque territoriale et consolider la stratégie œnotouristique.

    • Préparer l’agriculture vaudoise à la réforme de la politique agricole fédérale PA2022, dans ses dimensions économiques, environnementales, d’innovation, de développement durable (par ex. les circuits des achats publics et les circuits courts) et de coûts de production, en lien avec les changements climatiques, la mondialisation et la numérisation du secteur agricole.
    • Créer, promouvoir et organiser une identité vaudoise associée à une marque vaudoise d’excellence; valoriser cette marque dans la restauration collective du secteur public et parapublic; fédérer les acteurs économiques (tous secteurs confondus) ainsi que les régions autour de cette marque; la lier aussi au développement de l’œnotourisme.

    Actions en cours

    • Créer un pôle agricole pour la formation, la recherche et l’innovation: renforcer le caractère pluridisciplinaire des projets de développement de l’agriculture; favoriser les partenariats publics-privés pour favoriser l’innovation et l’adaptation du secteur primaire; développer les compétences et l’esprit d’entrepreneur comme facteur de diversification et de différenciation.
    • Poursuivre les actions permettant la promotion des produits locaux et de saison dans la restauration collective publique et parapublique.
    • Mettre en œuvre le plan cantonal de réduction de l’usage et des émissions de produits phytosanitaires, le plan d’action de réduction des antibiotiques et la stratégie cantonale de promotion de la biodiversité.

    DEIS / Secrétariat général

    Le lancement officiel de la marque Vaud a lieu le 13 décembre 2018. Il s'agit de créer une communauté symbole de l’excellence et de la diversité du territoire vaudois.

    Le Conseil d’État valide les fondements d’une nouvelle stratégie promotionnelle du canton de Vaud au travers de la marque territoriale «VAUD». Cette démarche réunit toutes les filières de promotion, ainsi que tous les secteurs participant au rayonnement du canton (éducation, économie, culture et patrimoine, tourisme, produits du terroir et sport) dans un but commun: que la notoriété et le rayonnement de chacun des ambassadeurs de la marque bénéficient à la croissance du canton, et mettent en lumière ce qui s’y fait de mieux.

    Le canton de Vaud a ainsi mis sur pied un double processus d’attribution de la marque «VAUD». Le premier concerne les entreprises dites d’excellence, symbolisant les valeurs de la marque. Elles devront toutes répondre favorablement à une vingtaine de critères exigeants, qui se veulent évolutifs, vérifiant la réalité de leur ancrage territorial et la force de leur engagement social, économique et environnemental. La finalité de la marque VAUD sera ainsi de mettre en lumière les entreprises et les institutions les plus emblématiques du territoire et qui incarnent les valeurs du Canton. Le second processus d’attribution visera les produits du terroir. Un label «VAUD / produits d’excellence», dérivé de la marque VAUD sera créé pour ces produits du terroir sur les bases du label suisse «Regio Garantie».

    La gouvernance de la marque «VAUD» sera définie dans le courant de 2019, afin que la marque puisse être déployée dès le 1er janvier 2020. Fait essentiel, elle associera des représentants de la communauté pour poursuivre le partenariat public-privé sur lequel se fonde l’entier de la démarche.

    2.8. Poursuivre une politique active en faveur d’une mobilité sûre et de qualité.

    • Améliorer substantiellement l’offre des transports publics en augmentant les cadences des lignes régionales de transport public, tant sur le RER Vaud que sur les lignes de bus ou celles des chemins de fer privés, ainsi qu’en réalisant les axes forts de transport public urbain (tram, métro m3, développement du métro m2, bus à haut niveau de service) de l’agglomération Lausanne-Morges.
    • Renouveler et agrandir la flotte transport public de la CGN en consolidant le financement binational de l’offre transfrontalière.
    • Favoriser le transport de marchandises par le rail en s’appuyant sur une stratégie cantonale marchandises.
    • Adapter les modalités de financement des transports publics et urbains à l’émergence des agglomérations, pour répondre aux intentions affichées dans le Plan directeur cantonal.
    • Développer en particulier les interfaces (gares, stations, parkings d’échange) de transport pour favoriser le report modal, l’autopartage, le covoiturage et la mobilité douce.
    • Dans le cadre des programmes fédéraux de développement stratégique pour la route et le rail, obtenir de nouveaux investissements pour le canton; concernant les autoroutes en vue d’un recours plus fréquent aux bandes d’arrêt d’urgence actives couplé à des abaissements des limites de vitesse aux heures de pointe.
    • Encourager le développement de la mobilité non-polluante, en respectant la priorité donnée au transfert modal, tout en favorisant particulièrement l’autopartage et les modalités du même ordre.

    DIRH / Direction générale de la mobilité et des routes

    Le doublement des cadences du RER Vaud sur la ligne de la Broye, la mise en service d’une première étape du Léman Express entre Coppet et Lancy-Pont-Rouge et l’extension des horaires du métro m1 à Lausanne ont participé, depuis le début de la législature, à l’amélioration concrète de l’offre des transports publics dans le canton. Les travaux de Léman 2030, le développement du RER Vaud, le creusement du tunnel du LEB à Lausanne et la poursuite des études des axes forts de l’agglomération Lausanne-Morges (tram, métros m2 et m3, bus à haut niveau de service) préparent un futur renforcement de l’offre.

    Compte tenu de la forte augmentation de fréquentation des lignes transfrontalières sur le lac Léman, les collectivités publiques des deux rives ont signé, en mai 2018, un protocole d’accord qui scelle leur engagement à renforcer l’offre et à en garantir le financement. Cette étape décisive va permettre à la CGN de lancer l’achat d’un nouveau bateau dédié à ces courses de transport public.

    Une stratégie des interfaces de transport de voyageurs est en cours d’élaboration. Elle vise à promouvoir le transfert modal vers les transports publics et contribue à réduire les distances parcourues en véhicules privés.

    Afin de contenir l’augmentation du trafic automobile, le Conseil d’État encourage le recours à des modes de déplacement non-polluants, notamment en sensibilisant aux avantages des modes doux ou en subventionnant les aménagements pour les cyclistes dans les agglomérations, ainsi qu’en cofinançant des mesures de promotion en faveur des projets de covoiturage.

    Pour favoriser le transport de marchandises par le rail, une première étape a été réalisée avec l’adoption d’un crédit d’étude par le Grand Conseil. Ce crédit permettra de fixer les lignes directrices pour favoriser la mise en place de systèmes logistiques combinés pour les flux de marchandises intra-cantonaux et à l’intérieur des régions et des agglomérations.

    Le Canton poursuit l’amélioration de l’état du réseau routier en engageant chaque année une quinzaine de millions de francs pour l’entretien des revêtements et en réaménageant de grands axes routiers pour améliorer la cohabitation et la sécurité de tous les usagers : route Suisse entre Mies et Founex, route de Berne, avenue du Tir-Fédéral (Ecublens, Chavannes-près-Renens et Crissier). A Lausanne, une étude est en cours sur deux axes pour estimer l’impact de l’abaissement de la vitesse nocturne pour réduire le bruit du trafic.

    Dans le cadre des programmes fédéraux de développement stratégique de la route et du rail, le Conseil fédéral propose au Parlement de nouveaux investissements qui permettront notamment de renforcer la capacité de la ligne CFF Lausanne-Genève et l’attractivité du nœud ferroviaire de Lausanne, ainsi que d’augmenter la sécurité et la capacité autoroutière du goulet de Crissier.

    2.9. Élargir l’offre culturelle notamment au travers de nouvelles réalisations significatives pour le canton.

    • Dans le cadre du déploiement du site «Plateforme 10 », mutualiser les prestations des trois musées (MCB-A, MUDAC et Musée de l’Élysée).
    • Étudier et mettre en œuvre un projet de réorganisation des espaces du Palais de Rumine et des institutions qui l’occupent suite au départ du MCB-A.
    • Favoriser la coordination entre les sites et musées romains avec comme point fort le renforcement d’Avenches.
    • Soutenir l’accessibilité numérique des collections cantonales des musées et bibliothèques par une politique de numérisation et de mise en ligne.
    • Créer un centre de compétences en bibliothéconomie pour l’éducation aux technologies de l’information et aux médias.
    • Développer la politique du livre et de la lecture en renforçant les dispositifs de soutien à l’édition, à la diffusion et à la lecture d’auteurs romands en milieu scolaire. Développer une politique économiquement responsable des achats (livres scolaires et bibliothèques).
    • Octroyer à de nouveaux domaines artistiques des dispositifs d’aide à la création (bourses, résidences).

    DFJC / Service des affaires culturelles

    Déploiement du site "PLATEFORME 10"

    • Accompagnement du Musée cantonal des Beaux-Arts (mcb-a) pour la création de la fondation de droit public;
    • Étude de différents scenarii de mutualisation des prestations des trois musées.

    Réorganisation des espaces et des institutions du Palais de Rumine

    • Organisation de "Cosmos", première exposition temporaire commune des quatre musées de sciences du Palais de Rumine dans les anciennes salles du Musée cantonal des Beaux-Arts (mcb-a), ainsi que du colloque international "Le musée encyclopédique en Suisse romande : histoire et enjeux au 21e siècle";
    • Fusion du Musée cantonal d'archéologie et d'histoire et du Musée monétaire cantonal.

    Coordination entre les sites et musées romains et renforcement d'Avenches

    • Élaboration d'un projet de convention avec les musées reconnus;
    • Révision du règlement d'utilisation des arènes d'Avenches, en cours de validation.

    Accessibilité numérique des collections cantonales

    • Organisation du colloque international "Numérisation des collections";
    • Numérisation de l'herbier vaudois (Musée et jardins botaniques cantonaux) et numérisation de la presse du nord vaudois via Scriptorium (Bibliothèque cantonale et universitaire Lausanne).

    Centre de compétences en bibliothéconomie

    • Rédaction d'un rapport préliminaire (Bibliothèque cantonale et universitaire Lausanne).

    Politique du livre et de la lecture

    • Organisation d'un colloque sur la rémunération des auteurs en collaboration avec l'Association suisse des diffuseurs, éditeurs et libraires;
    • Élaboration d'un projet de médiation culturelle dans les écoles en collaboration avec l'Association vaudoise des écrivains.

    Dispositifs d'aide à la création

    • Réactualisation du règlement et de la commission d'experts pour l'Atelier du 700e de Paris.

    Actions en cours

    Mise en œuvre de la loi sur le patrimoine mobilier et immatériel

    • Rédaction d'un modèle de convention d'inscription à l'inventaire de biens mobiliers d'intérêt cantonal en collaboration avec le Service juridique et législatif, en cours de validation;
    • Prise de contacts avec les communes et les paroisses du canton pour l'évaluation de la liste des objets mobiliers classés sous l'égide de la loi sur la protection de la nature, des monuments et des sites.

    Mise en œuvre la loi sur la vie culturelle et la création artistique

    • Réalisation du rapport Tracchia sur le renforcement de la cohérence de la politique culturelle vaudoise;
    • Réalisation du rapport Delacrétaz sur l'analyse des critères d'attribution de subvention de la Ville de Lausanne et du Canton de Vaud dans les arts de la scène.

    Collaborations entre les hautes écoles et les musées cantonaux

    • Identification et mise en ligne des collaborations existantes entre les musées cantonaux et les hautes écoles sur le site Internet du Service des affaires culturelles et de l'Université de Lausanne.

    Mesures d'encouragement à l'accès à la culture

    • Lancement de l'appel à projet pilote "La culture c'est classe !" visant à sensibiliser les élèves à des thématiques culturelles avec l’intervention régulière d’artistes en milieu scolaire, et soutien de quatre projets en 2018;
    • Renforcement de la collaboration entre le Service des affaires culturelles et la Haute école pédagogique Lausanne pour la médiation culturelle en milieu scolaire.

    2.10. Contribuer à l’attractivité et à l’essor économique du canton par une meilleure mise en valeur et un renforcement de l’écosystème sportif vaudois.

    • Renforcer l’action de l’État dans la promotion et le développement économique du canton dans le domaine du sport; accroître les liens et la cohérence des actions conduites par les organismes actifs dans le secteur du sport (en particulier le service des sports et ThinkSport).
    • Assurer le succès des JOJ 2020 ; incluant notamment le fait de laisser un héritage sportif et éducatif durable auprès de nombreux jeunes athlètes d’élite, ainsi qu’auprès de la jeunesse suisse et en particulier vaudoise.
    • Soutenir les manifestations sportives nationales et internationales; accompagner le dossier de candidature de Sion aux JO de 2026 en tenant compte de ses impacts sur le canton.

    DEIS / Secrétariat général

    JOJ 2020

    Durant toute l'année 2018, le projet des Jeux olympiques de la jeunesse d'hiver de 2020 s'est poursuivi et un important travail a été accompli par le Comité d'organisation.

    La question de l'héritage est traitée avec rigueur. Les écoles, les Hautes-Ecoles, la HEMU, l'ERACOM ont en particulier été mises à contribution, mais ce ne sont pas les seules et de loin. La jeunesse vaudoise est associée aux JOJ et le sera davantage encore au fur et à mesure que l'événement approche (9-22 janvier 2020).

    JO 2026

    Suite à la votation populaire organisée en Valais le 10 juin 2018 et au refus du peuple valaisan d'accorder un crédit pour l'organisation des JO 2026, le projet a été définitivement abandonné.

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