Interpellation Florence Gross et consorts au nom du groupe Chasse - Interdiction de la munition au plomb: un délai dans sa mise en application prend toute son importance

Auteur

Florence Gross

Date du dépôt

21.03.2023

Département pilote

DJES

Département en appui

-

Identifiant

23_INT_46

Commission

-

Délais réponse du CE

26.06.2023

Dernière décision du GC

Transmise au CE, 28.03.2023

Texte déposé

Le Parlement fédéral a refusé durant la session de printemps, une motion visant à interdire les munitions au plomb. Dès lors, les cantons auront la responsabilité de légiférer ou non.

 

Certains cantons ont déjà pris des décisions à ce sujet. Le Valais a pris la décision en 2021 pour une entrée en vigueur en 2026, les balles en plomb étant toutefois déjà bannies pour les gardes-faunes dès 2022. Fribourg a pris la décision en 2022 pour une mise en vigueur en 2025 et les Grisons sont le premier canton à l'avoir appliqué.

 

Tous ces cantons ont décidé d'un délai de mise en œuvre d'en moyenne 3 à 4 ans, afin de laisser aux chasseurs le temps de s'adapter à cette nouvelle munition. En effet, le changement n'est pas sans conséquence. En contrepartie, les collaborateurs de l’État sont encouragés à faire preuve d'exemplarité en supprimant le plomb de leurs munitions.

 

L'acier est souvent proposé comme alternative. Il n'existe toutefois aucune base scientifique sur la durabilité de l'environnement des matériaux tel que celui-ci, utilisés comme alternative au plomb. Le Bismuth est parfois abordé, là-aussi, sans réelle preuve de sa neutralité environnementale. Le Parlement Norvégien est d'ailleurs revenu en arrière sur sa décision d'interdiction du plomb.

 

Suite à divers échanges avec l’État, il semblerait que la DGE a décidé d'agir rapidement. Or, le moratoire, soit ce délai avant interdiction totale, a toute son importance. En effet, certaines armes utilisées aujourd'hui ne pourront plus être utilisées. Une première estimation montre que 50% à 60% des chasseurs vaudois sont concernés. Les chasseurs ne doivent pas se voir imposer l'achat d'un nouveau fusil en à peine quelques mois. Tout comme il y a lieu de laisser aux chasseurs le temps d'utiliser leur éventuel stock de munition. Les stocks de munition d'acier sont de plus absents dans la majorité des armureries de notre canton car ne sont pas disponibles.

 

Une formation continue devrait pouvoir de plus être mise en place. En effet, l'impact de grenaille d'acier mène à plus de risque de blesser le gibier que le plomb qui est ballistiquement plus énergétique. A taille égale, les billes en acier sont plus légères que leur équivalent en plomb et perdent donc plus rapidement de la vitesse. Leur portée est également différente.

 

Rappelons ici que le plomb est déjà interdit dans le canton pour les chasses en bord d'eau et les stands de tirs utilisent d’ailleurs déjà des munitions sans plomb.

 

Nous reconnaissons, tout comme les chasseurs vaudois, évidemment l'impact environnemental néfaste du plomb et pourrions comprendre cette interdiction à venir. Des séances d'informations sont d'ailleurs organisées ce printemps par la FSVD. Toutefois, si elle devait être mise en oeuvre, il nous paraît crucial d'amener cette interdiction de manière progressive, comme l'ont fait d'autres cantons et qu’elle ne trouve pas application quand aucune munition de substitution sans plomb n’existe, sauf à abimer de manière importante les fusils et à augmenter considérablement les risques de blesser le gibier. Il est songé au plomb destiné à permettre le tir à grenaille du chevreuil.

 

Nous avons donc l'honneur de poser les questions suivantes au Conseil d’État:

 

  1. Le Conseil d’État envisage-t-il d'interdire les munitions de plomb?
  2. Si oui, une différenciation selon le gibier pourrait-elle être envisagée ou serait-ce une interdiction totale?
  3. Un moratoire bienvenu est-il prévu afin de laisser les chasseurs se former et s'adapter à ce changement?
  4. Une décision différente sera-t-elle prise pour les gardes faune cantonaux?
  5.  L’usage de cartouches avec plomb sera-t-il toujours autorisé lorsqu’il n’y a pas de solution de substitut ?

 

Conclusion

Souhaite développer

Documents

LienType
 23_INT_46-Texte déposé Intervention parlementaire

Séances dont l'objet a été à l'ODJ

DateDécision
28.03.2023 -
21.03.2023 -

Liste exhaustive des cosignataires

SignataireParti
Laurence Cretegny PLR
Thierry Schneiter PLR
Jean-Marc Udriot PLR
Grégory Bovay PLR
Charles Monod PLR
Jean-Bernard Chevalley UDC
Jean-Franco Paillard PLR
Marion Wahlen PLR
Pierre-François Mottier PLR
Josephine Byrne Garelli PLR
Denis Dumartheray UDC
Anne-Lise Rime PLR
Jean-François Cachin PLR
Nicole Rapin PLR
Olivier Petermann PLR
Jean-Daniel Carrard PLR
Nicolas Bolay UDC
Laurence Bassin PLR
Marc-Olivier Buffat PLR
Daniel Ruch PLR
Monique Hofstetter PLR
Jean-Luc Bezençon PLR
Philippe Germain PLR
Sylvain Freymond UDC
Gérard Mojon PLR
Fabrice Neyroud UDC
Cédric Weissert UDC
Georges Zünd PLR
Maurice Neyroud PLR
David Vogel V'L
Nicolas Glauser UDC
Chantal Weidmann Yenny PLR
Fabrice Tanner UDC
Alexandre Berthoud PLR
Marc Morandi PLR
Yvan Pahud UDC
François Cardinaux PLR
Regula Zellweger PLR
Loïc Bardet PLR
Pierre-André Romanens PLR
Jean-François Thuillard UDC
Pierre-Alain Favrod UDC
Patrick Simonin PLR

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