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25_HQU_115 - Question orale Hadrien Buclin - Temps d’attente aux urgences pédiatriques du CHUV : comment améliorer la situation ?.

Séance du Grand Conseil du mardi 7 octobre 2025, point 3.11 de l'ordre du jour

Texte déposé

Dans son édition du 13 septembre dernier, le quotidien 24 Heures relate le cas d’un père qui s’est rendu aux urgences avec son fils après avoir roulé par inadvertance avec sa voiture sur le pied de ce dernier. Ces deux personnes ont dû rentrer chez eux après quasiment cinq heures d’attente, sans avoir reçu de diagnostic et de prescription médicale. Si le tri des patient·es en fonction de la gravité des cas impose logiquement des temps d’attente pour les cas non urgents, la situation décrite ici reste regrettable et ne semble malheureusement pas isolée, en lien avec une situation de sous-effectif des équipes médicales. Quelles mesures le Conseil d’État peut-il prendre pour garantir que chaque enfant puisse être pris en charge dans un délai raisonnable ?

Transcriptions

M. Hadrien Buclin (EP) —

Question orale Hadrien Buclin - Temps d’attente aux urgences pédiatriques du CHUV : comment améliorer la situation ? (25_HQU_115) 

Dans son édition du 13 septembre dernier, le quotidien 24heures relate le cas d’un père qui s’est rendu aux urgences avec son fils après avoir roulé par inadvertance avec sa voiture sur le pied de ce dernier. Ces deux personnes ont dû rentrer chez elles après quasiment 5 heures d’attente, sans avoir reçu de diagnostic et de prescription médicale. Si le tri des patientes et patients en fonction de la gravité des cas impose logiquement des temps d’attente pour les cas non urgents, la situation décrite ici reste regrettable et ne semble malheureusement pas isolée, en lien avec une situation de sous-effectif des équipes médicales. Quelles mesures le Conseil d’Etat peut-il prendre pour garantir que chaque enfant puisse être pris en charge dans un délai raisonnable ?

Mme Rebecca Ruiz (C-DSAS) — Conseiller-ère d’Etat

A titre préalable, j’indique que je ne me prononcerai pas sur des cas particuliers, n’ayant évidemment pas accès aux données médicales des patientes et des patients du CHUV. En préambule et de manière générale, le Conseil d’Etat souhaite aussi rappeler que l’accès aux services d’urgence est garanti au CHUV, que ce soit pour les enfants ou les adultes, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par année.

Comme l’indique à juste titre la question posée par M. Buclin, il est nécessaire de procéder à un tri des patients en fonction de la gravité et de l’urgence des situations pour assurer la sécurité des patientes et des patients via une priorisation, selon des critères médicaux tout à fait stricts. Ceci dit, pour les cas d’urgence moins lourds, la prise en charge rapide de ces cas bénins – quand cela est évidemment possible – est néanmoins importante, car elle permet ainsi de libérer des capacités d’accueil au profit de cas plus urgents et améliore aussi la satisfaction des familles, qui ont moins de temps à attendre. Une filière rapide, appelée « filière verte », a ainsi été mise en place spécifiquement pour absorber les degrés d’urgence et fluidifier le flux de ces urgences. L’affluence dans ce type de service étant par nature difficilement prévisible, les délais d’attente pour les urgences non vitales peuvent ainsi malheureusement varier, même si certaines constantes peuvent s’observer. 

En ce qui concerne les urgences pédiatriques, la fréquence de leur recours est plus importante l’hiver, les samedis et dimanches entre 15h et 23h, et en dehors des vacances scolaires. Les faits relatés dans l’article du 24heures se seraient passés dans la soirée du samedi 6 septembre ; renseignement pris auprès du CHUV, il s’agissait d’une soirée avec un volume d’activité élevé, mais usuel pour un samedi soir. Par ailleurs, les équipes médico-soignantes étaient au complet, mais certaines situations particulières ce jour-là ont nécessité des soins d’une durée plus longue que d’habitude. 

En outre, le Conseil d’Etat relève que la période d’adaptation suite au récent emménagement à l’hôpital des enfants, qui a été inauguré en mai de cette année, n’est pas tout à fait terminée et impacte parfois encore le fonctionnement des urgences médico-chirurgicales. Les équipes travaillent dans des locaux nouveaux, avec du matériel et des processus qui sont également en partie nouveaux. Dès lors, son fonctionnement va devoir encore se fluidifier, notamment au regard des interfaces avec les autres services, par exemple les délais de transfert de patients vers les unités d’hospitalisation ou les délais d’attente pour l’approvisionnement en lits. Les équipes médico-soignantes du service voient également leur rôle évoluer, puisqu’elles prennent désormais en charge des cas complexes : par exemple, les domaines de l’oncologie, de la neurologie ou de la cardiologie, autrefois plutôt pris en charge dans les bâtiments hospitaliers au sein même du CHUV. Cependant, les urgences étaient quant à elles prises en charge à l’hôpital de l’enfance de Montétan. La direction générale du CHUV travaille donc actuellement avec les cadres et les équipes concernées pour que cette nécessaire période d’adaptation soit aussi courte que possible. 

Pour conclure, le Conseil d’Etat rappelle que les enfants pris en charge aux urgences pédiatriques du CHUV sont triés selon la gravité de leur cas. Des ajustements sont encore nécessaires avant que les équipes puissent s’adapter pleinement aux nouveaux bâtiments dans lesquels elles évoluent, notamment en renforçant la fluidité. Le CHUV est tout à fait attentif à la mise en œuvre de ces ajustements à travers sa direction générale. 

M. Hadrien Buclin (EP) —

Merci, madame la conseillère d’Etat, pour cette réponse. Ma question complémentaire est la suivante : ne serait-il pas opportun d’essayer de renforcer les équipes médicales durant ces plages dont on sait qu’elles sont chargées, telles que les week-ends en fin de journée ou en soirée ?

Mme Rebecca Ruiz (C-DSAS) — Conseiller-ère d’Etat

Les équipes sont évidemment déjà renforcées durant ces plages. Il n’y a pas de prévisibilité par rapport à des situations d’urgence, mais selon les constantes analysées, il y a de toute façon toujours plus de staff présent durant ces heures. J’ai eu un échange avec la directrice du CHUV en lien avec cette thématique qui est abordée par votre question de ce jour. La directrice, Mme Charmet, suit l’affaire et m’a dit être en contact direct pour évaluer les besoins en termes d’équivalents plein temps (EPT) de la part des urgences, sur la base des cas avec une analyse qui doit encore être menée. 

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