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Point séance

Séance du Grand Conseil du mardi 27 avril 2021, point 40 de l'ordre du jour

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Transcriptions

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M. Nicolas Suter (PLR) —

Je remercie le Conseil d’Etat d’avoir répondu à mon interpellation. Je déclare mes intérêts : je suis habitant d’Aubonne, un bourg médiéval traversé en son cœur par une route sinueuse reliant plusieurs gravières du pied du Jura et l’autoroute. Les nuisances importantes de ce trafic ne sont pas nouvelles. Pour preuve, en 1990, l’interpellation Rossier et consorts demandait au Conseil d’Etat d’étudier dans les meilleurs délais la réalisation d’un axe Jura-Léman prolongeant la route Bière-Aubonne jusqu’à l’autoroute et, en 2009, l’interpellation Surer et consorts intitulée « A quand le port du masque antipollution et les tampons auriculaires pour les habitants d’Aubonne ? » Ce sujet chaud depuis plus de 30 ans devient brûlant, étant donné trois projets de nouvelles gravières au nord d’Aubonne ayant généré à elles seules plusieurs dizaines de milliers de passages de camions par an dans le carrefour que l’on peut voir dans la photo ci-dessous. (Une image est projetée.)

* image projetée

Ce carrefour, en plus du trafic déjà chargé, voit 200 à 300 élèves passer à pied tous les jours. Jusqu’à quand peut-on augmenter le trafic sans réagir ? Et Aubonne n’est pas un cas unique… Dans mon interpellation, je demandais de clarifier la Loi sur les gravières, pour savoir si elle peut imposer à l’exploitant d’une gravière de participer à des améliorations du réseau routier, voire aux financements de nouveaux tronçons. La réponse du Conseil d’Etat est nette : c’est non ! L’amélioration du réseau, que ce soit pour des raisons de pertinence économique ou dans le but de minimiser les nuisances liées au trafic, ne fait pas partie des responsabilités d’un exploitant de gravière. Vous comprendrez ma déception à la lecture de cette réponse, car s’il est compréhensible que la valorisation de nos ressources est importante, celle-ci ne devrait pas se faire aux dépens des localités traversées par les camions. Ceux qui bénéficient de l’exploitation d’une ressource doivent veiller à en minimiser l’impact. Je vois néanmoins une lueur d’espoir dans la réponse du Conseil d’Etat : « Le Conseil d’Etat veille à maintenir un équilibre entre la valorisation des ressources en matières premières indispensables à l’approvisionnement du canton et la qualité de vie dans les localités traversées par les poids lourds. » Je vais donc prendre aux mots les paroles du Conseil d’Etat et déposerai prochainement un texte lui demandant d’expliquer comment, concrètement, notre gouvernement entend maintenir l’équilibre qu’il prône, en joignant ainsi le geste à la parole.

Mme Sonya Butera (SOC) — Président-e

La discussion n’est pas utilisée.

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