21_INT_113 - Interpellation Claire Attinger Doepper - Fracture numérique ou aisance des usages …quel écart ? (Développement).

Séance du Grand Conseil du mardi 28 septembre 2021, point 8 de l'ordre du jour

Texte déposé

La crise de la COVID-19 a accéléré la digitalisation de nos usages avec un impact  sur nos rapports commerciaux, administratifs, professionnels ou encore sociaux. L’état d’urgence déclarée en mars 2020 a entraîné la fermeture des écoles et des commerces et la généralisation du télétravail a contribué à l'essor des canaux digitaux (email, chat, réseaux sociaux, messageries instantanées).

Posséder un smartphone, y charger des applications, est devenu un outil indispensable pour vivre dans notre société et son usage a été une mesure de lutte contre la contagion : I’Pass pour consommer dans un établissement public, payer son parking, utiliser ses cartes de paiement sans utiliser de code…acheter ses courses, assister à un spectacle…).

L’accès au réseau via les smartphones et les tablettes numériques se substitue ainsi de plus en plus à l'accès via l'ordinateur et des mesures pour lutter contre les nouvelles inégalités liées à la capacité des utilisateurs sont à développer.

Paradoxalement, dans cet élan pour le " tout digital ", l’indispensable nécessité d’entretenir et de conserver des interactions humaines a été l’objet de plusieurs constats, notamment des risques d’exclusion sociale et d’isolement .

Le terme d' llectronisme, néologisme associant illettrisme et électronique, est de plus en plus courant pour décrire ce qui est perçu comme un déficit de compétences dans l'utilisation des TIC. 

Pour y faire face, les pouvoirs publics ont un rôle à jouer dans le développement de l’offre d’accompagnement à sa population en garantissant l’accès à des guichets d’aides, accessibles et ouverts à toutes et tous. La stratégie numérique du CE favorise l’innovation et protège les Vaudois qui vise à accompagner les citoyennes et les citoyens dans cette transition. Dans son communiqué de 2018, le CE met l’accent sur la formation au numérique et la nécessité de doter le Canton d’une véritable politique publique de la donnée.

Dès lors, j’ai l’honneur de demander au CE de nous renseigner sur l’étendue de la fracture numérique parmi nos concitoyens-nes quant à leur équipement et à l’usage de ces outils informatiques en posant  les questions suivantes :

  1. Quel regard le CE porte-t-il à ces questions d’équipement et d’usage de l’électronique dans le mode de vie des vaudois-es  et que peut-il nous communiquer à ce sujet ?
  2. Des mesures sont-elles  prises, et si oui lesquelles, pour que la population peu ou mal équipée puisse jouir des mêmes prestations que le reste de la population ?
  3. Qu’a entrepris le CE  depuis l’échec du projet fédéral e-id pour garantir l’accessibilité numérique de l’ administrations publique ?
  4. S’agissant des élèves vaudois, qu’est-ce que la pandémie a révélé quant à l’étendue du niveau d’équipement  et la compréhension des outils informatiques  et de l’accès à l’information web des élèves vaudoises-ses, 
  5. Quelles mesures ont-elles été prises pour que le niveau d’enseignement parviennent aux élèves non  connectés ou / et équipés avant et depuis la pandémie ? 

Conclusion

Souhaite développer

Document

21_INT_113-Texte déposé

Transcriptions

Visionner le débat de ce point à l'ordre du jour
Mme Claire Attinger Doepper (SOC) —

Qui est touché par la fracture numérique ? Les personnes les plus touchées sont les plus âgées, les moins diplômées, disposant d’un revenu modeste, seules ou en couple sans enfant, par défaut d’équipement, mais aussi par manque de compétences. Le confinement a mis en lumière les inégalités face au numérique. S’agissant de la manière dont ces équipements sont utilisés et en conséquence de la pandémie Covid-19, la fermeture des écoles et le travail à distance ont révélé de profondes inégalités d’appropriation des outils numériques en Suisse. Une partie significative de la population semble même être en situation d’illectronisme. Pour la Suisse romande, on parle de 300'000 personnes.

On peut donc craindre qu’il ne suffise pas d’avoir accès aux outils numériques ; encore faut-il avoir les moyens d’en cultiver l’usage. Quand il s’agit d’une utilisation de ces outils à visée éducative, les inégalités sociales se creusent. Mon interpellation demande au Conseil d’Etat de nous renseigner sur l’étendue de la fracture numérique parmi nos concitoyens et concitoyennes quant à leur équipement et à l’usage des outils informatiques.

Mme Laurence Cretegny (PLR) — Président-e

L’interpellation est renvoyée au Conseil d’Etat qui y répondra dans un délai de trois mois.

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