Suite à l’incendie qui s’est déclaré dans l’entreprise Thévenaz-Leduc SA à Ecublens, La Direction générale de l’environnement (DGE) et le Médecin cantonal apportent des précisions pour informer et rassurer la population, jeudi 4 décembre 2014, à 16h30.
Rapidement, un barrage a été posé sur la Venoge pour retenir les hydrocarbures. Les eaux d’extinction ont pu être partiellement traitées sur site ou transportées pour un traitement ultérieur. Une partie a néanmoins été rejetée dans la rivière mais aucune mortalité sur la faune n’a été observée. Seul un effet visuel peut persister avec la présence de mousse le long des rives. Malgré les grandes quantités d’eau d’extinction engagées, l’impact sur la Venoge est très limité et le réseau d’eau potable n’a pas été affecté.
Des mesures de qualité de l’air effectuées toute la nuit confirment qu’aucune concentration de polluants immédiatement dangereuse pour la vie, ou proche des valeurs fixées pour la protection des travailleurs, n’a été atteinte. Dès aujourd’hui, un dispositif de mesures complémentaires des poussières fines a été déployé à différents endroits représentatifs de la qualité de l’air dans la zone touchée par le panache de fumée.
Même si des concentrations ponctuelles élevées ont été relevées en milieu de journée à proximité du sinistre et dans certains quartiers d’Ecublens (2 à 3 fois la valeur limite fixée dans l’Ordonnance fédérale sur la protection de l’air), aucune hausse des concentrations de poussières fines n’a été observée sur les stations de mesure du canton de Vaud, y compris à Morges. Il s’agit ainsi d’une pollution certes temporairement marquée, mais localisée et présentant une forte tendance à la baisse dès lors que l’incendie est maîtrisé. Les valeurs mesurées en milieu d’après-midi montrent en effet un retour rapide vers une situation normale. On se trouve dès lors dans une situation similaire à un « smog hivernal » qui appelle néanmoins certaines recommandations sanitaires.
La pollution de l’air sous forme de particules fines et autres composés peut affecter la santé et notamment celles des personnes sensibles : personnes âgées, jeunes enfants, personnes souffrant de maladies respiratoires ou cardio-vasculaires.
Lorsque la concentration des particules fines augmente, elles peuvent déclencher des crises d’asthme, diminuer les fonctions respiratoires, provoquer des inflammations des muqueuses, ou encore entraîner des troubles cardio-vasculaires.
Durant les prochaines 24 heures, il est recommandé de :
- garder si possible les fenêtres fermées;
- éviter les efforts physiques à l’extérieur (course à pied, jeux à l’extérieur, etc);
- rester vigilant par rapport à toute aggravation de l’état de santé ou tout symptôme pulmonaire et/ou cardiaque;
- éviter les expositions à d’autres facteurs irritants, comme le tabac, les fumées pour ne pas aggraver les effets de la pollution.
Il est recommandé aux personnes présentant des problèmes respiratoires ou une aggravation de problèmes de santé notamment respiratoires de consulter un médecin.