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26_HQU_20 - Question orale Elodie Lopez au nom EP - L’eau potable bue par les vaudoises respecte-t-elle les normes fédérales après la pollution au triazole de Syngenta?.

Séance du Grand Conseil du mardi 10 février 2026, point 3.23 de l'ordre du jour

Texte déposé

Nous apprenions il y a quelques mois une pollution de l’eau potable bue dans notre canton au 1,2,4- triazole, d’une teneur sept fois plus élevées que le barème imposé par les normes fédérales.

 

Si les premières communications des cantons concernés ont voulu rassurer la population quant aux risques pour sa santé (sans toutefois mentionner les effets cocktails potentiels), les organes de gestion des eaux régionaux ont été sollicités par le Canton pour faire en sorte que l’eau distribuée soit remise aux normes. Engendrant des coûts financiers et d'infrastructures importants, endossés par ces institutions, et donc indirectement aussi, par la collectivité publique. Ceci alors que nous connaissons le responsable à l’origine de cette pollution: la multinationale Syngenta.
 

Dans ce contexte, nous avons l’honneur de poser la question suivante au Conseil d’Etat:
 

L’eau potable issue du Léman bue par la population vaudoise est-elle aujourd’hui conforme aux normes fédérales ?

Transcriptions

Mme Elodie Lopez (EP) —

Question orale Elodie Lopez au nom EP – L’eau potable bue par les Vaudoises respecte-t-elle les normes fédérales après la pollution au triazole de Syngenta ? (26_HQU_20)

Ma question s'inscrit dans la droite ligne de celles déposées par mes collègues autour du scandale de la pollution des eaux du lac au triazole par Syngenta. Si les cantons concernés ont voulu rassurer la population quant au risque pour la santé – sans toutefois mentionner les effets potentiels liés à son mélange avec d'autres substances polluantes et présentes dans l'eau, ni son impact sur la biodiversité – les organes de gestion des eaux ont été sollicités par le canton pour une remise aux normes, engendrant des coûts financiers et d'infrastructures importants endossés par ces institutions et donc, indirectement, par la collectivité publique, et ce, alors que nous connaissons le responsable à l'origine de cette pollution : la multinationale Syngenta qui industrialise sur son site du Tymirium, qui n'est pas encore recherché ni étudié dans les eaux de nos lacs et qui est potentiellement très polluant. Dans ce contexte, j'ai l'honneur de poser la question suivante au Conseil d'Etat : l'eau potable issue du Léman et bue par la population vaudoise est-elle aujourd'hui conforme aux normes fédérales ?

Mme Valérie Dittli (C-DADN) — Conseillère d’Etat

Les réseaux de distribution alimentés par de l'eau traitée en provenance du lac Léman affichent des valeurs comprises entre 0,3 et 0,7 microgramme par litre. L'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) a confirmé récemment l'applicabilité d'une valeur maximale de 0,1 microgramme par litre pour le 1,2,4-triazole, désormais considéré comme un métabolite pertinent de produits phytosanitaires. 

En conséquence, l'eau distribuée actuellement ne respecte pas les exigences des normes fédérales en vigueur. Toutefois, l'analyse des risques diligentés par le Centre suisse de toxicologie humaine appliqué (SCAHT) confirme que la poursuite de la consommation de cette eau, bien que non conforme sur le plan réglementaire, ne présente pas de risque pour la santé des consommateurs.

Mme Elodie Lopez (EP) —

Je remercie Mme la conseillère d'Etat pour cette réponse claire qui nous dit que cette loi n'est pas respectée. Même si le centre de toxicologie nous dit qu'il n'y a pas de risque pour la santé, nous ne savons rien concernant les effets cocktail et l'impact sur la biodiversité. J'ai donc une question complémentaire à poser à Mme la conseillère d'Etat : comment le canton envisage-t-il de concrétiser le concept de pollueur-payeur dans ce contexte, notamment en vue de remettre aux normes l'eau potable bue par notre population ?

Mme Valérie Dittli (C-DADN) — Conseillère d’Etat

Je vous remercie pour cette question très pertinente. Les réflexions sont en cours, avec le département de mon collègue Venizelos, pour savoir comment faire face à cette problématique. Aujourd'hui, je ne peux malheureusement pas vous apporter de réponse, mais des réflexions sont en cours.

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