PISA 2006 : résultats vaudois
Communiqué de presse
Publié le 03 décembre 2008
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Après les études PISA 2000 et 2003, mettant respectivement l'accent sur la lecture puis les mathématiques, les résultats de l'étude 2006, dont les sciences constituaient la partie principale, sont globalement stables pour les élèves vaudois. De manière générale, les écarts se resserrent entre les cantons, avec peu de changements dans les « classements ».
Les résultats en mathématique sont stables et restent très largement au dessus de la moyenne de l'OCDE.
En ce qui concerne l'objet principal de l'étude 2006, à savoir les sciences, les résultats sont très proches de la moyenne de l'OCDE, mais un peu décevants par rapport aux résultats de l'enquête 2003. Sur l'aspect « explication scientifique des phénomènes », soit la mobilisation des connaissances pour comprendre des situations du monde environnant, les résultats vaudois sont inférieurs à la moyenne de l'OCDE. Ces résultats sont à mettre en relation avec la durée totale consacrée à l'étude de cette branche, à laquelle le système scolaire vaudois consacre nettement moins de temps que d'autres cantons. Un autre facteur explicatif de ces résultats réside dans la faible valorisation des sciences par les élèves, comparés aux élèves des autres pays de l'OCDE.
Dans le cadre du projet de refonte de la loi scolaire vaudoise, le DFJC va examiner les divers moyens d'augmenter la dotation horaire de cette discipline afin de réduire le déficit d'heures enseignées. Ceci permettra d'étendre à la scolarité obligatoire l'effort déjà déployé au niveau des gymnases, dont la dotation horaire du programme d'étude, notamment en sciences, a été augmentée. Le système scolaire vaudois se doit en effet d'être en adéquation avec le développement scientifique dont il dispose par les hautes écoles, notamment l'EPFL, l'Université, ainsi que les hautes écoles spécialisées.
De manière générale, des progrès doivent être effectués en lecture et en sciences. Le problème ne réside pas dans l'absence de bons éléments. En effet, les meilleurs élèves vaudois sont au niveau des meilleurs élèves suisses. C'est le nombre d'élèves en difficulté qui reste préoccupant et qui pèse sur les résultats vaudois. Age, genre, origine et langue ont une influence, mais le facteur socio-économique est particulièrement important dans le canton de Vaud. Dans le canton de Vaud comme dans les autres cantons qui se trouvent dans des situations similaires, ces éléments étayent la nécessité et la pertinence des projets tels que le projet « équité » développé par le DFJC, visant à offrir des moyens complémentaires à certains établissements scolaires. Ces moyens permettront d'accroître les efforts d'intégration des élèves dont les résultats sont préoccupants et d'améliorer leurs résultats.
Un autre constat, déjà observé lors des études 2000 et 2003, concerne le recouvrement partiel des résultats des différentes filières : les meilleurs élèves de VSO sont ainsi aussi bons que certains élèves de VSB. Cet élément sera également pris en compte dans le chantier de refonte de la loi scolaire vaudoise, notamment en renforçant la perméabilité entre les différentes voies dans le sens de ce qui se pratique déjà dans de nombreux cantons.
Bureau d'information et de communication de l'Etat de Vaud
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