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Découvrir un métier lors de journées portes ouvertes

Photo de deux jeunes en train de fabriquer une lampe
Au Centre professionnel du Nord vaudois, l’accent est mis sur de petits ateliers pratiques, ici la fabrication d’une lampe. CPNV

Ces événements sont une occasion en or de s’informer sur les formations, de visiter les établissements et de rencontrer celles et ceux qui les font vivre.

Sentir, toucher, expérimenter, échanger. Ouvrir la porte d’une école, c’est entrer dans un lieu qui a son histoire et son savoir- faire. Et quand la visite est menée par les élèves euxmêmes, les échanges gagnent encore en intérêt. Dans une démarche de choix professionnel, c’est une occasion concrète de s’informer sur les métiers. «Notre but n’est pas que les gens viennent seulement visiter les locaux, mais aussi qu’ils puissent déjà essayer le métier. Qu’ils puissent toucher quelque chose, essayer de fabriquer un objet en lien avec la profession», explique Yann Saison, doyen au Centre professionnel du Nord vaudois (CPNV). Cet établissement dispense les cours professionnels pour de nombreux apprentissages AFP (attestation fédérale de formation professionnelle) et CFC (certificat fédéral de capacité), dans les domaines du commerce et de la vente, de la technique et de l’industrie, de l’environnement et du social. Il propose également des formations à plein temps en école de métiers (CFC) et en école supérieure (ES), qui sont au coeur des portes ouvertes. «En électronique, par exemple, le public peut essayer de fabriquer une petite lampe. Ça lui permet de découvrir des composants, les outils pour connecter les fils, puis de placer les composants sur une carte.» En une trentaine de minutes, il est donc possible d’avoir un premier contact avec un métier. Ces ateliers sont animés par les apprenties et apprentis de l’école. «Quand ce sont elles et eux qui sont aux commandes, ça change beaucoup. Entre jeunes, les échanges sont souvent plus faciles et on se projette plus facilement», souligne Yann Saison.

«Je ne savais pas quoi faire après l’école»
Eric Savary, 19 ans, connaît justement les deux rôles. Apprenti automaticien au CPNV jusqu’en juillet 2026, il prépare aujourd’hui une maturité professionnelle post-CFC, toujours dans cette école. Entre sa 10e et sa 11e année scolaire, il se rend à différentes portes ouvertes. «Je ne savais pas tellement quoi faire après l’école», se souvient-il. Ces journées de découverte au CPNV sont pour lui le moment de tester des jeux ou des applications développées par des informaticiens, de résoudre des cassetêtes en polymécanique, ou encore de voir le processus de création d’un site web ou d’une table de colorimétrie du côté de la médiamatique. «J’ai eu la chance de toujours être briefé sur les métiers que j’ai découverts par des apprentis passionnés et motivés. Ça donne encore plus envie quand on voit leur enthousiasme!» C’est d’ailleurs grâce à l’un d’eux qu’il s’oriente vers un apprentissage d’automaticien. Puis, une autre journée portes ouvertes, cette fois-ci à la Haute école d’ingénierie et de gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD), l’aide à prendre une décision sur la suite de sa formation, qui sera certainement dans la filière ingénierie et gestion industrielles. «Pour les élèves qui ne savent pas où aller plus tard, c’est vraiment le top. Ces visites permettent de se faire une idée de certaines professions, et peuvent aussi déboucher sur un stage pour vraiment comprendre ces métiers.» Pendant son apprentissage, Eric Savary a également eu la chance de participer à quatre journées portes ouvertes en tant qu’apprenti. «J’ai toujours adoré le contact avec les gens et expliquer des choses qui me passionnent. On voit si on connaît vraiment son sujet, car il faut l’expliquer à des jeunes qui n’ont pas le même langage technique. Et on se dit qu’on va peut-être éveiller une vocation», se réjouit-il.

École de métiers ou entreprise ?
Les portes ouvertes des écoles des métiers servent aussi à tordre le cou aux idées reçues. «À l’intérieur de nos murs se trouvent majoritairement des ateliers et pas des salles de classe, tient à préciser le doyen. On travaille comme dans une entreprise, mais au sein d’une école. Il n’y a pas moins de pratique et plus de théorie.» Dans le Canton de Vaud, quelque vingt formations professionnelles sont proposées en école à plein temps, dans les domaines de l’industrie des machines, de l’automobile, du bois, des arts appliqués, de la couture, de la santé, de l’horlogerie, de l’informatique et du multimédia. La plupart des écoles supérieures (ES) et des hautes écoles, soit les hautes écoles spécialisées (HES), les hautes écoles pédagogiques (HEP) et les hautes écoles universitaires, ouvrent également leurs portes au public. Ces journées offrent aux curieux d’autres occasions d’échanger avec le corps enseignant et les étudiantes et étudiants, pour découvrir des professions ou consolider leur choix professionnel. Le processus d’orientation se construit par étapes: s’informer sur les métiers et les voies de formation, réfléchir à ses intérêts, à ses aptitudes, à ses qualités et à ses valeurs, se décider, puis réaliser son projet. Les visites d’écoles peuvent avoir lieu à chacune d’elles, explique Paola Caroselli, conseillère en orientation: «tant pour découvrir un lieu de formation et son offre que pour se décider à s’engager dans le processus d’admission». «Ces journées sont capitales pour sentir l’ambiance d’un lieu et essayer de s’y projeter. Comme les jeunes s’y rendent souvent avec un parent, c’est aussi un moment de partage et de discussion autour de leur projet professionnel», conclutelle. Pour les familles qui souhaitent profiter de ces journées, le Canton de Vaud a rassemblé les informations et les dates sur son site vd.ch/portes-ouvertes.

Prochaines portes ouvertes des écoles de métiers du Canton de Vaud
Ecole technique de la Vallée de Joux (ETVJ) - 27 et 28 novembre
Centre d’enseignement professionnel du Nord vaudois (CPNV) - 28 novembre
Ecole romande d’art et de communication (ERACOM) - 28 novembre
Centre d’enseignement professionnel de Vevey (CEPV) - 2 décembre
Ecole technique - école des métiers de Lausanne (ETML) - 5 décembre

Emily Lugon Moulin

Office cantonal d'orientation scolaire et professionnelle

Publié dans le 24 heures du 20 août 2026

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