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Point séance

Séance du Grand Conseil du mardi 4 avril 2023, point 9 de l'ordre du jour

Texte déposé

Le projet de barrage hydroélectrique le long du Rhône de Bex-Massongex a été mis à l’enquête publique dans les cantons de Vaud et du Valais de fin décembre 2022 à la fin du mois de janvier de cette année 2023, avec un début des travaux espéré pour 2024.
 

La production annuelle d’énergie attendue est estimée à 80 GWh, ce qui correspond à la consommation annuelle d’électricité d’environ 16’000 ménages.
 

À moins de 10 kilomètres de là, à St-Triphon, un projet de data center déjà mis à l’enquête prévoit quant à lui une consommation électrique d’environ 60 GWh par année, dont seul un centième sera produit sur place via des panneaux solaires.
 

En résumé, trois quarts de la production de ce nouveau barrage, au coût estimé de 140 millions de francs, serviront – certes indirectement – à couvrir les besoins gargantuesques en énergie d’un centre de stockage de données informatiques.
 

À ce problème énergétique s’ajoute celui environnemental :

Le Data Center est situé loin d’un centre urbanisé où la chaleur rejetée aurait pu  être entièrement valorisée, ce que permettrait l’état de la technique. Au contraire, l’eau tiède du refroidissement sera rejetée dans un Rhône déjà mis à mal par le réchauffement climatique.

À l’heure d’une crise énergétique qui nous pousse de gré ou de force vers davantage de sobriété, ce type d’installations interpellent.
 

Au vu de ce qui précède, je souhaite donc poser les questions suivantes au Conseil d’État :
 

  • En quelle mesure l’installation de Data Centers et d’autres installations industrielles énergivores sur le territoire cantonal à l’écart de pôles urbanisés, donc sans possible valorisation intégrale des rejets thermiques, est-elle compatible avec la stratégie énergétique du Conseil d’État ?
     
  • Quelles mesures le Conseil d’État a-t-il pris ou entend-il prendre pour limiter l’accroissement des besoins énergétiques en matière de stockage des données informatiques, particulièrement lorsqu’elles proviennent de clients internationaux ?
     
  • Plus généralement, quelles mesures le Conseil d’État entend-il prendre afin de réduire durablement les besoins en énergie, notamment dans le secteur industriel et dans celui des services ?

Conclusion

Souhaite développer

Liste exhaustive des cosignataires

SignataireParti
Céline MisiegoEP
Felix StürnerVER
Alice GenoudVER
Martine GerberVER
Romain PilloudSOC
Julien EggenbergerSOC
Marc VuilleumierEP
Pierre FonjallazVER
Elodie LopezEP
Hadrien BuclinEP
Muriel ThalmannSOC
Nathalie VezVER
Théophile SchenkerVER
Valérie ZoncaVER
Claude Nicole GrinVER
Sébastien HumbertV'L
Anna PerretVER
Valérie InduniSOC

Document

23_INT_51-Texte déposé

Transcriptions

Visionner le débat de ce point à l'ordre du jour
M. Alberto Mocchi (VER) —

On a déjà débattu dans ce Parlement du barrage de Bex-Massongex et de l’énergie qu’il pourra produire. A quelques kilomètres de là, on va construire un data center qui va, certes indirectement, consommer plus de trois quarts de l’énergie produite par ce barrage. Avec cette interpellation, je demande au Conseil d’Etat comment il entend freiner un peu cette boulimie de consommation d’énergie et arriver à un peu plus de sobriété, notamment via des mesures contre la surutilisation de ces données informatiques.

Mme Séverine Evéquoz (VER) — Président-e

L’interpellation est renvoyée au Conseil d’Etat qui y répondra dans un délai de trois mois.

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