Maybe Less Sugar : le sucre au centre du débat

- Catégorie : Actualité, Santé, Santé et soins et handicap

Combien de sucre est-ce que je consomme ? Pourquoi est-ce problématique ? Le DSAS soutient l’action MAYbe Less Sugar de Diabète vaud, qui proposera à la population romande, durant tout le mois de mai, d’évaluer de manière ludique sa consommation de sucres ajoutés et de tester des alternatives. Plusieurs événements sont organisés par les milieux de la santé qui lancent ce projet de prévention pour toutes et tous. La surconsommation de sucre est un problème reconnu de santé publique, car elle engendre surpoids et obésité avec leur corollaire de maladies chroniques.

Image de la campagne Maybe Less Sugar
En Suisse, la consommation quotidienne est en moyenne de 110 grammes de sucres ajoutés, soit plus du double du maximum recommandé. Diabète vaud

En Suisse, la consommation quotidienne par personne est en moyenne de 110 grammes de sucres ajoutés. C’est plus du double du maximum recommandé par l’Office de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) et l’OMS, soit 50 grammes (25 grammes pour les enfants).

Et moi, combien est-ce que j’en consomme ?

S’il semble assez facile de savoir qu’il ya des sucres ajoutés dans un soda ou des bonbons, il n’est pas facile de savoir quelle quantité cela représente. En effet, non seulement il n’est pas simple d’additionner ce qu’on a consommé dans la journée, mais les étiquettes ne permettent généralement pas de savoir combien en contient un produit.

Participer à MAYbe Less Sugar

En mai 2023, toute personne intéressée pourra participer gratuitement à l’action MAYbe Less Sugar qui se déroulera pour la première fois en Suisse romande. En s’inscrivant sur le site www.maybeless-sugar.ch, il sera possible d’évaluer sa consommation de sucres ajoutés, de découvrir des idées et des recettes pour se faire plaisir autrement et se fixer des objectifs personnels réalistes qui offrent la satisfaction d’y arriver. Des événements invitent durant tout le mois à s’informer et tester des moyens de modérer sa consommation de sucre sous l’angle du bien-être. Des restaurants et restaurants d’entreprise s’engagent aussi à proposer des mets et boissons sans ou avec peu de sucres ajoutés.

MAYbe Less Sugar

MAYbe Less Sugar est une initiative de diabètevaud qui réunit un large réseau de partenaires des secteurs de la santé et du social ainsi que des partenaires événementiels et de la restauration. La première édition est organisée en Suisse romande en mai 2023, avec l’objectif de l’étendre en Suisse dès mai 2024. MAYbe Less Sugar a reçu le soutien du DSAS, des Organes de répartition des bénéfices de la Loterie Romande, ainsi que de la Fondation romande pour la recherche sur le diabète, Fondation Dutmala et diverses fondations privées. Virginie Spicher, directrice générale de la santé vaudoise, souligne « à quel point la prévention est importante en matière de diabète et, plus largement, de consommation de sucre. En outre, la dimension didactique est l’une de nos priorités en santé publique : il s’agit de permettre à chacune et chacun d’accéder aux connaissances et d’améliorer ses compétences en matière de santé – et par là de pouvoir faire des choix favorables à sa santé ».

Promouvoir une alimentation équilibrée et lutter contre le surpoids

Le surpoids et l’obésité sont directement liés à l’évolution de la société, en particulier à la sédentarité et la consommation de nourriture ultra transformée, contenant trop de graisses, de sel, de sucre et d’additifs. Aujourd’hui, plus de 30 % des adultes sont en surpoids et 10 % obèses, des chiffres qui touchent respectivement 13% et 4 % des enfants et adolescents.

Or le surpoids et l’obésité favorisent l’apparition de plusieurs maladies chroniques, dont le diabète, les problèmes cardiaques et vasculaires, certains cancers (notamment du côlon et des seins) et la dépression.

La prévention doit porter à la fois sur l’alimentation (sensibilisation, formation, information) et l’activité physique. Le DSAS soutient ces deux axes avec différents programmes à hauteur de 2 millions par an, essentiellement pour les enfants et adolescents, ainsi que les seniors. Il subventionne des actions sur le terrain, via ce qu’on appelle des PAC (Programmes d’Action Cantonaux) co-financés par Promotion Santé Suisse.

Pour en savoir plus :

Partager la page

Partager sur :