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25_HQU_106 - Question orale Valérie Zonca au nom des Vert·e·s - Addictions en hausse, contrôles en baisse : le mauvais calcul de l'OFSP.

Séance du Grand Conseil du mardi 7 octobre 2025, point 3.9 de l'ordre du jour

Texte déposé

L'OFSP a annoncé la non-reconduction de son programme d'analyse des drogues dans les eaux usées, en raison des mesures d'économie mises en place par la Confédération1. A l'heure où la Suisse fait déjà face à une augmentation inquiétante des cas de consommation de drogues et craint l'arrivée de nouveaux opioïdes aux effets de dépendance décuplés, une telle suspension inquiète passablement les personnes actives dans la prévention des addiction et la lutte contre les réseaux actifs dans la drogue.

 

Dans un tel contexte, le Conseil d'Etat entretient-il des échanges avec l'OFSP en vue de plaider le maintien de ce programme essentiel ou, alternativement, sa prise en charge au niveau du Canton?

 

 

  1. https://www.letemps.ch/suisse/apres-la-fin-de-l-analyse-des-drogues-dans-les-eaux-usees-la-suisse-navigue-a-vue?srsltid=AfmBOoolCK4HnQ292-yP7nJZLE6U6VPkfSprGRI2-fTYnvNQLYC7Rlwu 

Transcriptions

Mme Valérie Zonca (VER) —

Question orale Valérie Zonca au nom des Vert·e·s - Addictions en hausse, contrôles en baisse : le mauvais calcul de l'OFSP (25_HQU_106)

A nouveau, j’ai une question liée à l’eau, mais via une thématique bien différente. En effet, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a annoncé la non-reconduction de son programme d’analyse des drogues dans les eaux usées, en raison des mesures d’économie mises en place par la Confédération. En parallèle, on constate une augmentation inquiétante de la consommation de drogues et de nouvelles substances toujours plus dangereuses qui arrivent sur le marché. Dans ce contexte inquiétant, le Conseil d’Etat a-t-il des échanges avec l’OFSP afin de maintenir ce programme ou est-il prévu de reprendre ce programme à l’échelle cantonale ?

Mme Rebecca Ruiz (C-DSAS) — Conseiller-ère d’Etat

En effet, l’OFSP a pris la décision d’interrompre son programme d’analyse des eaux usées sans consultation des cantons. Toutefois, cette décision n’aura pas d’impact pour nous, puisque l’analyse des eaux usées va se poursuivre dans le Canton de Vaud dans le cadre du projet MonitorStup, actuellement financé par le fonds pour la prévention et la lutte contre les addictions. L’Ecole des sciences criminelles de l’Université de Lausanne continue donc de faire des prélèvements dans les eaux usées des villes de Lausanne, Morges, Yverdon, Vevey et Payerne. Elle effectue également des prélèvements pour Berne, Neuchâtel, Genève, Fribourg et Bulle dans le cadre de sujets de thèses. Le Conseil d’Etat estime que le monitorage de la consommation des stupéfiants est absolument nécessaire. A ce titre, l’analyse des eaux usées est l’un des éléments parmi d’autres indicateurs qui, ensemble, sont utiles pour détecter rapidement l’arrivée de nouvelles substances et donc d’adapter au besoin le dispositif. D’autres mesures, notamment le drug-checking, le monitorage des espaces de consommation ainsi que les enquêtes épidémiologiques – qui sont menées tous les ans auprès des utilisatrices et des utilisateurs des centres d’accueil à bas seuil – contribuent aussi à cette évaluation continue de la situation.

Mme Valérie Zonca (VER) —

Merci beaucoup pour ces réponses complètes. C’est une excellente nouvelle que le programme continue à l’échelle vaudoise. En revanche, est-ce que la collaboration avec les autres cantons se poursuit également ?

Mme Rebecca Ruiz (C-DSAS) — Conseiller-ère d’Etat

Aujourd’hui, il n’y a pas de collaboration entre les différents cantons. Il y avait un financement qui était prévu par l’OFSP, alors que l’Ecole des sciences criminelles – qui a une expertise tout à fait particulière dans le domaine – effectue cette analyse pour d’autres cantons. Je ne peux pas vous répondre sur les décisions des autres cantons, du fait que les financements de la Confédération ont stoppé, quant à la poursuite des mandats du côté de l’Ecole des sciences criminelles pour les autres cantons. En définitive, nous ne sommes pas dans le cadre d’une collaboration qui se fait de manière conjointe. 

Une fois que les analyses apparaissent, il est toujours pertinent pour les experts et pour les polices concernées de détecter si, par exemple, des produits qui arrivent dans le Canton de Zurich à un moment donné se retrouvent dans les eaux usées des cantons de Genève, de Lausanne ou de Bâle, là où les grands centres urbains peuvent potentiellement voir l’arrivée de ces nouveaux produits. L’analyse générale dans les autres cantons permet en partie d’anticiper l’arrivée de nouveaux produits dans les cantons, mais la collaboration intercantonale autour de ces questions est aujourd’hui inexistante, si ce n’est par le biais des discussions entre experts et polices en particulier. 

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