26_QUE_52 - Simple question Graziella Schaller au nom Vert'libéraux - Quelles sont les mesures que le Conseil d’Etat va mettre en place sur les tronçons du tram afin de lutter contre les îlots de chaleur (plateforme, abords, arrêts), tronçons qui sont déjà qualifiés de "nouvelle fournaise urbaine" ?.
Séance du Grand Conseil du mardi 18 août 2026, point 2.29 de l'ordre du jour
Texte déposé
La canicule de cet été 2026 aura eu au moins un mérite : révéler, avant même sa mise en service, le talon d'Achille du nouveau tram lausannois. Sur son parcours, la plateforme et la plupart des arrêts ont été réalisés presque entièrement en revêtement minéral. Résultat : des températures au sol dépassant 45 degrés le long des voies, un trajet rendu difficilement praticable pour les personnes âgées, les familles avec de jeunes enfants ou les personnes malades – précisément celles qui dépendent le plus des transports publics.
Ce constat est aujourd'hui documenté et porté publiquement par une pétition, « Le tram, oui. La fournaise, non. », qui demande à la Municipalité de Lausanne et au Conseil d'Etat de transformer le tracé du tram en un véritable parcours de fraîcheur, abords et arrêts compris. Elle rappelle à juste titre que planter quelques arbres ne suffit pas : sans canopée haute et dense, sans pleine terre ni surfaces drainantes, sans points de fraîcheur reliés entre eux, la végétation seule ne fait pas baisser la température ressentie.
Le Canton n'est pas un simple spectateur de ce dossier. Le financement et la concession du tram relèvent pour partie de sa compétence, tout comme la validation des projets à venir : la 2e étape (Renens–Villars-Sainte-Croix) n'est pas encore construite et les aménagements de la Place Chauderon restent à réaliser. Le Canton dispose donc d'une réelle marge de manœuvre pour intégrer, dès la conception, des exigences de canopée continue, de surfaces perméables et de toitures végétalisées, en cohérence avec les objectifs du Plan climat vaudois en matière d'adaptation aux vagues de chaleur en milieu urbain.
Des solutions existent déjà, y compris dans notre agglomération : Renens et Prilly ont su intégrer des revêtements moins chauffants sur leurs propres tronçons. Ailleurs en Europe, plusieurs villes montrent qu'un tram et une politique climatique cohérente ne sont pas incompatibles, à l'image de Strasbourg, Bordeaux, Stuttgart ou Utrecht, qui végétalisent depuis plusieurs années leurs plateformes et les toits de leurs arrêts
La question du confort thermique des espaces publics ne se limite pas au tram lausannois : elle concerne l'ensemble des grands projets d'infrastructure portés ou cofinancés par le Canton, alors que les épisodes de canicule vont continuer de s'allonger et de s'intensifier ces prochaines années.
Compte tenu de ce qui précède, la réponse du Conseil d'Etat devrait permettre de clarifier si le Canton entend faire de la lutte contre les îlots de chaleur une exigence contraignante pour les infrastructures de transport public qu'il finance et autorise.
Une réponse claire du Conseil d'Etat sur ce dossier pourrait ainsi faire œuvre utile bien au-delà du seul tracé du tram.
La question est la suivante: quelles sont les mesures que le Conseil d’Etat va mettre en place sur les tronçons du tram afin de lutter contre les îlots de chaleur (plateforme, abords, arrêts), tronçons qui sont déjà qualifiés de "nouvelle fournaise urbaine" ?
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