Des sondages indiquent que la majorité des personnes vivant en Suisse consentirait en principe à un don d'organes après leur décès. Pourtant, lorsque les proches doivent décider à la place de la personne défunte, ils sont nombreux à refuser. En cas de doute, ils ont aussi tendance à refuser, lorsque la personne qui leur était proche n'a pas exprimé sa volonté. Le court métrage de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) souligne donc à quel point il est important de décider si l'on est pour ou contre un don d'organes et de communiquer sa décision à ses proches. C'est une manière de les préserver d'une décision difficile dans une situation déjà douloureuse.
Dans le film, deux amis d'âge moyen se trouvent dans une situation plutôt périlleuse. Dans une voiture, au bord d'une falaise, l'un demande à l'autre s'il accepterait de donner ses organes en cas de chute accidentelle dans la mer. Il apparaît que son ami serait effectivement pour un don d'organes, mais qu'il n'a pas exprimé sa volonté noir sur blanc, ni fait part de sa décision. Ce sujet, très sérieux au premier abord, est en fait représenté de façon exagérée dans le film et traité de manière décalée. Malgré leur situation fâcheuse, les deux malheureux ne manquent pas d'esprit. Grâce à cette approche peu conventionnelle, le film permet d'aborder sans les dramatiser des questions sérieuses qui sont trop souvent remises à plus tard.
Il est possible de regarder le court métrage depuis le 8 avril 2013 sur la page suivante : www.la-decision.ch. Par ailleurs, des extraits de ce film sont diffusés à la télévision. Cette campagne de sensibilisation fait partie de la stratégie globale « Santé2020 ». L'un des objectifs de cette dernière est d'améliorer, dans les hôpitaux, les conditions permettant d'augmenter progressivement le nombre de dons d'organes en Suisse, dans le but de sauver encore davantage de personnes gravement malades.
Voir le film:
Des renseignements sur le don d'organes et la carte de donneur sont disponibles sur la page suivante : www.la-decision.ch
source : Office fédéral de la santé publique (OFSP)
