22_RES_7 - Résolution Jean-Daniel Carrard et consorts au nom au nom des groupe PLR, UDC - soutien à notre armée.
Séance du Grand Conseil du mardi 1er mars 2022, point 23 de l'ordre du jour
Texte déposé
Le Parlement a pris acte avec consternation de l’acte de guerre déclarée par la Russie envers l’Ukraine, et ce au mépris du droit international.
Le Parlement soutient le peuple ukrainien dans les moments dramatiques qu'ils vivent actuellement.
S’il est prévu d’avoir cet après-midi et à juste titre, une résolution en vue de l’accueil de réfugié en provenance du peuple ukrainien meurtri, cette résolution a un autre centre d’intérêt.
Nous devons prendre conscience de la valeur de notre armée et du fait d’avoir un système de défense efficace.
Il n’est plus temps de se déchirer sur le type d’équipement que nous devons avoir, mais bien de prendre conscience que, malgré toute l’histoire qui nous précède, les cycles guerriers reviennent sans cesse, et que les hommes ont décidément peu de mémoire
Il est donc primordial et important que nous soutenions notre armée et nos institutions dans cette période dangereuse, notre gouvernement fédéral et notre président M. Cassis ainsi que notre ministre de la défense Mme Viola Amerdt.
Cette résolution de soutien ne veut pas décrire les moyens pour y arriver, mais en fait une déclaration de principe.
Conformément à l’art 136 de la loi sur le Grand Conseil Vaudois, le Grand Conseil Vaudois veut marquer son soutien à notre armée et sa foi en sa qualité de défendre notre pays, en votant cette résolution qui lui apporte toute sa confiance et son soutien.
Liste exhaustive des cosignataires
| Signataire | Parti |
|---|---|
| Daniel Develey | PLR |
| Josephine Byrne Garelli | PLR |
| Pierre-André Romanens | PLR |
| Céline Baux | UDC |
| Aliette Rey-Marion | UDC |
| Alain Bovay | PLR |
| Christine Chevalley | PLR |
| Sylvain Freymond | UDC |
| Jean-François Thuillard | UDC |
| Stéphane Rezso | PLR |
| Yann Glayre | UDC |
| Yvan Pahud | UDC |
| Daniel Ruch | PLR |
| Jean-Marc Genton | PLR |
| Bernard Nicod | PLR |
| Philippe Liniger | UDC |
| Gérard Mojon | PLR |
| Sergei Aschwanden | PLR |
| Fabien Deillon | UDC |
| Olivier Petermann | PLR |
| José Durussel | UDC |
| Philippe Vuillemin | PLR |
| Grégory Devaud | PLR |
| Maurice Neyroud | PLR |
| Jean-François Cachin | PLR |
| Philippe Germain | PLR |
| Florence Gross | PLR |
| Carole Schelker | PLR |
| François Cardinaux | PLR |
| Marion Wahlen | PLR |
| Chantal Weidmann Yenny | PLR |
| Jean-Rémy Chevalley | PLR |
| Pierre-François Mottier | PLR |
| Anne-Lise Rime | PLR |
| Georges Zünd | PLR |
| Rémy Jaquier | PLR |
| Carole Dubois | PLR |
| Pierre Volet | PLR |
| Julien Cuérel | UDC |
| Cédric Weissert | UDC |
| Claude Matter | PLR |
| Patrick Simonin | PLR |
Transcriptions
Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourLa résolution étant accompagnée de 42 signatures, la présidente ne demande pas l’appui de 20 membres.
« Les groupes PLR et UDC ont pris acte avec consternation de l’acte de guerre déclarée par la Russie envers l’Ukraine, et ce au mépris du droit international.
Les groupes PLR et UDC soutiennent le peuple ukrainien dans les moments dramatiques qu’ils vivent actuellement.
S’il est prévu d’avoir cet après-midi et à juste titre, une résolution en vue de l’accueil de réfugiés en provenance du peuple ukrainien meurtri, cette résolution a un autre centre d’intérêt.
Nous devons prendre conscience de la valeur de notre armée et du fait d’avoir un système de défense efficace.
Il n’est plus temps de se déchirer sur le type d’équipement que nous devons avoir, mais bien de prendre conscience que, malgré toute l’histoire qui nous précède, les cycles guerriers reviennent sans cesse, et que les hommes ont décidément peu de mémoire.
Il est donc primordial et impératif que nous soutenions notre armée et nos institutions dans cette période dangereuse, notre gouvernement fédéral et notre président M. Cassis, ainsi que notre ministre de la défense Mme Viola Amherd.
Cette résolution de soutien ne veut pas décrire les moyens pour y arriver, mais en fait une déclaration de principe.
Conformément à l’article 136 de la Loi sur le Grand Conseil vaudois (LGC), le Grand Conseil vaudois veut marquer son soutien à notre armée et sa foi en sa qualité de défendre notre pays, en votant cette résolution qui lui apporte toute sa confiance et son soutien. »
La discussion est ouverte.
La réalité nous rattrape parfois et le réveil s’avère brutal. Dans le livre du soldat de 1957, on trouve cette phrase : « Si tu veux la paix, prépare la guerre. » Tous ceux qui affirmaient que les conflits terrestres conventionnels étaient terminés se trompaient. La guerre est à la porte de l’Europe. Le temps des « bisounours » est révolu ; il faut prendre nos responsabilités. Raison pour laquelle, le PLR et l’UDC déposent cette résolution afin de donner un signal, reprendre les choses en main et garantir la sécurité des Suisses et des Suissesses dans ce pays.
D’abord, la lecture du texte déposé apporte un sentiment de grande confusion. En effet, quel est le texte de la résolution dans ce fatras ? J’ai cherché dans les dernières lignes le texte d’une résolution formelle, mais n’en ai point trouvé. Il s’agit plutôt d’une démarche de deux groupes politiques de ce Grand Conseil qui entendent prendre acte et apporter leur soutien à notre armée ! Très franchement, je nourris la plus grande considération pour notre ministre de la défense dont nous connaissons les efforts pour consolider notre système. En revanche, prendre prétexte d’une agression telle que commise aujourd'hui par le gouvernement russe à l’égard de l’Ukraine pour marquer son soutien à notre armée, constitue selon moi une démarche fort petite, sans envergure et bien peu valorisante.
Nous connaissons la valeur d’une telle résolution et vous invitons à vous abstenir.
Je me permets de vous rappeler la teneur d’une résolution. Ce type d’intervention s’exprime sous la forme d’une déclaration ou d’un vœu, porte sur un sujet d’actualité ou sur un objet traité par le Grand Conseil. Elle peut être déposée par un député ou une députée, une commission ou un groupe politique. Elle n’a pas d’effet contraignant pour son destinataire. Cette résolution étant une déclaration, elle est, par conséquent, tout à fait conforme.
Comme président de groupe, j’aimerais tout d’abord m’étonner de ne pas avoir préalablement reçu cette résolution, quand l’usage en cours dans ce Parlement veut qu’une résolution soit adressée aux autres groupes. Dès lors, il apparaît assez inconfortable de découvrir un texte, ainsi, en direct, sans avoir pu en parler de manière concertée et démocratique avec son groupe.
Cela étant, je m’exprime à titre personnel. Nous prenons la juste mesure de la gravité de la situation en Ukraine, de la menace pour nos démocraties et nos libertés, pour les droits humains et les populations civiles. Toutefois, convoquer une menace pour notre pays équivaut à se tromper de combat, car nous n’en sommes pas là : cela n’est ni la question ni l’enjeu, alors que ce type de démarche donne le sentiment contraire ; la résolution introduit de la confusion. Or, nous avons besoin de clarté et d’exprimer notre solidarité à l’endroit des populations civiles, en Ukraine, des familles qui doivent fuir leur pays, qui se retrouvent sur les routes, ayant abandonné leur maison et en proie à une grande insécurité. Nous pouvons nous féliciter que la Suisse – grâce également à la pression populaire – ait fini par s’aligner et se rallier aux sanctions prononcées par l’Union européenne, parce que la situation est grave en Ukraine. Concentrons-nous par conséquent sur la situation en Ukraine sans nous tromper de question ou de sujet. En conclusion, je vous invite à vous abstenir.
Je découvre avec vous le texte déposé dont la première phrase est la suivante : « Les groupes PLR et UDC ont pris acte avec consternation, etc. ». C’est très bien. Toutefois, a priori, il doit s’agir d’une résolution émanant du Grand Conseil. Ainsi, je ne me sens même pas concerné par cette résolution puisqu’elle est limitée au PLR et à l’UDC. Par conséquent, vous pouvez déposer cette résolution, mais sans que je voie en quoi les autres partis sont concernés. Enfin, pour paraphraser les propos de M. Pahud, à « Si tu veux la paix, prépare la guerre », je préférerais « Si tu veux la paix, prépare la paix. »
Le groupe Ensemble à Gauche et POP est absolument opposé à cette résolution et dénote même une forme d’indécence à la développer ici. Nous estimons que la Suisse n’est pas en danger et nous refusons donc catégoriquement les mesures militaristes qui vont dans le sens du texte proposé. Nous sommes également opposés à une union sacrée derrière M. Cassis et Mme Amherd. Sans revenir sur les propos de mon préopinant, si nous voulons maintenir et contribuer à la paix, cela consiste bien à la façonner et non à installer des mesures militaristes comme celles-ci. Nous vous invitons vivement à refuser cette résolution.
A l’heure où les événements les plus graves depuis 1945 se déroulent sur le sol européen, le juridisme est fort malvenu, tout comme les grandes dissertations sur l’interprétation de l’article 136 de la Loi sur le Grand Conseil que vient de vous relire la présidente.
En effet, le peuple ukrainien attend aujourd'hui des messages de solidarité et de soutien. Il n’est pas question – et cela a été amplement indiqué par toutes les puissances mondiales et européennes et en particulier par les autorités suisses – d’intervenir militairement sur le champ de bataille. Le message que nous vous proposons d’envoyer au peuple ukrainien de la part d’un canton ou d’un pays détenteur des Conventions de Genève qui règlent le doit international s’inscrit dans cette logique de solidarité.
Certes, monsieur Tschopp, avant les vacances, M. Poutine ne nous a pas avertis qu’il allait envahir l’Ukraine, bombarder des villes et assiéger Kiev. Que nous soyons de gauche ou de droite, il faut énoncer clairement les urgences et un changement de paradigme. Nous n’allons pas pouvoir continuer à tenir des discours d’autruche ; cela va changer notre vie et notre quotidien. Nous aurons d’innombrables débats, à Berne, ici ou ailleurs, pour déterminer comment procéder et s’il s’agit de se remilitariser ou non, mais ce n’est nullement le débat d’aujourd'hui. Je le répète : il s’agit d’une guerre en Europe qui touche des populations civiles ; ce sont des centaines de milliers, des millions de personnes qui attendent de l’Europe, de notre part en tant que pays démocratiques, un soutien fort et non des divisions et des querelles entre la gauche et la droite.
Je suis en grande partie en accord avec les propos de M. Buffat. Néanmoins, je n’ai pas très bien saisi le texte de la résolution, puisque mon préopinant parle de solidarité avec le peuple ukrainien, alors qu’il me semblait que le texte traitait davantage de solidarité avec l’armée suisse. Je ne saisis plus vraiment de quoi il est question. De plus, la troisième ligne – et je rebondis ici sur les propos de M. Mischler – indique que « le PLR et l’UDC soutiennent le peuple ukrainien ». Qu’est-ce que cela signifie ? Que les autres partis ne le soutiennent pas ? Par conséquent, il m’est parfaitement impossible de soutenir un texte pareil.
Je ne songeais pas à m’exprimer sur ce point, ne souhaitant pas prolonger le débat portant sur la première résolution. Il n’empêche que je me dois de réagir à ce que je viens d’entendre de la part de notre collègue Marc-Olivier Buffat. Alors même que, ce matin, notre collègue Bouverat a envoyé à l’ensemble des groupes une résolution relative à l’Ukraine, pour demander l’avis de chacun – que l’on soit d’accord ou non est une autre question – je considère qu’il est scandaleux – et je pèse mes mots – que vous prépariez votre propre petite résolution qui se limite à mentionner vos deux partis et qu’ensuite, vous arguiez de dissensions… Pour qui nous prenez-vous ? C’est scandaleux.
En l’état, il m’est parfaitement impossible de soutenir cette résolution, car concrètement – et cela a déjà été dit – je ne considère pas que préparer la guerre amène la paix. Au contraire, nous possédons des moyens démocratiques qui sont primordiaux. Aujourd'hui, notre priorité ne doit pas être le soutien de notre armée ! Concrètement, tant que la résolution mentionnera l’armée, il me sera impossible de soutenir ce texte.
Il me semble que nous venons d’observer une minute de silence en hommage aux peuples touchés par les combats. Je formais le vœu que ces affrontements puissent trouver l’intelligence nécessaire à l’écoute et ainsi retrouver le chemin de la paix dès que possible, mais nous n’en prenons pas vraiment le chemin, dans ce Parlement. Je ne peux que vous inciter à modérer vos propos. Nous pouvons continuer les affrontements ou essayer de faire les choses différemment.
J’ai entendu les remarques des uns et des autres. Il est vrai que M. Poutine n’a pas averti les chefs de groupe – c’est regrettable ! Pour revenir sur les propos tenus, M. Zwahlen indiquait qu’il s’agissait d’un prétexte et M. Tschopp a dit que les voyants n’étaient pas allumés… Je ne sais pas ce qu’il vous faut. Lisez donc le texte – rédigé quelque peu dans l’urgence par le PLR et l’UDC, il est vrai. Nous avons reçu une proposition de texte que nous étudierons plus loin pour le soutien au peuple ukrainien. J’ai, en tant que chef de groupe, répondu que nous allions soutenir ce texte – nul souci sur cet aspect. Nous sommes réunis au Parlement pour débattre, riches d’idées qui proviennent d’un côté ou de l’autre, émanant d’un groupe ou de groupes. Il faut cesser de se vexer pour n’importe quoi. Il s’agit de recadrer un peu l’ensemble. Il est aussi question de solidarité avec le peuple ukrainien. Il apparaît évident que cette nécessaire solidarité mentionnée sera mentionnée de nombreuses fois dans les déclarations à venir que le PLR soutiendra.
Néanmoins, cette intervention indique que nous souhaitons amener un soutien de principe à notre armée. A nouveau, le débat ne porte pas sur les avions de chasse ou sur les moyens à mettre à disposition, mais relève du principe. En d’autres termes, nous nous trouvons dans une situation qui est dangereuse, aux portes de l’Europe, proche de notre pays, à 3000 km de Lausanne et cela donne à réfléchir. Dans ces moments, je considère que nous devons être unis, ne pas jouer sur les textes ni sur les mots, mais adopter une vision collégiale. Au même titre que le groupe PLR soutiendra les résolutions qui vont suivre en faveur de l’Ukraine et de sa population, nous invitons le Grand Conseil à déclarer son soutien aux mesures que notre gouvernement fédéral, notre président et notre ministre de la défense, vont devoir prendre. Ainsi, il n’est nullement temps de batailler ou de chicaner sur les moyens à mettre en place. Il retourne d’une mesure de soutien pure, non pas d’une réponse ou de solutions toutes faites, mais de discussions de principe. A ce stade, je n’estime pas que nous devions nous focaliser sur le fait que cela soit présenté par l’UDC ou le PLR, au même titre que les autres groupes, PS et autres, présenteront d’autres éléments que je suis aussi prêt à soutenir. Il n’est pas question de pensée unique, mais de situation dangereuse, et il existe différentes formes de soutien.
En conclusion, je vous invite à soutenir la proposition qui émane de deux groupes politiques, mais qui sont ravis de pouvoir partager avec d’autres.
J’estime qu’il s’agit de se montrer plus clairs, pondérés et respectueux de ce qui se passe sur notre planète. Dans le cadre de cette résolution, je propose à mon collègue Carrard d’accepter la proposition qui consiste à remplacer « les groupes UDC et PLR » par « le Parlement », au même titre que notre collègue Bouverat qui parle de « groupes » dans sa résolution. Ces deux résolutions peuvent être acceptées, mais en parlant du Parlement vaudois, un Etat souverain qui soutient ce qui se passe à l’Est de notre planète. Je vous remercie d’accepter cette proposition et de continuer nos travaux dans le respect des événements.
Il est vrai qu’après une entrée en matière solennelle porteuse d’un message honorable et partagé par l’ensemble des députés, il y a 15 minutes, dont témoigne la concentration de tout un chacun lors du respect de la minute de silence, la discussion s’est, depuis, polarisée de manière assez désagréable et assez lointaine de l’esprit dans lequel la séance a débuté. Certains dans la salle ont des contacts avec l’Ukraine. Pour moi, l’amie de mon fils vient de Kiev ; son père et sa famille ont dû quitter la ville pour regagner le sud. Malheureusement, la grand-mère maternelle, dont la mobilité est réduite, est bloquée dans son appartement et la personne qui s’en occupe ne peut pas traverser la ville pour se rendre auprès d’elle. Malgré mes recherches dans la loi et le règlement du Grand Conseil, j’ignore dans quelle mesure nous pourrions suspendre la séance afin que les chefs de groupe se mettent d’accord sur un texte susceptible d’être adopté de manière honorable, digne et respectueuse ; le jeu en vaut la chandelle. Néanmoins, je n’ai pas trouvé de base légale le permettant. De grâce, reprenons quelque hauteur relativement à un enjeu humanitaire qui nous concerne, non seulement en tant qu’Européens, mais a fortiori en tant qu’êtres humains.
Ayant été interpellé, je tiens à préciser que la résolution, qui reçoit en effet le soutien de trois groupes, est formulée conformément aux règles et au nom du Grand Conseil. A mon sens, je n’ai nulle modification à apporter au texte. Discuter d’un texte puis de l’autre constitue la procédure mise en place par la présidente ; je ne m’exprime par conséquent pas sur mon texte, mais m’y emploierai tout à l’heure.
Avant de réfléchir à mon éventuel soutien à cette résolution, j’aimerais comprendre en quoi le fait de soutenir une armée de défense – et non d’attaque – d’un pays neutre soutient les Ukrainiens. A ce stade, on peut imaginer que cela nous défend si nous nous sentons en danger, soit une démarche relativement égoïste qui n’amène strictement rien aux Ukrainiens. Si je fais erreur, j’accueillerai volontiers un complément d’explication.
Permettez-moi d’exprimer une opinion purement personnelle : il me semble que nous retombons dans nos travers politiques ; nul besoin d’une campagne électorale, nous sommes ainsi conformés que notre cerveau admet une sensibilité plutôt d’un côté que de l’autre, ce qui, en soi, n’est pas une mauvaise chose.
La pire des choses serait d’opposer les deux résolutions. En effet, chacune a sa place, dont celle proposée par la gauche portant sur l’accueil des réfugiés. L’Ukraine étant une nation européenne, les Ukrainiens peuvent de toute façon venir sur notre sol. Et, quant aux mesures concertées avec les autres nations, en une semaine, le Conseil fédéral a véritablement durci le ton et s’est mis au diapason. Voilà pour l’une des résolutions.
Quant à l’autre, il n’est nullement le cas d’initier une réflexion visant éventuellement, à terme, sur 20 ans, à renforcer notre armée, pas forcément avec des chars ou des avions, mais plutôt de mener une réflexion, qui doit s’opérer sur un terme relativement court, mais qui ne revêt pas l’urgence de l’immédiateté. En voyant les populations ukrainiennes qui quittent leur lieu de vie, leur logement, leur environnement, ne sachant ni si ni quand ils pourront y retourner, je repense aux images de la France de mai-juin 1940, de populations jetées sur les routes de l’exil, allant d’étape en étape et de gîte en gîte, ayant tout perdu. A cette analogie, notre cœur saigne ; nous devons effectivement porter un message d’espoir et de solidarité, ce qui ne s’oppose pas à une réflexion sur les lacunes éventuelles, voire certaines, de notre armée. De grâce, ne les opposons pas ; ce serait indigne de la cause que chacune et chacun, ici, nous désirons servir.
J’accepte très volontiers de modifier le texte de ma résolution en remplaçant « le PLR et l’UDC » par « le Parlement » pour que soit illustrée une position des groupes parlementaires, au pluriel, ni de gauche ni de droite – peut-être que la formulation de base était maladroite, je l’ignore. Nous sommes ici présents pour faire avancer le débat et amener des propositions. Si cette version non polarisée pouvait plaire au Parlement, cela me ravirait. Par conséquent, j’accepte de supprimer le terme « groupes PLR et UDC » et de le remplacer par « le Parlement », tel que proposé par M. Berthoud.
« Résolution Jean Daniel Carrard : — Le
s groupes PLR et UDC ontParlement a pris acte avec consternation (…)Le
s groupes PLR et UDC soutiennentParlement soutient le peuple ukrainien (...).»
La résolution est adoptée par 66 voix contre 46 et 19 abstentions.
Je demande le vote nominal.
Retour à l'ordre du jourCette demande est appuyée par au moins 20 membres.
Celles et ceux qui soutiennent la résolution votent oui ; celles et ceux qui s’y opposent votent non. Les abstentions sont possibles.
Au vote nominal, la résolution est adoptée par 68 voix contre 49 et 20 abstentions.
*insérer vote nominal