Dans la nuit de lundi à mardi 3 septembre 2013, un conducteur sous l'influence de l'alcool et de produits stupéfiants n'a pas obtempéré aux injonctions données par une gendarme, la mettant ainsi sérieusement en danger. Ces faits se sont produits lors d'un contrôle de la circulation sur la route de Berne à Montpreveyres. Le conducteur a été interpellé peu après. Après l'avoir entendu, la procureure a formulé une demande de mise en détention provisoire.
Dans la nuit de lundi à mardi 3 septembre 2013, vers 01h30, des gendarmes du Centre de Gendarmerie mobile (CGM) de Lausanne effectuaient un contrôle de circulation sur la route Lausanne - Berne, à Montpreveyres. Une appointée, qui se trouvait au milieu de la voie de circulation, a fait les injonctions d'usage au conducteur d'une automobile qui circulait de Moudon en direction de Lausanne. L'usager n'a pas obtempéré à ses ordres et poursuivi sa route à vive allure obligeant la gendarme a sauter de côté, en direction du centre de la chaussée. Le conducteur a alors donné un coup de volant dans sa direction, l'obligeant à l'éviter de justesse une deuxième fois. Une patrouille a immédiatement pris en chasse le fuyard, qui circulait à plus de 130 km/h sur la ligne droite précédant le Chalet-à-Gobet. Arrivé sur la grande place, l'individu a tenté de s'engager à droite, en direction des places de parc, perdant la maîtrise de sa voiture qui a heurté des troncs ainsi qu'un autre véhicule. Les gendarmes ont alors interpellé le conducteur. Visiblement sous l'influence de l'alcool, il a été conduit au CGM de Lausanne où un test de l'haleine au moyen d'un éthylomètre a révélé un taux de 1,4 o/oo. Un test de dépistage aux produits stupéfiants a également été pratiqué se révélant positif à la cocaïne.
Le permis de conduire de ce Suisse de 35 ans, domicilié à Lausanne, a été saisi immédiatement et transmis au Service des automobiles et de la navigation (SAN).
L'auteur de ces faits a été entendu par les gendarmes puis par la procureure qui a formulé une demande détention provisoire auprès du Tribunal des mesures de contraintes.
Cette interpellation a nécessité l'engagement de plusieurs patrouilles des unités de Gendarmerie mobile de Lausanne ainsi que de la brigade canine.