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25_LEG_124 - EMPD (1er débat) Exposé des motifs et projet de décret accordant au Conseil d'Etat deux crédits d'investissement de CHF 55,86 millions pour financer la construction sur le site de Cery d'un bâtiment de laboratoires destinés à l'Institut de radiophysique (IRA) et au Laboratoire suisse d'analyse du dopage (LAD), et d’autre part de CHF 11 millions destinés à l’achat des équipements pour l’IRA et le LAD.

Séance du Grand Conseil du mardi 18 novembre 2025, point 11 de l'ordre du jour

Documents

Transcriptions

Visionner le débat de ce point à l'ordre du jour
Mme Sylvie Podio (VER) — Rapporteur-trice

La commission s’est réunie le 10 octobre 2025 pour traiter de cet objet et remercie Mme Fanny Krug, secrétaire de commission, pour la rédaction des notes de séance. En amont de la séance, la commission a été nantie du préavis positif du Conseil stratégique du CHUV sur cet objet. La commission a assisté à une présentation qui mettait en avant les principaux points de ces deux objets : 

  • la nécessité de déplacer ces instances dont les locaux actuels sont obsolètes, 
  • le fait que ce projet s’inscrive dans la stratégie immobilière du canton de Vaud, qui consiste à privilégier la propriété à la location, 
  • les aspects architecturaux et financiers de ces objets ainsi que la vision à long terme des aménagements prévus sur le site de Cery.

La discussion générale a porté sur la pertinence de l’implantation et les autres variantes analysées, ainsi que sur l’avancée du projet d’Etablissement de réhabilitation sécurisé, qui est en progression selon les réponses données. La commission s’est aussi particulièrement interrogée sur la faible participation envisagée de la Confédération, ainsi que sur l’absence de participation au financement de la part des instances sportives concernant le Laboratoire suisse d’analyse du dopage (LAD). Il lui a été répondu que ces instances participent au financement lors de la facturation de l’acte d’analyse et non pas à l’investissement. En conclusion, la commission recommande à l’unanimité d’accepter l’entrée en matière sur ces objets. 

M. Stéphane Montangero (SOC) — Président-e

La discussion sur l’entrée en matière est ouverte.

M. Guy Gaudard (PLR) —

Après l’acquisition du bâtiment de la radio à Lausanne, du centre de calcul UBS à Renens, d’une parcelle appartenant à SIGPAS à Prilly, la construction ou rénovation de plusieurs gymnases – à croire que l’apprentissage est une voie de garage – nous voilà à nouveau face à un projet de décret qui nous demande de valider deux crédits d’investissement pour plus de 65 millions sur le site de Cery afin de construire un bâtiment de laboratoire, dont celui d’analyse du dopage. C’est la valse aux centaines de millions, à croire que le canton est un véritable puits sans fond. On peut déplorer que, parmi tous ces millions publics, aucun ne soit affecté pour le logement, un secteur en grave pénurie. Il est inquiétant de constater que l’argent public est investi en priorité pour l’administration plutôt que pour loger notre population. 

 

Ce projet de décret ne déroge pas au précédent en la matière et nous est à nouveau présenté avec des coûts de construction estimés « à la louche », selon l’indice OFS de la région lémanique d’octobre 2023. En 2 ans, cet indice a certainement dû évoluer à la hausse. Il est grand temps que ce type de crédit soit présenté sur soumissions rentrées et plus selon des estimations. D’autant plus qu’à chaque fois, cela coûte un saladier au contribuable et que les montants demandés sont régulièrement dépassés, à l’image de ceux accordés pour rénover la prison de la Tuilière à Lonay, qui dépasse de plus de 45% le devis initial estimé – notre Grand Conseil sera sollicité pour un crédit additionnel. Cet exemple étaie mes propos et la pratique future doit impérativement changer lors du calcul des projets de décret analogues à venir. 

 

Je m’étonne également du peu d’intérêt de la Confédération dans la réalisation de cet ouvrage au vu de sa très modeste subvention de 1 million à ce jour. C’est à se demander l’intérêt du canton à investir autant dans cette nouvelle construction sur nos terrains. Il est aussi déconcertant de constater, en page 8 du projet de décret, qu’une estimation en charge de personnel affecté au suivi des mandataires et de diverses mises en service est évaluée à 1,6 million, alors même que 7,6 millions d’honoraires ainsi que 4,5 millions de frais secondaires et de divers et imprévus sont inclus dans le coût total de construction. C’est difficilement plausible : la valse aux millions continue... Il existe un gros problème de cohérence dans la répartition des coûts présentés qui devrait nous inviter à être très attentifs aux projets de décret à venir et exiger que les coûts de construction – surtout pour du neuf – soient présentés par soumissions rentrées. Je n’amenderai pas ce projet de décret sur cet aspect, mais le prochain qui nous sera soumis. 

M. Jacques-André Haury (V'L) —

Je tiens à rappeler que la Commission de gestion, dans son rapport sur l’année 2023, s’était inquiétée de la lenteur du processus initié par le Conseil d’Etat pour la réalisation de ces nouvelles installations, l’Institut de radiophysique appliquée (IRA) devant absolument quitter ses locaux. Il faut bien se rendre compte qu’il s’agit d’un institut qui a une énorme importance pour le fonctionnement de la médecine dans le canton de Vaud et bien au-delà. Il a une importance fédérale et une importance internationale. Peu importe que les déménagements nécessaires à la destruction des bâtiments sur lesquels va se construire ce nouvel institut aient pris plus de temps que souhaité, c’est une construction qui doit absolument être réalisée. 

J’aimerais encore faire remarquer à M. Gaudard que ses réflexions sur la constitution de ces crédits sont tout à fait justifiées, mais n’étant pas du métier, je ne sais pas très bien dans quelle mesure il est possible d’approcher davantage la réalité des crédits qui nous sont demandés. Pour finir, j’aimerais adresser une question à Mme la conseillère d’Etat : connaissant les procédures d’autorisation des constructions, et le temps que cela prend – notamment dans l’administration vaudoise – est-ce que ces objets bénéficient déjà d’un permis de construire ? 

Mme Laurence Cretegny (PLR) —

Si j’entends mes collègues préopinants, il est toutefois important de prendre en considération que l’IRA est effectivement un acteur clé en radioprotection et radiophysique médicale. Il garantit la sécurité et la qualité des équipements médicaux utilisant des rayonnements ionisants. Nous y sommes donc très souvent confrontés. Il joue un rôle essentiel pour la qualité des soins, la sécurité des patients et du personnel exposé, témoignant de son importance pour notre population. 

Quant au LAD, c’est le seul laboratoire suisse accrédité par l’Agence mondiale antidopage, contribuant ainsi aussi à la réputation internationale de la Suisse en matière de sport et de santé publique. Ces deux entités sont un fleuron méconnu de notre pays et ils méritent notre attention. Je suis heureuse, comme l’a dit mon collègue Haury, qu’après le dépôt des observations de la Commission de gestion et de l’interpellation qui s’en est suivi, que ce dossier revienne enfin devant notre plénum. Au vu de l’urgence – comme le soulevait le rapport de gestion – et des frais encourus par notre canton, je ne peux que vous encourager à aller de l’avant et à soutenir ce projet de décret. 

M. Gérard Mojon (PLR) —

A ce stade, une chose doit être relevée : la commission, quand elle a travaillé sur cet objet, s’est beaucoup arrêtée sur la localisation. Nous avons ici affaire à un bâtiment contenant des services qui dépendent du CHUV, mais qui, tout d’un coup, se retrouvent à Cery. La commission s’est demandé pourquoi des objets aussi importants ne sont plus situés à proximité de la cité hospitalière ou du Biopôle qui compte de nombreux instituts. Les réponses qui nous ont été données par la conseillère d’Etat ont satisfait la commission : le terrain ne se multiplie pas – pas plus que les millions, malheureusement – et il faut s’installer où il y a de la place. Cery est un emplacement réservé au CHUV et il était de bon ton de mettre ce bâtiment à cet endroit. De plus, l’urgence étant avérée, la commission s’est positionnée favorablement sur ces investissements. Le PLR suivra cette recommandation. 

A titre personnel, je suis parfaitement d’accord avec les remarques formulées par mon collègue Gaudard : bien sûr, il est possible d’avoir de meilleures estimations au moment de recevoir des propositions. La demande était quand même relativement urgente, c’est la raison pour laquelle la commission s’est déclarée satisfaite. Je vous recommande d’accepter ce décret. 

M. José Durussel (UDC) —

Je rejoins les analyses très pertinentes de M. Gaudard sur ces dépenses qui, il faut bien l’avouer, dépassent systématiquement les coûts mentionnés dans les projets de décret. Le cas de la Tuilière est maintenant connu, mais on continue à banaliser ce genre de dépassement. La plupart du temps, il s’agit de bâtiments neufs. On peut accepter des dépassements lors de rénovations, mais dans du neuf, est-ce encore tolérable ? Nous connaissons les tarifs actuels des ingénieurs et architectes, nous devons commencer à mettre un frein à ces dépassements – la population le souhaite aussi. Un autre projet – qui n’a rien à voir avec celui-ci – m’inquiète aussi : l’Etablissement pénitentiaire des Grands-Marais. On parle de 1 million par cellule pour 2030-2032, mais ce projet va coûter 750 millions. Je pense que, dans 5 ou 6 ans, nous accepterons cela. 

Mme Rebecca Ruiz (C-DSAS) — Conseiller-ère d’Etat

Merci pour les éléments qui ont été amenés par les députés qui se sont exprimés en faveur de ce projet, qui est effectivement un projet très important pour le Canton de Vaud. M. Haury l’a aussi rappelé, c’est un projet important à l’échelle fédérale et – je tiens à le rappeler – pour la place sportive que représente le canton de Vaud à l’échelle nationale. 

Je ne vais pas vous refaire tout le débat qui a eu lieu en commission, il a été bien résumé par la rapportrice de la commission. J’aimerais néanmoins répondre à quelques éléments qui ont été avancés. Il a été question des frais de surveillance des honoraires qui ont été relevés dans une première intervention. Je précise que ces frais sont dus à la complexité de l’ouvrage, notamment parce que cet ouvrage contient un bunker – ce qui en fait une construction particulière. 

Monsieur le député Haury, en ce qui concerne la question des permis, ces derniers sont en notre possession. 

Concernant la localisation, M. Mojon l’a rappelé, ce point a été largement discuté. Je me dois de vous dire que le foncier n’est pas en permanence à la disposition de l’Etat lorsqu’il s’agit de construire un certain nombre d’infrastructures importantes. Pour ce qui concerne le CHUV, Cery était le seul foncier disponible permettant la construction d’un bunker. Nous aurions pu construire ailleurs, mais un bunker – pour des raisons techniques que je ne pourrais pas vous expliquer personnellement – nécessite un terrain adapté à ce type de construction. Précisons que la proximité de Cery avec Lausanne est évidemment bienvenue, ce qui renforce par ailleurs le campus de Cery, puisque la cité hospitalière du côté du Bugnon est déjà largement densifiée, comme vous le savez. 

De manière générale, concernant les dépassements des constructions réalisées, j’entends ce que vous dites, mais il ne faut pas faire d’amalgames. S’agissant des dépassements relatifs aux constructions du CHUV, je vous invite à regarder précisément quels ont été les dépassements durant ces dernières années. Vous serez tout à fait surpris de constater que nous ne sommes pas du tout dans l’ordre d’idée de ce qui vient d’être dit. Il y a très peu de dépassements du côté des constructions mises en place par le CHUV. Je vous remercie de ne pas faire ce type d’amalgame et de ne pas craindre que, dans 5 à 6 ans, le Conseil d’Etat et le Grand Conseil doivent valider des dépassements sur lesquels vous n’auriez aucune prise. Je le répète, pour les constructions du CHUV, les budgets sont la plupart du temps tenus de manière très précise. Je vous remercie pour votre soutien à ce projet de décret. 

M. Stéphane Montangero (SOC) — Président-e

La discussion est close.

L’entrée en matière est admise à l’unanimité.

Il est passé à la discussion du projet de décret, article par article, en premier débat.

Les articles 1 et 2 sont acceptés à l’unanimité.

Art. 3. –

M. Didier Lohri (VER) —

Je tenais à prendre la parole pour remercier le Conseil d’Etat d’avoir splitté ces amortissements selon le Modèle comptable harmonisé 2 (MCH2) : sur 25 ans pour la partie immobilière et sur 5 ans pour les équipements. Je dois dire que j’ai été assez surpris et enchanté à la lecture de ce projet de décret de constater que les durées d’amortissement ont – enfin ! – été splittées de manière à ce que nous puissions comprendre ce qui se passe. Merci d’avoir présenté ce projet de décret et de constater qu’il est possible de le faire sans avoir à déposer de motions inutiles. 

M. Stéphane Montangero (SOC) — Président-e

L'article 3 est accepté à l’unanimité

Les articles 4 et 5, formule d’exécution, sont acceptés à l’unanimité.

Le projet de décret est adopté en premier débat.

Mme Sylvie Podio (VER) — Rapporteur-trice

Comme cela a été dit durant le débat, cet objet est urgent – et a été décrété urgent par le Bureau du Grand Conseil. Je demande donc un deuxième débat immédiat.

M. Stéphane Montangero (SOC) — Président-e

Le deuxième débat immédiat est admis à la majorité de trois quarts (112 voix et 2 abstentions).

Deuxième débat

Le projet de décret est adopté en deuxième débat et définitivement par 120 voix.

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