26_INT_50 - Interpellation Nathalie Jaccard et consorts au nom Les Vert.e.s - Cadmium dans les sols et l’alimentation – évaluation du risque sanitaire à long terme dans le canton de Vaud (Développement).
Séance du Grand Conseil du mardi 28 avril 2026, point 12 de l'ordre du jour
Texte déposé
Le cadmium est un métal lourd toxique reconnu pour ses effets cumulatifs, notamment sur les reins.
Sa présence dans les sols, liée en particulier à l’utilisation d’engrais phosphatés et aux dépôts atmosphériques, conduit à une contamination diffuse de la chaîne alimentaire, en particulier via les céréales, les légumes racines et les produits à base de cacao.
Si les données disponibles indiquent que les concentrations dans les sols sont globalement stables, elles font également état de dépassements ponctuels des valeurs indicatives.
Par ailleurs, au niveau suisse et européen, il est admis qu’une partie de la population présente une exposition proche des seuils tolérables à long terme.
À notre connaissance, la question de l’exposition de la population vaudoise au cadmium n’a pas fait l’objet d’un traitement spécifique et global à l’échelle cantonale, alors même qu’il s’agit d’un contaminant reconnu et suivi sur le plan scientifique.
Dans ce contexte, et au regard du caractère cumulatif du cadmium, il apparaît nécessaire de disposer d’une évaluation claire du risque sanitaire pour la population vaudoise.
Je prie dès lors le Conseil d’État de bien vouloir répondre aux questions suivantes :
- Le Conseil d’État considère-t-il que les niveaux actuels d’exposition de la population vaudoise au cadmium peuvent présenter un risque à long terme pour la santé, notamment au regard de son caractère cumulatif ?
- Dispose-t-il d’une évaluation spécifique à l’échelle cantonale de cette exposition, en particulier via l’alimentation ?
- Combien de sites agricoles présentent actuellement des dépassements des valeurs indicatives, d’investigation ou d’assainissement ?
- Le canton estime-t-il que les mesures actuelles sont suffisantes pour éviter une accumulation supplémentaire de cadmium dans les sols ?
- Quelles actions concrètes sont mises en œuvre pour réduire à la source les apports de cadmium, notamment via les engrais ?
- Le Conseil d’État envisage-t-il de renforcer son action selon le principe de précaution afin de limiter l’exposition de la population à moyen et long terme ?
D'avance, je remercie le Conseil d’État pour ses prochaines réponses
Conclusion
Souhaite développer
Liste exhaustive des cosignataires
| Signataire | Parti |
|---|---|
| Marc Vuilleumier | EP |
| Claire Attinger Doepper | SOC |
| Rebecca Joly | VER |
| Romain Pilloud | SOC |
| Pierre Zwahlen | VER |
| Muriel Thalmann | SOC |
| Sandra Pasquier | SOC |
| Pierre Fonjallaz | VER |
| Nathalie Vez | VER |
| Valérie Zonca | VER |
| Céline Misiego | EP |
| Vincent Bonvin | VER |
| Cendrine Cachemaille | SOC |
| Sébastien Humbert | V'L |
| Alberto Mocchi | VER |
| Hadrien Buclin | EP |
| Claude Nicole Grin | VER |
| Yolanda Müller Chabloz | VER |
| Joëlle Minacci | EP |
| Jean-Claude Favre | V'L |
| Yannick Maury | VER |
| Isabelle Freymond | IND |
| Patricia Spack Isenrich | SOC |
| Felix Stürner | VER |
| Yves Paccaud | SOC |
| Didier Lohri | VER |
| Géraldine Dubuis | VER |
| Martine Gerber | VER |
Documents
Transcriptions
Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourCette interpellation porte sur la présence de cadmium dans les sols du canton et son impact potentiel sur la santé à long terme. Le cadmium est un métal lourd, toxique, qui s’accumule dans l’organisme et peut se retrouver dans certains aliments du quotidien : notamment les céréales, les légumes racines – dont les pommes de terre et les carottes, qui sont souvent les premiers légumes donnés aux bébés – ou encore le chocolat, voire la vaisselle ancienne. Cette présence est en lien avec la contamination des sols par les engrais et les dépôts atmosphériques.
Même si la situation reste globalement stable, il existe des dépassements ponctuels, et une exposition chronique de la population demeure possible. L’interpellation vise donc à demander au Conseil d’Etat s’il considère cette exposition comme sans risques à long terme, notamment au regard de son caractère cumulatif, quelles données existent à l’échelle cantonale, et si les mesures actuelles suffisent ou doivent être renforcées selon le principe de précaution.
Retour à l'ordre du jourL’interpellation est renvoyée au Conseil d’Etat qui y répondra dans un délai de trois mois.