26_HQU_58 - Question orale Pierre Zwahlen - Un expert des coupes sombres?.
Séance du Grand Conseil du mardi 28 avril 2026, point 3.2 de l'ordre du jour
Texte déposé
En publiant ses comptes 2025, le Conseil d'Etat annonce faire appel à l'expertise externe de M. Serge Gaillard, pour assainir les finances du Canton.
Le rapport qui porte le nom de l'ancien chef de l'administration financière fédérale contenait il y a deux ans toute une série de propositions d'économies ravageuses contre la formation, la solidarité sociale, l'accueil de jour des enfants, les assainissements énergétiques ou les transports ferroviaires par exemple. Malgré des redimensionnements opérés par le Parlement fédéral notamment, les Cantons doivent maintenant faire face à d'importants reports de charges.
Quelles lignes rouges seront-elles fixées aux expertes et experts externes, en vue d'établir leurs futures propositions budgétaires ?
Transcriptions
Question orale Pierre Zwahlen – Un expert des coupes sombres ? (26_HQU_58)
En publiant ses comptes 2025, le Conseil d’Etat annonce faire appel à l’expertise externe de M. Serge Gaillard pour assainir les finances du canton. Le rapport qui porte le nom de l’ancien chef de l’administration fédérale des finances contenait, il y a deux ans, toute une série de propositions d’économies ravageuses à l’encontre de la formation, de la solidarité sociale, de l’accueil de jour des enfants, des assainissements énergétiques ou des transports ferroviaires. Malgré les retouches opérées notamment par le Parlement fédéral, les cantons doivent désormais faire face à d’importants reports de charges. Quelles lignes rouges seront-elles fixées aux expertes et experts externes en vue d’établir leurs futures propositions budgétaires ?
Lors de la présentation des comptes 2025, le Conseil d’Etat a indiqué qu’avec le concours d’experts externes, il poursuivra ses efforts, dans un contexte incertain, pour atteindre à moyen terme l’équilibre financier, tout en garantissant des conditions propices à l’attractivité du Canton ainsi que des prestations de qualité à la population vaudoise. Le Conseil d’Etat a choisi comme conseiller M. Gaillard, expert reconnu et ancien directeur de l’Administration fédérale des finances, qui sera secondé par Mme Franziska Schneeberger et M. Tobias Beljean de la société Bolz + Partner Consulting AG, tous deux experts en gestion et finances publiques ayant accompagné plusieurs cantons dans l’analyse de leurs finances, notamment Thurgovie, Lucerne et Nidwald.
Le recours à ces experts permettra au Conseil d’Etat de s’assurer, dans une première phase, que les travaux en cours pour 2027 s’inscrivent de manière cohérente dans la trajectoire de retour à l’équilibre. La seconde étape portera sur un accompagnement stratégique pour les années 2028 à 2030, notamment par une comparaison des principales tâches de l’Etat et de leurs charges par rapport aux cantons de Zurich et de Berne. Les propositions formulées par les mandataires seront soumises au gouvernement, qui en fera l’appréciation politique et déterminera celles qu’il entend retenir en vue de leur intégration dans les prochains exercices budgétaires ou dans le cadre d’autres réformes.
Je vous remercie de cette réponse. Le canton de Fribourg vient de vivre une votation sur un programme d’économies qui a été rejeté par près de sept votants sur dix. Dès lors, le fait que le gouvernement renonce à fixer des lignes rouges ne risque-t-il pas de favoriser une convergence de toutes les oppositions contre les différentes mesures d’économies envisagées ? Je pense notamment aux communes, aux milieux de la santé, aux services publics ainsi qu’aux collaboratrices et collaborateurs de l’État…
Je vous rappelle qu’il s’agit d’une brève question complémentaire, monsieur le député.
Je me permets de reposer ma question complémentaire : le Conseil d’État entend-il laisser se coaliser l’ensemble des oppositions contre les mesures d’économies les plus diverses ?
Retour à l'ordre du jourL’objectif du Conseil d’Etat reste le même : accompagner le développement de notre Canton, assurer les conditions-cadres et les prestations à la population, tout en maîtrisant nos finances publiques. Un certain nombre d’efforts restent à accomplir dans ce contexte, comme nous avons largement eu l’occasion d’en débattre lors des travaux budgétaires. Les faits et les chiffres sont têtus en la matière, et il est de la responsabilité non seulement du gouvernement, mais aussi du Parlement et de l’ensemble des acteurs concernés, de trouver les chemins permettant d’atteindre ces objectifs.