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26_INT_8 - Interpellation Blaise Vionnet et consorts - Après les pôles santé, les hôpitaux et les EMS, les infirmiers-ères sont-ils la nouvelle cible des coupes du Conseil d'Etat ? (Développement).

Séance du Grand Conseil du mardi 3 février 2026, point 4 de l'ordre du jour

Texte déposé

Nous avons appris avec une grande incompréhension que le Conseil d’Etat avait pris la décision par l’arrêté du 3 décembre 2025 de baisser de façon très importante le financement résiduel des soins ce qui nous interpelle vivement. 

Dans la LaMal, il est précisé qu’il est du devoir des Cantons de couvrir une partie des frais liés aux prestations fournies par les infirmiers-ères indépendantes. Cette partie des frais couverts par le Canton correspond au financement résiduel. Pour les prestations effectuées au domicile des patients, le financement résiduel est maintenu au niveau antérieur. Par contre, pour les prestations fournies au cabinet de l’infirmier-ère, le financement résiduel chute de façon très importante.

A titre d’exemple, si nous reprenons les chiffres des 2 tableaux de l’annexe 1, une infirmière qui faisait à son cabinet une évaluation ou donnait des conseils était rétribuée 117.08 frs de l’heure dont 76.90 par l’AOS et 40.18 par l’Etat. 

Suite à ce nouvel arrêté, le Conseil d’Etat décide d’abaisser de presque 30 frs sa contribution qui passe de 40.18 frs à 10.84 frs. Cela implique que l’infirmier-ère ne gagne plus que 87.74 au lieu des 117.08 de l’heure pour une telle prestation.

De même pour les prestations liées à l’examen ou au traitement des patients qui étaient de 96.36 frs par heure, le nouvel arrêté fixe le montant horaire à 75.67 frs soit une baisse de la contribution de l’Etat de plus de 20 frs passant de 33.36 frs à 12.67 frs.

Ces baisses importantes vont entrainer la fermeture de nombreux cabinets d’infirmiers-ères. En effet, cela représente une baisse d’environ un quart de leurs revenus horaires ce qui rend incompatible leur activité avec la viabilité d’un cabinet infirmier et de ses charges fixes. 

La majorité des prises en charge effectuées par les infirmiers-ères indépendant-es sont mixtes. Le début de la prise en charge peut s’effectuer à domicile et la suite du traitement s’effectue au cabinet de l’infirmier-ère ou inversement car le cadre de la prise en charge doit s’adapter à chaque situation, d’autant plus pour des patients souffrants de troubles psychiatriques. La sortie au cabinet est souvent porteuse d’un enjeu thérapeutique majeur.

Une deuxième thématique à dénoncer est l’effet rétroactif exigé par cet arrêté avec effet au 1 janvier 2025 alors que l’arrêté date du 3 décembre 2025. Comment le Conseil d’Etat peut-il appliquer une telle sanction ? En effet, il s’agit bien d’une sanction. Les infirmiers-ères ont exercé légalement leur profession sur la base d’un barème officiel en vigueur, ils ont facturé selon les règles connues et ont organisé leur activité professionnelle sur cette base. Comment le Canton peut-il soudain décider unilatéralement de changer les règles et cela avec un effet rétroactif d’une année qui représente au minimum 25% de leur chiffre d’affaires ?

Nous souhaitons interroger le Conseil d’Etat sur plusieurs points :

 

  1. Quelle est la vision du Conseil d’Etat sur les soins fournis par les infirmiers et infirmières exerçant de façon indépendante à leur cabinet ou au domicile des patients ? Considère-t-il de tels soins comme un luxe pour se permettre de couper le revenu de ces prestataires de soins d’une manière aussi importante ?

 

     2. Comment le Conseil d’Etat peut-il justifier un effet rétroactif d’une telle ampleur qui signifie              pour ces infirmiers-ères de rembourser un quart de leur chiffre d’affaires sur une année et                cela sans concertation préalable qui aurait permis aux soignants de s’organiser pour autant            que cela soit encore possible ?

 

    3. Cet arrêté va à l’encontre de l’article 117b de la Constitution fédérale, article issu de l’initiative         « pour des soins infirmiers forts » et qui vise à soutenir le travail des infirmiers-ères. Comment         le Conseil d’Etat peut-il justifier les décisions de l’arrêté du  3 décembre 2025 face à cet article         constitutionnel ?

 

 

Nous remercions le Conseil d’Etat de ses réponses

 

                              Blaise Vionnet   

 

Lien pour accéder à l’arrêté du 3 décembre 2025 du Conseil d’Etat

https://sieldocs.vd.ch/ecm/app18/service/siel/getContent?ID=2342609

 

Conclusion

Souhaite développer

Liste exhaustive des cosignataires

SignataireParti
Denis CorbozSOC
Yannick MauryVER
Laurent MiévilleV'L
Yolanda Müller ChablozVER
Hadrien BuclinEP
Jean-Louis RadiceV'L
Julien EggenbergerSOC
Cendrine CachemailleSOC
Patricia Spack IsenrichSOC
Aurélien DemaurexV'L
Stéphane BaletSOC
Valérie ZoncaVER
David VogelV'L
Joëlle MinacciEP
Vincent BonvinVER
Circé FuchsV'L
Jerome De BenedictisV'L
Martine GerberVER
Graziella SchallerV'L
Felix StürnerVER
Denis DumartherayUDC
Alberto MocchiVER
Géraldine DubuisVER
Sébastien HumbertV'L
Virginie PilaultSOC
Muriel ThalmannSOC
Séverine GraffSOC
Oscar CherbuinV'L
Jean-Daniel CarrardPLR
Sylvie PodioVER
Josephine Byrne GarelliPLR
Jean-Claude FavreV'L
Isabelle FreymondIND
Claude Nicole GrinVER
Laure JatonSOC
Céline MisiegoEP
Théophile SchenkerVER
Jean Valentin de SaussureVER
Pierre FonjallazVER
Sébastien CalaSOC
Sandra PasquierSOC
Anna PerretVER
Cédric EchenardSOC

Documents

Transcriptions

Visionner le débat de ce point à l'ordre du jour
M. Blaise Vionnet (V'L) —

Par cette interpellation et avec l’appui de plus de 40 cosignataires, je me fais le porte-parole des infirmiers et infirmières indépendants qui sont dans l’incompréhension, dans la colère, dans la révolte face à la décision prise par le Conseil d’Etat. En effet, le remboursement des soins infirmiers s’opère en partie par l’Assurance obligatoire des soins (AOS) – ce qui demeure – et en partie par le Canton par le biais de ce que l’on nomme le financement résiduel. 

Or, dans l’arrêté du 3 décembre 2025, le Conseil d’Etat a décidé unilatéralement d’abaisser de deux tiers environ sa contribution au financement résiduel. Dès lors, le revenu moyen pour les infirmiers et infirmières indépendants passe de 100 à 75 francs, soit une baisse de 25 % de leur chiffre d’affaires. Comment est-il possible d’assumer les frais généraux et un salaire pour un cabinet d’infirmiers indépendants avec 75 francs de revenu horaire ? 

La deuxième question abordée dans cette interpellation porte sur la décision du Conseil d’Etat d’imposer un rétroactif de cette baisse de revenu au 1er janvier 2025, alors que l’arrêté remonte à décembre 2025. La majorité des infirmiers et infirmières devront fermer leur cabinet. Est-ce la volonté du Conseil d’Etat, alors que le peuple vient d’accepter l’initiative pour des soins infirmiers forts ? Vous l’aurez saisi, nous ne comprenons pas la décision choquante du Conseil d’Etat. Et, par cette interpellation, nous demandons des clarifications urgentes.

M. Stéphane Montangero (SOC) — Président

L’interpellation est renvoyée au Conseil d’Etat qui y répondra dans un délai de trois mois. 

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