Point séance

Séance du Grand Conseil du mardi 28 mai 2024, point 2.2 de l'ordre du jour

Texte déposé

Entre mars et août 2022, suite à la guerre d’agression Russe en Ukraine, le canton de Vaud a accueilli, en provenance de deux orphelinats ukrainiens, 61 jeunes enfants.

 

Des employés ukrainiens de ces 2 orphelinats, accompagnés de leurs propres enfants, ont également été admis. Au total, dans un délai très court, le Canton de Vaud a reçu dans les meilleures conditions possibles un total de 86 personnes. Cet accueil s’est fait en collaboration avec le canton de Vaud, les autorités ukrainiennes et les autorités fédérales.

 

Ces personnes ont été installées à Pompaples, dès août 2022, sur le site de Saint-Loup. Si mes informations sont bonnes, la DGEJ a mandaté une Fondation afin d’assurer la prise en charge des enfants dans les meilleures conditions possibles. Sur le plan financier, le canton de Vaud prend en charge financièrement l’accueil de ces réfugiés, tous détenteurs du permis S, en complément à l’aide fédérale.

 

On ne peut qu’être admiratif devant la rapidité et la qualité de l’accueil de ces jeunes orphelins et de l’équipe pédagogique qui les accompagne. Ce faisant, je pense que l’on peut dire que le Canton a fait honneur à la tradition humanitaire de la Suisse et on peut remercier au passage les équipes d’éducateurs qui ont pris en charge ces enfants.

 

Cependant, après 2 ans, la situation d’urgence qui prévalait à l’origine n’est plus d’actualité et cet accueil s’inscrit sur le long terme. Dès lors, des questions se posent entre la répartition des rôles entre l’Ukraine, la Suisse et le Canton. Ces enfants ukrainiens qui venaient temporairement en Suisse ont des perspectives de retour dans leur pays d’origine qui s’amenuisent, d’autant plus qu’ils sont scolarisés dans le canton et qu’ils parlent français. Dès lors, la triangulation entre les diverses autorités devrait, à mon avis, céder le pas devant la seule et unique question qui devrait nous préoccuper ; le bien-être des enfants.

 

Dès lors, il me semblerait sage de passer à la phase suivante de leur intégration en Suisse et d’envisager de sortir d’un état d’exception pour entrer dans une gestion pérenne et traditionnelle de ces orphelins.

 

 

Dès lors, j’ai le plaisir de poser les questions suivantes au Conseil d’Etat.

 

 

  • Combien d’enfants sont sous la responsabilité d'un seul représentant légal ?
  • Est-ce considéré comme usuel que des enfants placés dans le Canton de Vaud ne soient pas sous autorité vaudoise ?
  • Quel est le prix de la prise en charge de ces orphelins pour le Canton de Vaud ?
  • Les enfants sont-ils scolarisés dans les établissements scolaires de la région ou suivent-ils l’école ukrainienne ?
  • Les enfants qui ont des besoins spécifiques, notamment en raison de problèmes médicaux, reçoivent-ils les soins nécessaires ?
  • Au vu de l’évolution de la guerre en Ukraine, quelles sont les perspectives futures pour ces orphelins ?
  • Les orphelins peuvent-ils être adoptés comme d’autres orphelins actuellement sous l’autorité de la DGEJ ou vivent-ils sous un régime particulier ?

Conclusion

Souhaite développer

Liste exhaustive des cosignataires

SignataireParti
Sébastien HumbertV'L
Denis DumartherayUDC
Aurélien DemaurexV'L
Circé Barbezat-FuchsV'L
Blaise VionnetV'L
Jean-Louis RadiceV'L
Michael DemontUDC
Cédric EchenardSOC
Isabelle FreymondSOC
Valérie ZoncaVER
Graziella SchallerV'L
Yannick MauryVER
Vincent BonvinVER
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