25_HQU_133 - Question orale Cédric Weissert - Transformation du tronçon d'autoroute "Ecublens-Maladière".
Séance du Grand Conseil du mardi 9 décembre 2025 (sans fin, si nécessaire), point 3.10 de l'ordre du jour
Texte déposé
Récemment on apprenait par le biais d'une communication du BIC que le Canton et ses partenaires avaient pris connaissance d'une étude préliminaire avec intérêt visant à transformer ce tronçon d'autoroute en une route limité à 50 voir 60 km/h mais aussi à l'installation d'un parc arboré et de la suppression du giratoire de la maladière.
A ce titre j'ai l'honneur de poser la question suivante au Conseil d'Etat :
La position évoquée par le BIC est-elle celle du seul département concerné ou est-ce une position partagée par le Conseil d'Etat dans son ensemble ?
Je remercie le Conseil d'Etat pour sa réponse
Transcriptions
Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourQuestion orale Cédric Weissert – Transformation du tronçon d’autoroute « Ecublens-Maladière » (HQU_133)
Récemment, on apprenait par le biais d’une communication du Bureau d’information et de communication (BIC) que le Canton et ses partenaires avaient pris connaissance d’une étude préliminaire avec intérêt visant à transformer ce tronçon d’autoroute en une route limitée à 50, voire 60 km/h, mais aussi à l’installation d’un parc arboré et de la suppression du giratoire de la Maladière. A ce titre, je pose la question suivante au Conseil d’Etat : la position évoquée par le BIC était celle du seul département concerné ou est-ce une position partagée par le Conseil d’Etat dans son ensemble ?
Retour à l'ordre du jourLe canton a pris acte, en janvier 2025, de la décision unilatérale de la Municipalité de Chavannes de résilier la convention signée en 2021 avec l’Etat de Vaud et l’Office fédéral des routes (OFROU) concernant la future jonction autoroutière de Chavannes. Depuis lors, l’Etat – par l’entremise de mon département, compétent en matière d’infrastructures – examine, en concertation avec les partenaires – l’OFROU, les communes de l’Ouest lausannois, le schéma directeur de l’Ouest lausannois (SDOL) et la Ville de Lausanne – les conséquences de cette décision sur le projet de suppression du goulet d’étranglement de Crissier, sur l’accessibilité de l’Ouest lausannois sur les communes voisines, ainsi que sur le Projet d’agglomération Lausanne-Morges (PALM), étant entendu que, dans le goulet de Crissier, la jonction d’Ecublens est aussi comprise.
Le 16 septembre dernier, un premier communiqué de presse annonçait que le scénario d’un abandon de la jonction était à l’étude, notamment sur la base de nouvelles hypothèses d’évolution du trafic à long terme. Le Canton, via mon département, proposait alors avant toute décision d’identifier et de consolider avec les communes les mesures d’accompagnement permettant de vérifier qu’un renoncement de la jonction est envisageable. C’est dans ce cadre que la Commune de Chavannes-près-Renens a indiqué avoir mandaté une étude préliminaire visant à proposer une nouvelle vision de l’autoroute dans son contexte urbain, avec un renforcement des accessibilités multimodales, notamment sur son territoire, constituant ainsi une alternative potentielle à la jonction. Elle a présenté ces travaux, le 4 novembre 2025, aux représentants politiques des communes de l’Ouest lausannois, de la Ville de Lausanne et du Canton. J’ai participé à cette séance aux côtés de la Direction générale de la mobilité et des routes (DGMR).
Nous avons alors pris connaissance de cette nouvelle piste qui s’inscrit pleinement dans la réflexion en cours relative à un éventuel abandon de la jonction, et c’est à ce titre qu’elle a retenu notre attention. Toutefois, nous avons précisé que des analyses complémentaires étaient indispensables pour en évaluer l’ensemble des implications techniques, fonctionnelles et financières, ainsi que ses effets sur l’accessibilité du secteur avant toute prise de décision. Ainsi, le communiqué diffusé le 20 novembre dernier auquel vous faites référence émanait de mon département et ne reflète pas une décision du Conseil d’Etat. Comme l’a rappelé la présidente du Conseil d’Etat devant votre Grand Conseil lors de la séance des questions orales du 7 octobre dernier, La pratique de l’Etat de Vaud en la matière se distingue clairement et elle distingue les informations émanant du Conseil d’Etat de celles publiées par un département. Cette distinction apparaît dans le titre du document : « Communiqué du Conseil d’Etat » s’oppose à « Communiqué de presse ». Dans le premier cas, le texte doit être validé par l’ensemble du Gouvernement ; dans le second, aucune validation gouvernementale n’est requise. S’agissant des suites qui seront données à cette étude, je ne manquerai pas, comme cela a été fait par le passé, d’informer le Conseil d’Etat et, dans la mesure où cela serait nécessaire, d’associer le Gouvernement aux décisions qui seraient de sa compétence.