26_HQU_18 - Question orale Cendrine Cachemaille - Qui doit financer la destruction des nids de frelons asiatiques?.
Séance du Grand Conseil du mardi 10 février 2026, point 3.7 de l'ordre du jour
Texte déposé
La lutte contre le frelon asiatique passe par la destruction des nids de ce nuisible. Actuellement, si je ne trompe, les frais liés à cette destruction sont à la charge soit des communes, soit des propriétaires du terrain où se trouve le nid. Ces montants peuvent atteindre plusieurs milliers de francs, selon où se trouve le nid. Cette peur d'une facture importante peut freiner la volonté d'annonce lors de la découverte de l'un d'eux.
Le Conseil d'Etat envisage-t-il de revoir la manière, ou les responsabilités, dans le financement de la lutte contre les frelons asiatiques?
Transcriptions
Question orale Cendrine Cachemaille – Qui doit financer la destruction des nids de frelons asiatiques ? (26_HQU_18)
La lutte contre le frelon asiatique passe par la destruction des nids de ce nuisible. Actuellement, si je ne trompe, les frais liés à cette destruction sont à la charge soit des communes, soit des propriétaires du terrain où se trouve le nid. Ces montants peuvent atteindre plusieurs milliers de francs, selon où se trouve le nid. Cette peur d'une facture importante peut freiner la volonté d'annonce lors de la découverte de l'un d'eux.
Le Conseil d'Etat envisage-t-il de revoir la manière, ou les responsabilités, dans le financement de la lutte contre les frelons asiatiques ?
Le frelon asiatique est désormais installé en Suisse et poursuit sa colonisation. L'expérience européenne montre qu'une éradication durable est irréaliste. L'enjeu n'est donc plus de supprimer l'espèce, mais de cohabiter avec elle et de contenir ses effectifs dans les zones à risque. L'objectif consiste ainsi à limiter ses impacts, notamment sur la sécurité de la population, l'agriculture, en particulier l'apiculture et la biodiversité. Les recommandations nationales de gestion de cette espèce élaborées par le cercle exotique sont en cours d'actualisation.
Dans ce contexte, le Conseil d'Etat est conscient que la stratégie de lutte cantonale, l'implication des différents acteurs ainsi que le partage des coûts doivent être repensés. Un projet d'arrêté est à l'étude afin de préciser ces éléments. La destruction des nids primaires de mai à juillet dans l'espace bâti reste la mesure à privilégier pour contenir les effectifs de l'espèce et éviter que les reines ne se dispersent et construisent des nids secondaires en hauteur dont l'élimination est particulièrement coûteuse. La destruction des nids primaires est en effet plus simple et peut le plus souvent être réalisée sans recours aux pesticides. Compte tenu du coût modeste, celui-ci peut rester à la charge du propriétaire conformément au cadre légal. En revanche, des réflexions sont à l'étude visant une prise en charge partielle par le Canton des coûts d'élimination des nids secondaires situés dans des zones bâties d'intérêt public, lorsque des enjeux sécuritaires et sanitaires sont en jeu. Il appartiendra au Grand Conseil de se prononcer sur l'octroi de moyens nécessaires dans le cadre d'un crédit d'investissement dédié à la lutte contre les espèces exotiques qui devrait lui être soumis encore cette année.
Retour à l'ordre du jourJe remercie le Conseil d'État pour sa réponse. Je sais que nous sommes plusieurs dans ce Parlement à nous inquiéter de la présence des frelons asiatiques et du financement pour détruire ces nids. Je me réjouis donc de trouver ce projet de décret sur nos bureaux pour que nous puissions en discuter.