La première « Enquête photographique vaudoise » soutient les projets de Sarah Carp et de Thomas Brasey

Publié le 17.03.2021 - Catégorie: Actualité et Culture

Le premier appel à projets « Enquête photographique vaudoise » a suscité un large intérêt. Consistant en un mandat d’une année rétribué à raison de 20'000 francs, il a engendré le dépôt de 47 dossiers de candidature. Au vu de la grande qualité de ces derniers et des difficultés rencontrées actuellement par le monde de la photographie professionnelle vaudoise, le Service des affaires culturelles (SERAC) a exceptionnellement décidé de soutenir cette année deux projets pour un montant total de 40'000 francs. Les lauréats 2021 sont Sarah Carp et Thomas Brasey.

Images de recherche tirées des dossiers de candidature de Sarah Carp (à gauche) et de Thomas Brasey (à droite).

Le nouveau dispositif de soutien du Canton allie encouragement à la création artistique contemporaine et documentation du patrimoine immatériel cantonal. Les projets soumis dans le cadre des enquêtes doivent en effet être réalisés par des photographes professionnels vaudois exerçant dans le canton depuis au moins trois ans ou établis depuis au moins cinq ans, mais aussi porter sur une ou plusieurs traditions vivantes inscrites à l’inventaire du patrimoine immatériel vaudois.

Le jury, placé sous la présidence de Nicole Minder, cheffe du SERAC, était composé d’Ariane Devanthéry, conservatrice du patrimoine immatériel vaudois au SERAC, Sophie Donche-Gay, responsable de l’Iconopôle à la BCUL, Pauline Martin, conservatrice au Musée de l’Elysée, Caroline Stevan, journaliste spécialisée en photographie, Stefano Stoll, directeur du Festival Images, et Nicolas Gyger, adjoint de la cheffe de service au SERAC.

Des arts mécaniques aux brigands du Jorat

Sarah Carp est née à Zurich en 1981 et vit à Yverdon-les-Bains. Diplômée de l’Ecole de Photographie de Vevey, ses travaux photographiques ont fait l’objet de nombreuses expositions et ont été sélectionnés dans différents concours et festivals tant en Suisse qu’à l’étranger. Elle a reçu plusieurs récompenses dont, récemment, le Prix CEPY 2020 du Réseau culturel régional du Nord Vaudois et le Prix Focale – Ville de Nyon 2019. Le projet qu’elle a soumis pour le concours propose un voyage poétique au pays des boîtes à musique et des automates.

Récemment inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO et fierté du Canton, la mécanique d’art fascine et rayonne autant sur le territoire national qu’international depuis la région de Sainte-Croix. L’approche aussi intimiste que sensible de ces précieux savoir-faire, véritable ode à la lenteur et à la précision au temps du tout numérique et de l’ultra-rapide, a conquis le jury.

Né en 1980, Thomas Brasey vit et travaille à Lausanne. Après avoir obtenu un doctorat en chimie organométallique à l’EPFL, il a effectué une formation en communication visuelle à l’ECAL/Ecole cantonale d’art de Lausanne. Il expose régulièrement en Suisse et à l’étranger et a été lauréat, entre autres prix, de l’Enquête photographique fribourgeoise en 2015 et de l’Enquête photographique valaisanne en 2020. Le jeu entre les époques, l’évocation d’évènements passés et leur résonnance dans le présent sont des thèmes qui lui sont chers.

Sensible aux notions d’identité territoriale et de patrimoine, son projet propose de documenter les activités, réelles ou imaginées, de la « Nouvelle Compagnie des Brigands du Jorat » qui s’est elle-même aujourd’hui muée en protectrice de la culture et du territoire joratois. Le travail final mettra en lumière une page importante de l’histoire vaudoise ainsi  que des gestes associant patrimoine et actualité.

Communiqué de presse (PDF, 76 Ko)

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