Communications
Séance du Grand Conseil du mardi 13 décembre 2022, point 1 de l'ordre du jour
Transcriptions
Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourRéponses du Conseil d’Etat aux simples questions, résolutions, déterminations et pétitions
Durant la semaine écoulée, le Conseil d’Etat a transmis au Grand Conseil les réponses suivantes :
- Réponse du Conseil d'Etat au Grand Conseil à la simple question Alexandre Rydlo - Les panneaux publicitaires lumineux installés à des endroits publics sous régime d’une prestation de service public, notamment à certains arrêts des transports publics, sont-ils en adéquation avec le Plan Climat du Conseil d’Etat ? (22_QUE_25)
- Réponse du Conseil d'Etat au Grand Conseil à la simple question Hadrien Buclin - Présence du loup dans le canton : des informations plus précises seraient utiles (22_QUE_32)
- Réponse du Conseil d'Etat au Grand Conseil à la simple question Jean-Rémy Chevalley et consorts - Ne pas se laisser dépasser ! (22_QUE_36)
- Réponse du Conseil d'Etat au Grand Conseil à la simple question Didier Lohri - Contenu du décret "Eclairage public - recharge véhicules électriques" (22_QUE_37)
- Réponse du Conseil d'Etat au Grand Conseil à la simple question Céline Misiego et consorts au nom EP - Peut-on obliger l'extinction des lumières à caractères publicitaires ? (22_QUE_38)
- Réponse du Conseil d'Etat au Grand Conseil à la résolution Yvan Pahud et consorts au nom du groupe UDC et PLR - Task force énergie vaudoise(22_RES_13)
- Réponse du Conseil d'Etat au Grand Conseil à la résolution Laurent Balsiger et consorts - Face aux risques importants de pénuries d'énergie pour cet hiver - prendre des mesures sans attendre ! (22_RES_14)
Intervention personnelle de Mme Mathilde Marendaz sur l’abattage de loups
Conformément à l’article 84, alinéa 3, de la Loi sur le Grand Conseil, une députée demande l’introduction dans l’ordre du jour d’une intervention personnelle. Cette demande étant soutenue par au moins 20 membres, la présidente lui donne la parole ultérieurement.
Retour à l'ordre du jourCette intervention personnelle a pour but de réagir aux faits d’actualité des tirs de loup abattant des mauvais loups à répétition. Il s’agit de traiter ce problème sous un angle différent. En 2019, le canton de Vaud accueille, après plus de 150 ans, le loup sur son territoire. Après quelques années, la meute du Marchairuz compte neuf individus, dont quatre adultes et cinq louveteaux nés en 2021. Après six attaques sur des veaux, le canton de Vaud a obtenu l’autorisation de tirer deux loups, alors que l’ordonnance fédérale sur la chasse recommande de mettre en place des mesures de protection du bétail avant de tirer, ce qui n’avait pas forcément été fait, à ma connaissance. Le tir a eu lieu en mars 2022 et des analyses publiées en août dernier indiquent que l’un des deux loups n’était pas le bon et provenait probablement d’une autre meute, ceci alors que l’Office fédéral de l’environnement demande d’éviter la destruction d’une autre meute voisine ou le tir d’un loup adulte présent au sein de la meute du Marchairuz. En septembre 2022, une nouvelle autorisation de tirer trois jeunes loups de la même meute est donnée au canton de Vaud. En novembre, une jeune louve est tirée et un deuxième loup, qui s’avère être un vieux mâle, l’est aussi, selon des informations ADN révélées il y a cinq jours. Combien de fois encore le canton compte-t-il perpétuer ces erreurs et tuer les mauvais loups ?
Le loup peut être élémentaire à une biodiversité saine et permet de réguler sans intervention humaine les autres animaux, ce qui permet par ailleurs aux plantes de mieux se développer et aux forêts de se restaurer. Le soutien aux éleveurs est indispensable et on peut mettre en place des solutions sociales et financières pour les préserver de conséquences économiques délétères et pour les aider à protéger leur troupeau. Par ailleurs, nous lisons parfois que les vaches sont anxieuses avec la présence du loup. Rappelons tout de même qu’il s’agit d’un comportement normal et qu’elles sont aussi anxieuses lors du voyage vers l’abattoir. Alors que la population a refusé la nouvelle loi fédérale sur la chasse, refusant ainsi les tirs préventifs du loup, la Confédération continue de les autoriser. Effectivement, comme l’a rappelé mon collègue Mottier, une décision du Conseil national de ce jour a changé la législation à ce sujet. Dans tous les cas, il est grand temps que le canton mette tout en œuvre pour éviter de tuer les mauvais loups et atteindre ainsi à la biodiversité et qu’il mette en œuvre une politique de cohabitation ambitieuse, comme elle a été promue dans différents articles.