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Point séance

Séance du Grand Conseil du mardi 31 août 2021, point 13 de l'ordre du jour

Texte déposé

La cohabitation entre le loup et les activités humaines a déjà fait l'objet de grands débats. Depuis l'année passée le loup commence à s'attaquer aux jeunes bovins. A ce jour cet été, ce sont huit veaux qui ont été retrouvés morts. Sous réserve des résultats des analyses génétiques et autres preuves comme des images ou les marques sur les victimes, une partie en tout cas est probablement le fait de la meute installée dans la région du Marchairuz.

Début août le canton a déposé à l'OFEV une demande de tir pour 2 jeunes de la meute du Marchairuz, le résultat de cette demande dépendra évidemment des preuves génétiques ou autres. A ce jour on ne sait si l'OFEV autorisera ou non le tir et quand il pourra se faire, avant ou après la descente des veaux.

Sur le terrain on peut constater que les bergers ou bergères, quand il y en a, sont fortement mis à contribution et ce souvent sans être formés ni trop au courant. Ils se trouvent trop souvent désemparés devant cette situation nouvelle. Ceci pose de véritables problèmes pour la mise en oeuvre de la protection des troupeaux.

Ce qui est à peu près certain c'est qu'en 2022 s'il y a à nouveau des veaux dans cette région et une meute, les problèmes recommenceront. C'est pour cela qu'il est urgent de préparer des mesures de protection nombreuses et efficaces et/ou ne pas monter de veaux dans les alpages qui ne pourront à l'avenir être protégés. A ce titre, on peut d'ailleurs se demander si les alpages ne sont pas exploités de manière trop intensive au vu de cette nouvelle situation.

 

Dans ce sens nous posons les questions suivantes au Conseil d' Etat :

 

1/ Quelles mesures de protection sont actuellement proposées et qui les paie ? Quels conseils sont prodigués aux éleveurs ?

 

2/ Quelles nouvelles mesures pourraient être mises sur pied pour 2022 et à quel prix?

 

3/ Quels sont les alpages du territoire de la meute qui ont des veaux sans mère et sont-ils tous protégés ? Si non pourquoi ?

 

4/Que compte faire le canton pour que les bergers soient mieux à même de faire face au défi de la cohabitation entre bovins et loup et qu'ils soient plus nombreux?

 

5/ La canton va-t-il mener une réflexion quant à la charge en bétail des alpages ?

 

 

 

 

Pour le groupe des Verts/tes

 

O. Epars

 

La Tour-de-Peilz, le 24 août 2021

Conclusion

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Transcriptions

Visionner le débat de ce point à l'ordre du jour
M. Olivier Epars —

« Loup y es-tu, Etat que fais-tu ? ». Le loup réside désormais chez nous depuis plusieurs années. Jusqu’à quatre à cinq ans, il n’y avait pas de meute dans le canton de Vaud, il y en a désormais une au Marchairuz. Comme vous le savez tous, des dégâts ont commencé à être constatés depuis l’année passée et ils se sont renforcés cette année. En premier lieu, le loup est protégé, le peuple l’a rappelé l’année passée, lors de la votation de la Loi sur la chasse. Je souhaiterais connaître :

  • Quelles sont les actions qu’entreprend l’Etat dans les alpages du Marchairuz, soit le territoire de la meute ? Quels sont les conseils prodigués aux éleveurs ?
  • Quelles sont les nouvelles mesures et combien coûtent-elles ? Qui les paie ?
  • A l’avenir, soit dès l’année prochaine, que se passera-t-il et quels seront les changements ?

Nous avons obtenu des bribes de réponse dans le communiqué d’hier soir du Conseil d’Etat sur le tir du loup autorisé par Berne. Ce communiqué me donne de l’espoir quant à une cohabitation entre les éleveurs et ce grand prédateur. Il y a également des soucis avec les bergers – cela fait l’objet d’une de mes questions – qui ne sont pas assez nombreux et formés et j’aimerais que l’on nous précise ce qui sera fait. Enfin, j’ajoute une question orale qui me paraissait tellement évidente que je l’ai oubliée lors du dépôt : quelles seront les conséquences espérées du tir de ce ou ces deux loups ? Qu’espérons-nous en tirant ces loups ? Y aura-t-il un suivi scientifique de ses effets ? Si non, pourquoi ? In fine, je repose la question concernant la charge sur les alpages, particulièrement les veaux. Les agriculteurs touchent passablement d’argent, jusqu’à 770 francs par unité de gros bétail (UGB), pour mettre une vache à l’alpage, l’idée étant de mettre plus d’animaux en alpage pour faucher plus en plaine. Il s’agit de la politique fédérale ; toutefois, la présence d’un prédateur nous invite à réétudier la question. Je me réjouis des réponses qui ne tarderont pas à venir j’imagine, vu la sensibilité de ce domaine.

Mme Laurence Cretegny (PLR) — Président-e

L’interpellation est renvoyée au Conseil d’Etat qui y répondra dans un délai de trois mois.

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