Sous-navigation

Votre identité

Espace sécurisé

Gérez facilement vos démarches administratives en ligne pour les particuliers, entreprises, fondations et communes.
Exemples de démarches
  • Remplir et déposer sa déclaration d’impôt
  • Consulter son dossier fiscal
  • Remplacer son permis de conduire (particuliers)
  • S’inscrire à la maturité professionnelle post-CFC (étudiants)
  • Obtenir une première autorisation frontalière (entreprises)
  • Demander un soutien à un projet culturel (associations)
  • Accéder au registre cantonal des personnes (communes)

Portail IAM

Accès aux applications pour les collaborateurs-trices de l’Etat de Vaud et les partenaires.
Exemples d’applications
  • ACTIS (Camac 2010)
  • EasyVista
  • LAGAPEO
  • LA PLACE
  • NEO
  • PAREO
  • Passerelle Employeur - Impôts à la source
  • RCPers - Registre Cantonal des Personnes
  • Réquisition - Désignation Électronique (ReqDes)
  • RDU
  • Themis
  • Votelec - Dépouillement
  • Wiki projets ACV

Section de recherche

26_MOT_49 - Motion Jean Valentin de Saussure et consorts au nom du groupe des Vert.e.s - Pour un indice de canopée et de végétalisation minimal et contraignant dans les constructions et infrastructures.

Séance du Grand Conseil du mardi 18 août 2026, point 2.21 de l'ordre du jour

Texte déposé

L'été 2026 restera l'un des plus chauds jamais enregistrés en Suisse, battant tous les records de température et de canicules. Le canton de Vaud n'a pas été épargné, avec des alertes canicule répétées et des températures dépassant régulièrement 35°C. Le dérèglement climatique touche déjà, concrètement, la santé et le quotidien des Vaudoises et des Vaudois. Cette réalité illustre la nécessité de lutter contre les îlots de chaleur et de proposer des lieux de fraîcheur et d'ombre.

Dans les projets de construction, le budget de végétalisation arrive trop souvent en fin de processus, comme variable d'ajustement, plutôt que comme exigence fixée dès le concours. L'indice de pleine terre existant mesure une surface, pas un effet rafraîchissant : une pelouse et un bosquet d'arbres matures y comptent de la même manière, alors que leur capacité rafraîchissante diffère fortement. Selon la littérature scientifique, un effet de rafraîchissement substantiel n'apparaît qu'au-delà d'environ 30-40% de couvert arboré local, combiné aussi aux toitures et façades végétalisées. Concrètement, cette motion vise à inclure un indice minimal de canopée et de végétalisation pour tout projet de construction ou d'infrastructure majeur, afin d'apporter une réponse structurelle aux épisodes de chaleur extrême des prochaines décennies.

 

Végétaliser, c'est bien. Renforcer la canopée, c'est mieux. Multiplier les strates — haies, arbustes, buissons, cordons végétalisés — pour conjuguer fraîcheur, biodiversité, brise-vent, brise-vue, atténuation du bruit et bien-être, c'est l’idéal à atteindre : ces strates jouent un rôle que la seule canopée arborée ne peut assurer, notamment pour la biodiversité. Le choix d'essences résistantes au climat qui change et comestibles — arbres fruitiers, arbustes à petits fruits, haies nourricières — permet d'y ajouter une dimension de résilience alimentaire, dans un territoire où l'agriculture n'est pas non plus épargnée par les canicules à répétition.

 

Deux exemples récents illustrent le vide réglementaire que cette motion entend combler. L'esplanade de Plateforme 10 à Lausanne — très largement minérale et surnommée « la plancha » dès son inauguration — est souvent citée comme parfait exemple d'îlot de chaleur en ville alors que construite récemment. Plus récemment encore, des tronçons du nouveau tram lausannois arrivant au Flon ont été construits sans un arbre ni un mètre carré de gazon. Les contraintes invoquées montrent que la végétalisation continue d'être traitée comme une option négociable plutôt que comme une exigence de conception, y compris dans des infrastructures encore en chantier aujourd'hui.

 

Le canton de Vaud n'est pas homogène : la densité bâtie, l'espace disponible et les besoins de rafraîchissement diffèrent fortement entre centres urbains denses (Lausanne, agglomération), zones périurbaines et communes rurales. Planter massivement en campagne, où la végétation est déjà abondante, n'a pas le même sens ni la même urgence qu'en ville, où les îlots de chaleur sont concentrés. L'indice proposé doit donc être modulé par typologie territoriale, avec des seuils différenciés selon le degré de minéralisation existant et la densité du bâti, plutôt qu'une norme uniforme appliquée telle quelle partout.

 

Le canton de Zurich a par exemple anticipé cette évolution : sa loi cantonale sur l'aménagement du territoire (PBG, en vigueur depuis le 1er décembre 2024) distingue les arbres à grande couronne, avec des exigences précises de volume de substrat et de profondeur de fosse, complétée par son indice de surface verte (Grünflächenziffer).

 

En conséquence, nous demandons au Conseil d'État :

  • ⁠de compléter les directives applicables aux bâtiments et infrastructures de l'État par un indice de canopée et de végétalisation minimal et contraignant, intégrant les différentes strates végétales (arborée, arbustive, buissonnante), pondéré selon l'efficacité rafraîchissante réelle (canopée au sol, toitures/façades) et modulé selon la typologie territoriale (urbain dense, périurbain, rural) ;
  • ⁠de fixer un plancher minimal non réductible réservé à la canopée arborée au sol, non substituable par de la végétalisation du bâti ;
  • ⁠d'encourager, dans le choix des essences, des espèces adaptées au climat qui change, et comestibles, contribuant à la fois à la fraîcheur, à la biodiversité et à la résilience alimentaire du territoire ;
  • ⁠de garantir le budget nécessaire, dans les projets de l'État, dès la phase de concours ou d'avant-projet, pour que la végétalisation ne soit plus une variable d'ajustement;
  • ⁠de mettre à disposition des communes vaudoises un modèle d'indice de canopée et de végétalisation multistrate, pondéré et modulable par typologie territoriale, en complément de l'indice de pleine terre existant, à transposer dans les PACom et applicable aux constructions privées.

Conclusion

Renvoi à une commission avec au moins 20 signatures

Liste exhaustive des cosignataires

SignataireParti
Anna PerretVER
Oscar CherbuinV'L
Yves PaccaudSOC
Yannick MauryVER
Blaise VionnetV'L
Sébastien HumbertV'L
Claude Nicole GrinVER
Martine GerberVER
Ariane MorinVER
Thanh-My Tran-NhuSOC
Cloé PointetV'L
Oleg GafnerVER
Sylvie PodioVER
Nathalie JaccardVER
Alberto MocchiVER
Géraldine DubuisVER
Cédric EchenardSOC
Valérie ZoncaVER
Jean-Claude FavreV'L
Laurent BalsigerSOC
Muriel ThalmannSOC
Kilian DugganVER
Théophile SchenkerVER
Yolanda Müller ChablozVER
Retour à l'ordre du jour

Partager la page