26_INT_6 - Interpellation Mathilde Marendaz - Prévenir et empêcher le développement du fascisme dans le canton de Vaud (Développement).
Séance du Grand Conseil du mardi 27 janvier 2026, point 6 de l'ordre du jour
Texte déposé
On observe, à l’échelle internationale, une recrudescence de mouvements et d’idéologies se réclamant du fascisme, du néofascisme ou de l’extrême droite. Cette évolution, documentée par de nombreuses instances nationales et internationales, s’accompagne d’une banalisation de discours de haine, du racisme et de violence contre des personnes.
La Suisse n’est pas isolée de ces dynamiques, comme le démontrent des rapports fédéraux qui relèvent depuis plusieurs années l’existence de groupements et d’individus actifs sur le territoire suisse se réclamant d’idéologies fascistes ou néofascistes.
Ces rapports soulignent en particulier le rôle croissant de l’espace numérique dans les processus de radicalisation d'extrême droite, de propagande et de recrutement, notamment auprès des jeunes.
Dans ce contexte, j’ai l’honneur de poser les questions suivantes au Conseil d’État :
- Le Conseil d’État dispose-t-il d’une analyse de la situation concernant la présence ou l’activité de groupements fascistes, néofascistes ou d’extrême droite radicale dans le canton de Vaud?
- Des incidents impliquant des violences contre des personnes liés à de tels groupements ou individus ont-ils été recensés ces dernières années sur territoire vaudois ?
- Dans quelle mesure les phénomènes de radicalisation en ligne, de propagande numérique et d’utilisation des réseaux sociaux par des milieux d’extrême droite sont-ils pris en compte par les autorités cantonales compétentes pour surveiller ces groupes ?
- Quelles mesures de prévention, de détection et de renseignement sont actuellement mises en œuvre afin d’anticiper les risques de radicalisation fasciste / d’extrême droite, en particulier chez les jeunes et dans l’espace numérique ?
- Le plan d’action national de lutte contre la radicalisation violente précise que la promotion de la pensée critique est l’un des trois principes permettant de lutter contre ce phénomène. Comment le Conseil fédéral agit-il pour soutenir l’éducation des jeunes aux médias numériques ?
- Comment le Conseil d’État assure-t-il la coordination entre les services cantonaux, les communes, les autorités fédérales ainsi que les acteurs de la prévention (écoles, travail social, associations) en matière de lutte contre l’extrémisme de droite et néofasciste ?
- Le Conseil d’État estime-t-il que les bases légales, les moyens et les ressources actuels sont suffisants pour faire face à l’évolution de l’extrémisme fasciste et néofasciste, ou des adaptations sont-elles envisagées ?
Conclusion
Souhaite développer
Documents
Transcriptions
Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourA l’échelle internationale, on observe une recrudescence de mouvements et d’idéologies se réclamant du fascisme, du néofascisme ou de l’extrême droite. Cette évolution est documentée par de nombreuses instances nationales et internationales ou par les rapports de l’administration fédérale. Elle s’accompagne d’une banalisation des discours et des actes de haine. Cette évolution n’est d’ailleurs pas sans lien avec les horreurs que l’on voit aux Etats-Unis où des citoyens se font tuer en pleine rue parce qu’ils portent secours à leurs voisins, où se manifestent des atteintes graves et violentes au droit international, situation que je trouve extrêmement préoccupante et bouleversante et qui influence l’ensemble du reste des pays du monde.
Dans ce contexte, je pose au Conseil d’Etat les questions suivantes :
- Comment analyse-t-il la présence ou l’activité de groupements fascistes, néofascistes ou d’extrême droite radicale dans le canton de Vaud ?
- Quelles sont les mesures de prévention, de détection et de renseignement mises en œuvre pour anticiper les risques de radicalisation, en particulier chez les jeunes et dans l’espace numérique ?
- Comment le Conseil d’Etat assure-t-il la coordination entre les services cantonaux et les autorités communales et fédérales en matière de lutte contre ces extrémismes ?
Retour à l'ordre du jourL’interpellation est renvoyée au Conseil d’Etat qui y répondra dans un délai de trois mois.