Présent et avenir du Palais de Rumine
Communiqué de presse
Publié le 13 novembre 2008
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Les opposants au projet de bâtiment à Bellerive pour le nouveau Musée cantonal des beaux-arts (MCBA) présentent l'alternative d'une réorganisation du Palais de Rumine, assortie d'un plan massif d'occupation de la place de la Riponne. Cela fait fi autant des réalités des musées et de la bibliothèque du palais que de celles de la place elle-même. Le Conseil d'Etat juge indispensable un rappel de ces réalités.
Dans le Palais de Rumine, les actuels colocataires du Musée cantonal des beaux-arts (MCBA) sont cinq : les quatre musées cantonaux - monétaire, - de géologie, - de zoologie, - d'archéologie et d'histoire, ainsi que le siège cantonal de la Bibliothèque cantonale et universitaire (BCU). A l'étroit aujourd'hui, ces institutions pourront se redéployer après le départ du MCBA de Rumine ; en effet, actuellement les expositions temporaires doivent être organisées à l'Espace Arlaud, faute de place dans le palais et au détriment de sa dynamisation.
Pour l'automne 2009, les musées de zoologie, de géologie et de botanique préparent une grande exposition consacrée à Darwin, intitulée « Oh my God !». Mais pour la présenter dans Rumine, le Musée de zoologie, durant une année, devra libérer et sacrifier la galerie et la salle nord de son exposition permanente, en repoussant les vitrines contre les murs.
A l'avenir, dans les espaces gagnés avec le départ du MCBA, les musées de sciences et d'histoire feront du Palais de Rumine un lieu dédié à la présentation d'expositions temporaires, d'animations et d'activités centrées sur les grands débats de notre temps, grâce au patrimoine qu'ils conservent et documentent, autour de thèmes comme les changements climatiques et la biodiversité. L'exposition « Oh my God !» préfigure ce futur Rumine, mais sans disposer des espaces libres nécessaires.
Par ailleurs, la BCU-Riponne offre des prestations au plus large public : la documentation régionale vaudoise, une collection de partitions musicales et une phonothèque des plus fréquentées de Suisse, le dépôt légal de la totalité des publications vaudoises dans tous les domaines, etc. La BCU n'est ni un stock de volumes poussiéreux ni la succursale du siège universitaire de Dorigny ; elle accueille bel et bien plus de 300'000 personnes par année ; dans le futur Rumine, elle créera enfin des espaces dévolus à l'utilisation des plus récents médias d'information et de documentation.
Aujourd'hui la place de la Riponne est le toit d'un parking. Les opposants veulent croire qu'il serait possible d'y construire des blocs à côté desquels la caricature qu'ils ont faite du projet de Bellerive est un modèle de légèreté ; leur proposition est non chiffrée et pour cause : quid des incidences financières du défi technique et architectural posé par leur scénario ? sans compter que la plupart des parcelles concernées sont grevées d'un droit de superficie en faveur de Parking Riponne SA, jusqu'au 25 juillet 2039. Quant à l'ancien cinéma Romandie, que les opposants imaginent comme une annexe au palais, la Ville de Lausanne, qui en est la propriétaire, a clairement expliqué qu'elle souhaitait en faire le futur siège du Petit Théâtre.
Toutes réalités que les opposants persistent à ignorer.
Bureau d'information et de communication de l'Etat de Vaud
Renseignements pour la presse uniquement
- Brigitte Waridel, cheffe du SERAC DFJC, 021 316 07 40 Pour l'exposition Darwin : Olivier Glaizot, commissaire de l'exposition, MCZool., 021 316 34 67 ; Gilles Borel, directeur du MCGéol, 021 692 44 70