Communications
Séance du Grand Conseil du mardi 4 juin 2024, point 1 de l'ordre du jour
Transcriptions
Réponses du Conseil d’Etat aux simples questions, résolutions, déterminations et pétitions
Durant la semaine écoulée, le Conseil d’Etat a transmis au Grand Conseil la réponse suivante :
Réponse du Conseil d’Etat au Grand Conseil à la Résolution Laurence Cretegny et consorts au nom du comité du Groupe agricole du Grand Conseil – Soutien du Grand Conseil vaudois à la révolte paysanne (24_RES_1)
Intervention personnelle de M. Cédric Weissert sur le loup
Conformément à l’article 84, alinéa 3, de la Loi sur le Grand Conseil, un député demande l’introduction dans l’ordre du jour d’une intervention personnelle au sujet du loup. Cette demande étant soutenue par au moins 20 membres, le président lui donnera la ultérieurement.
Retour à l'ordre du jourCes derniers jours, de nouvelles attaques du loup ont eu lieu dans notre canton. Quelques jours après la montée aux alpages, les premières attaques arrivent – et pas seulement dans les alpages. Ce n’est malheureusement que le début de ce que l’on va pouvoir appeler a posteriori une boucherie. Il n’est pas normal que tous les éleveurs de notre canton montent leur bétail à l’alpage avec la boule au ventre, avec l’angoisse du coup de téléphone annonçant une attaque sur leur troupeau. Comment laisser ces personnes se rendre malades de cette situation ? Au-delà du mal-être de nos éleveurs, toute la profession se sent délaissée par les autorités concernées, qui ne semblent pas prendre conscience de la gravité du problème ou qui pensent avoir fait le maximum. Je ne suis pas éleveur, mais j’habite depuis quelques mois dans la commune de Mont-la-Ville qui est toute proche de la présence du loup et qui, comme beaucoup de communes du Pied du Jura, se retrouve confrontée à ce problème. Il n’y a d’ailleurs pas besoin d’être éleveur pour compatir et chercher des solutions. Nous devons toutes et tous nous en préoccuper. Après une attaque, le bétail est complètement éparpillé et totalement apeuré. Que se passera-t-il lorsque des promeneurs avec leur chien ou des petits-enfants se retrouveront, lors de leur balade dominicale, face à des animaux sur la défensive ? En cas d’accident, c’est bien l’éleveur qui sera responsable. Je demande au Secrétariat général de bien vouloir afficher les deux photos qui ont été envoyées.
*insérer deux photos (en petit)
Effectivement, ce n’est pas très joli à voir, mais c’est la réalité. Comme vous le voyez à l’écran, ces bêtes sont laissées dans la souffrance par les loups et doivent être euthanasiées. Je vous laisse imaginer le temps qui peut s’écouler entre une attaque en pleine nuit et l’intervention de l’éleveur le lendemain matin. Sur la photo de droite, la bête concernée ne sera même pas décomptée dans le nombre des attaques, car elle n’a pas été mordue. Apeurée par l’attaque du troupeau, elle s’est cassé les pattes dans un passage canadien en tentant de fuir. Je vous laisse imaginer sa douleur. Le garde-chasse ne s’est pas déplacé, puisqu’il ne s’agissait pas d’une morsure de loup. Idem ce week-end, avec des bovins qui sont tombés d’une falaise – et je vous garantis que ce n’était pas pour admirer la vue qu’ils s’étaient approchés du vide. Combien de temps encore laisserons-nous nos éleveurs dans la détresse et l’inconnu en nous disant que nous faisons soi-disant le maximum ? Certes, les éleveurs ne font pas le pied de grue tous les mardis devant le Grand Conseil, mais ce n’est pas une raison pour les oublier. Il y a lieu d’agir… maintenant.