Selon le « Plan Lynx » de la Confédération, le tir d’un lynx isolé causant d’importants dégâts aux animaux de rente est autorisé lorsqu’aucune autre solution satisfaisante n’est trouvée, que cette dérogation ne porte pas préjudice à la population en question et que les mesures de protection raisonnables ont été prises auparavant. Il définit comme « dégâts importants » la présence d’au moins 15 animaux de rente tués en 12 mois dans un rayon de 5 km.
Dans le cas présent, plus de 40 animaux ont été prédatés en moins de 12 mois dans la région de Goumoëns (sur un périmètre d’environ 5 km de rayon), dont 29 moutons tués, 2 blessés et 8 portés disparus durant le seul mois de mars 2026, tous en situation de protection conforme aux exigences fédérales. L’ampleur des deux premières attaques de mars de cette année est exceptionnelle : chacune a entraîné la mort d’une dizaine d’animaux, ainsi que des disparitions et des blessures. Un tel comportement nécessite la mise en place rapide de mesures afin d’éviter la répétition de ce type de prédations. Dans ce contexte, le Département de la jeunesse, de l’environnement et de la sécurité (DJES) autorise le tir d’un lynx isolé. L’Office fédéral de l’environnement (OFEV) s’est prononcé positivement dans le cadre de la consultation et considère que toutes les conditions sont remplies. La commission intercantonale a été informée en conséquence.
- Autorisation de tir (pdf, 328 Ko)
- Prise de position de l’OFEV (pdf, 229 Ko)
- Périmètre de tir (pdf, 300 Ko)
Dans le périmètre de tir défini, les tirs seront réalisés dans les pâturages occupés par les moutons ou à proximité immédiate. Ainsi, si un lynx est abattu, il s’agira selon toute probabilité de l’individu responsable des dégâts.
La présente autorisation est valable pour une durée de 60 jours. Elle a été publiée dans la FAO du 31 mars 2026.