Dans la soirée du vendredi 8 mars 2013, l’agent de sécurité d’un établissement public a été violemment agressé par un habitant de la ville, qui l’a encore frappé alors qu’il gisait au sol, inconscient. L’auteur présumé, qui avait pris la fuite, a pu être interpellé le mercredi 13 mars grâce aux investigations menées par la Police du Nord vaudois et la Police cantonale. Il a reconnu l’essentiel des faits et, sur demande du procureur de service, a été placé en détention provisoire par le Tribunal des mesures de contrainte.
Le vendredi 8 mars 2013 vers 22h00, devant l'entrée d'un centre commercial d'Yverdon-les-Bains, un agent de sécurité privé s'est fait agresser par un habitant de la ville après qu'il lui avait demandé de renoncer à fumer son joint devant l'établissement dont il devait assurer la surveillance. Face à l'attitude menaçante adoptée par le groupe de jeunes gens auquel appartenait cet individu, l'agent de sécurité a déployé son bâton tactique pour se protéger. L'auteur l'a aussitôt contourné et l’a frappé à coups de poing à la tête, ce qui l'a fait chuter. Alors que la victime, inconsciente, se trouvait au sol, l'auteur lui a encore donné des coups de poing et de pied, à la tête notamment. L'intervention d'un tiers, qui avait assisté à la scène, a mis en fuite l'agresseur et ses camarades. Souffrant de blessures à la tête et d'une dent cassée, l'agent de sécurité a été conduit à l'hôpital.
L'intervention rapide de la police du Nord vaudois, qui a sauvegardé les moyens de preuve puis entendu la victime pour enregistrer sa plainte et recueillir ses explications, a permis à la Police de sûreté et à la Gendarmerie de procéder sans délai à des investigations qui ont abouti à l'interpellation d'un suspect le mercredi 13 mars déjà. Interrogé, ce ressortissant suisse âgé d'un peu moins de dix-neuf ans a reconnu, dans une large mesure, les faits qui lui sont reprochés. Il a également admis son implication dans une nouvelle altercation survenue le lendemain soir à Yverdon-les-Bains, au cours de laquelle plusieurs coups de poing ont été échangés.
Vu les antécédents pénaux du prévenu, la gravité des actes poursuivis et le risque de collusion que pouvait présenter sa remise en liberté, le procureur de service a obtenu du Tribunal des mesures de contrainte (TMC) qu’il ordonne la détention provisoire pour trois mois, soit la durée maximale prévue par la loi, renouvelable en cas de besoin.