26_INT_74 - Interpellation Denis Dumartheray au nom de l'UDC et Stéphane Jayet PLR - Quel avenir pour le repeuplement des truites fario et l’engagement bénévole des sections de la SVPR ? (Développement).
Séance du Grand Conseil du mardi 16 juin 2026, point 6 de l'ordre du jour
Texte déposé
Une grande partie des truites capturées dans notre canton provient des piscicultures exploitées par les sections de la Société Vaudoise des Pêcheurs en Rivières (SVPR). Le plan de repeuplement est établi par l’État et plusieurs sections participent activement à sa mise en œuvre grâce à l’engagement de nombreux bénévoles. Sur les 6’000 km de cours d’eau que compte le canton, environ 3’600 km présentent une valeur piscicole suffisante pour garantir la vie d’une faune aquatique, et près de 900 km font l’objet d’un repeuplement régulier en truites fario à différents stades de développement.
Lors de la dernière assemblée générale de la SVPR, le chef de la section Chasse, Pêche et Espèces du canton de Vaud aurait laissé entendre qu’une orientation différente était envisagée dans le cadre de l’élevage des truitelles. Il aurait notamment été indiqué, à titre d’exemple, que la section de Rolle verrait sa dotation passer de 7’000 à 3’500 alevins, au profit d’une professionnalisation accrue de la production.
Cette perspective suscite une vive inquiétude parmi les bénévoles, qui peinent à comprendre cette nouvelle orientation et redoutent, à terme, une remise en cause de leur engagement. Or, les sections de la SVPR constituent un maillon essentiel du repeuplement de nos cours d’eau, mais aussi du maintien d’une biodiversité de proximité et d’un savoir-faire local précieux.
Dans un contexte budgétaire contraint, où chaque économie doit être examinée avec attention, il paraît difficilement compréhensible de se priver de l’apport des forces bénévoles que représentent les membres de la SVPR. Au-delà de leur contribution pratique, ces dernières participent également à l’ancrage territorial de la politique de gestion piscicole et à la transmission d’un engagement associatif utile à l’intérêt public.
Au vu de ce qui précède, j’ai l’honneur de poser les questions suivantes au Conseil d’État :
- Le Conseil d’État peut-il confirmer qu’une réorientation de la politique de production et de repeuplement des truites est actuellement envisagée ?
- Si tel est le cas, quels en sont les objectifs, les motifs et le calendrier de mise en œuvre ?
- Quelle place le Conseil d’État entend-il réserver, à court et moyen terme, aux sections de la SVPR dans le dispositif cantonal de repeuplement ?
- Le Conseil d’État a-t-il évalué les conséquences financières, organisationnelles et écologiques d’une diminution du rôle des bénévoles au profit d’une professionnalisation accrue de la production ?
- Comment le Conseil d’État entend-il préserver le savoir-faire, l’ancrage local et l’engagement bénévole que représentent aujourd’hui les sections de la SVPR ?
Conclusion
Souhaite développer