26_HQU_11 - Question orale David Raedler - Promotion des vins valaisans dans le Canton de Vaud: est-il temps d'éviter le quart-d'heure vaudois dans nos propres mesures?.
Séance du Grand Conseil du mardi 10 février 2026, point 3.21 de l'ordre du jour
Texte déposé
Le Conseil d’État valaisan a annoncé le 28 janvier dernier deux mesures urgentes de soutien pour son secteur vitivinicole, dont l'une (d’un million de francs) consiste à offrir, à tout restaurateur ou hôtelier établi en Suisse qui effectue des achats de vins AOC Valais pour un montant total de CHF 1000.-, un bon d’une valeur de CHF 200.- à faire valoir pour des vins AOC Valais auprès d’un producteur établi en Valais. En visant ainsi non seulement les acquéreurs en Valais, mais aussi et surtout tout acquéreur en Suisse, cette mesure présente un réel risque pour les vins vaudois: un hôtelier ou un restaurateur vaudois bénéficierait en effet par ce biais d'un "rabais" de 20% sur des vins valaisans, entraînant un biais concurrentiel vis-à-vis des vins vaudois.
Le Conseil d’État a-t-il pris contact avec le Conseil d’État valaisan au sujet des problématiques que cette mesure pose en termes de biais concurrentiels à l'échelle de tout le pays et, cas échéant, comment prévoit-il d'y répondre?
Transcriptions
Département de l’agriculture, de la durabilité, du climat et du numérique
Question orale David Raedler – Promotion des vins valaisans dans le Canton de Vaud : est-il temps d'éviter le quart-d'heure vaudois dans nos propres mesures ? (26_HQU_11)
Le Conseil d'Etat valaisan a annoncé, le 28 janvier dernier, deux mesures urgentes de soutien pour son secteur vitivinicole, dont l'une – d’un million de francs – consiste à offrir à tout restaurateur ou hôtelier établi en Suisse qui effectue des achats de vins AOC Valais pour un montant total de 1000 francs, un bon d'une valeur de 200 francs à faire valoir pour des vins AOC Valais auprès d'un producteur établi en Valais. En visant ainsi non seulement les acquéreurs en Valais, mais aussi et surtout tout acquéreur en Suisse, cette mesure présente un réel risque pour les vins vaudois. Un hôtelier ou un restaurateur vaudois bénéficierait en effet par ce biais d'un rabais de 20% sur des vins valaisans, entraînant un biais concurrentiel vis-à-vis des vins vaudois. Le Conseil d'Etat a-t-il pris contact avec le Conseil d'Etat valaisan au sujet des problématiques que cette mesure pose en termes de biais concurrentiel à l'échelle du pays ? Et, cas échéant, comment prévoit-il d'y répondre ?
L'utilisation de fonds publics pour subventionner directement une baisse de prix n'est pas conforme à nos engagements auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Préalablement à une intervention auprès du Conseil d'Etat valaisan, il est bon de se remémorer que cette action valaisanne trouve sa source d'inspiration dans la campagne des bons QOQA que mon prédécesseur, le conseiller d'Etat Philippe Leuba, a mis en place pendant la crise Covid, avec un très grand succès, auprès des vignerons et des vigneronnes de notre canton.
Dans le cadre du Plan avenir de la viticulture vaudoise, un montant de 3,5 millions provenant du fonds pour les risques non assurables, fonds constitués par les vignerons et les vigneronnes vaudoises à l'époque du phylloxéra, doit être débloqué pour reconduire exactement ces mesures. Pour ce faire, le Conseil d'Etat vous a transmis, à la mi-décembre 2025, un projet de modification de la Loi sur la viticulture. Nous avons demandé une séance en urgence. Cette commission aura lieu à la mi-mars. Dès lors, je me demande si le quart d'heure vaudois, qui est la seule demi-heure qui peut durer 45 minutes, n'est pas dans les mains du Grand Conseil...
Je n'ai pas compris la dernière remarque, mais ce n'est pas grave... En revanche, j'ai une question complémentaire, car que je n’ai pas obtenu de réponse à ma question. Avez-vous pris contact avec le Conseil d'Etat valaisan ? Si tous les cantons commencent à faire des actions qui visent toute la Suisse, cela reviendra au même. Ainsi, chaque canton va payer pour que tous les acquéreurs, quelle que soit leur localisation en Suisse, aient 20% de moins sur les vins. Or, je ne pense pas que ce soit idéal. La problématique valaisanne vient du fait que leur offre de 20 % vise tous les acquéreurs en Suisse, contrairement aux bons QOQA ou à d'autres plans de relance constatés dans d'autres cantons où seuls des acquéreurs locaux sont visés – par exemple les hôteliers vaudois, mais pas la Suisse entière. Est-ce que vous avez pris contact avec le Valais pour savoir s'ils étaient conscients de la problématique ?
Retour à l'ordre du jourJe peux vous assurer que je suis en contact régulier avec nos voisins pour nous coordonner avec eux, surtout dans des périodes aussi difficiles pour le monde viticole que celle que nous traversons actuellement.