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26_HQU_17 - Question orale Denis Dumartheray au nom et consort Josephine Byrne Garelli, Marc Morandi, Cédric Echenard - Présence de 1,2,4-triazole dans l’eau potable alimentée par le Léman.

Séance du Grand Conseil du mardi 10 février 2026, point 3.6 de l'ordre du jour

Texte déposé

Les député.es du secteur du SIDERE ont été invité à participer à une séance regroupant les Comités Directeurs des distributeurs d’eau du SIDERE, du SITSE, du SAPAN et des services industriels de Nyon.

Le 26 septembre 2025 les Cantons de Genève, Valais et Vaud publiaient un communiqué de presse indiquant la présence de 1,2,4-triazole dans l’eau potable, le rapport d’expert confirmait l’absence de risque sanitaire.

Les distributeurs d’eau potable avaient été avisés une semaine plus tôt de la situation par l’OFCO. Comme indiqué dans le communiqué de presse, c’est « en concertation avec les autorités cantonales, les distributeurs exploreront les options de modification de la méthode de traitement des eaux potables (...) » force est de constater que depuis, le canton a abandonné les distributeurs, les laissant seuls devant une situation pour le moins sérieuse. 

 

 

J’ai l’honneur de poser la question suivante au Conseil d’État :

Le Conseil d’État peut-il confirmer que les sources de la pollution identifiées à la hauteur de Monthey (VS) ont bien été circonscrites ?

Transcriptions

M. Denis Dumartheray (UDC) —

Question orale Denis Dumartheray au nom et consort Josephine Byrne Garelli, Marc Morandi, Cédric Echenard – Présence de 1,2,4-triazole dans l’eau potable alimentée par le Léman. (26_HQU_17)

Les député·es du secteur du Service intercommunal de distribution d’eau potable de Rolle et environs (SIDERE) ont été invité à participer à une séance regroupant les Comités directeurs des distributeurs d’eau du SIDERE, des Services industriels de Terre Sainte et environs (SITSE), de la Société anonyme pour le pompage et l'adduction d'eau du lac pour la région nyonnaise (SAPAN) et des services industriels de Nyon.

Le 26 septembre 2025, les Cantons de Genève, Valais et Vaud publiaient un communiqué de presse indiquant la présence de 1,2,4-triazole dans l’eau potable ; le rapport d’expert confirmait l’absence de risque sanitaire.

Les distributeurs d’eau potable avaient été avisés une semaine plus tôt de la situation par l’Office de la consommation (OFCO). Comme indiqué dans le communiqué de presse, c’est « en concertation avec les autorités cantonales, les distributeurs exploreront les options de modification de la méthode de traitement des eaux potables (...) » force est de constater que depuis, le Canton a abandonné les distributeurs, les laissant seuls devant une situation pour le moins sérieuse.

J’ai l’honneur de poser la question suivante au Conseil d’État :

Le Conseil d’État peut-il confirmer que les sources de la pollution identifiées à la hauteur de Monthey (VS) ont bien été circonscrites ?

M. Vassilis Venizelos (C-DJES) — Conseiller d’Etat

Le Conseil d'Etat tient à souligner que les services de l'environnement des cantons de Vaud, Valais et Genève sont en contact régulier tant sur le plan technique que juridique sur ce dossier, qui est d'ailleurs porté par nos deux départements, celui dont j'ai la charge et celui de Mme Dittli. Les investigations menées par les autorités valaisannes ont permis d'attribuer la source de la pollution au 1 2 4 triazole, au rejet dans le Rhône provenant du site chimique de Monthey. Ainsi, c’est le canton du Valais qui est compétent pour autoriser le déversement d'eaux industrielles provenant d'entreprises sises sur le territoire valaisan. Le service de l'environnement valaisan a donc engagé une procédure administrative pour prendre des mesures à la source. Et, selon les dernières informations obtenues, Syngenta a mis en place, à la demande des autorités valaisannes, un dispositif provisoire consistant à incinérer les eaux chargées en 1,2,4-triazole en attendant une solution pérenne de traitement des eaux à la source. Elles ne sont ainsi plus déversées à la STEP de CIMO, et les rejets dans le Rhône sont actuellement stoppés. Enfin, le Conseil d'Etat relève que sur la base des analyses réalisées dans les eaux superficielles cantonales et des informations transmises par les entreprises vaudoises, aucun rejet industriel de 1,2,4-triazole n'a été identifié sur le territoire cantonal. 

M. Denis Dumartheray (UDC) —

Difficile de se contenter de cette réponse, lorsqu'on sait qu'environ 52 tonnes de triazole ont été déversées par les entreprises dans le Rhône et de facto dans le lac Léman. En effet, la pollution aujourd'hui au triazole – si elle ne porte pas atteinte à la santé, puisqu'il faut boire 700 litres d'eau non conformes par jour pour avoir un risque sanitaire – il semble que nous nous trouvions loin d'un grand risque. En revanche, si l'on veut traiter cette eau – la demande adressée aux fournisseurs d'eau – il s’agira de millions à engager. Il faut compter environ un investissement de 60 millions de francs. Quelque chose d’identique au traitement de l’eau dans nos STEP. Ma question complémentaire est donc la suivante : le Canton de Vaud a-t-il entamé une procédure en responsabilité contre l'entreprise à la source de la pollution ? Sinon, ceci est-il à l'ordre du jour, sachant que les coûts de traitement de l'eau du Léman s’élèveront à plusieurs dizaines de millions de francs ? 

M. Vassilis Venizelos (C-DJES) — Conseiller d’Etat

Je comprends que vous restiez sur votre faim et que cette réponse ne puisse pas vous satisfaire, mais c'est la réponse du Conseil d'Etat. Cette situation est liée à nos modes de production, nos modes de consommation. Evidemment, quand on a affaire à une telle pollution, la recette la plus efficace, c'est de couper le robinet. C'est l'action qui a été entreprise par les différents cantons. Des mesures ont été prises au niveau de Syngenta. Nous avons pu effectuer différentes analyses au niveau du delta du Rhône pour nous assurer que la source était bien liée à l'activité de Syngenta ; ce qui semble être confirmé. Mais, évidemment, compte tenu des procédures judiciaires, je ne serai pas définitif sur cette analyse, mais selon mon appréciation, nous avons réussi à stopper la source de la pollution. On devrait d'ailleurs s'inspirer d'une telle démarche pour d'autres types de pollution, typiquement les PFAS. Pour répondre à votre question, pour l'heure, la voie privilégiée par le Canton avec les cantons de Genève et du Valais est conventionnelle. Pour l'heure, nous sommes en train de discuter de différentes options pour nous assurer que cette pollution soit stoppée et traitée. Et évidemment, une discussion sera relative à la prise en charge des coûts. Vous avez raison de rappeler que ces coûts pourraient être conséquents. Enfin, si la voie conventionnelle est privilégiée par le canton, nous n'excluons pas la voie judiciaire. 

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