Communications
Séance du Grand Conseil du mardi 13 juin 2023, point 1 de l'ordre du jour
Transcriptions
Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourRéponses du Conseil d’Etat aux simples questions, résolutions, déterminations et pétitions
Durant la semaine écoulée, le Conseil d’Etat a transmis au Grand Conseil la réponse suivante :
Réponse du Conseil d’Etat au Grand Conseil à la simple question Hadrien Buclin - Quelles mesures pour lutter contre la vente d’alcool en ligne à des mineur-e-s ? (23_QUE_7)
Intervention personnelle de Mme Carole Dubois sur les attaques de loups
Conformément à l’article 84, alinéa 3, de la Loi sur le Grand Conseil, une députée demande l’introduction dans l’ordre du jour d’une intervention personnelle. Cette demande étant soutenue par au moins 20 membres, la présidente lui donne la parole immédiatement.
Retour à l'ordre du jourC’est la panique – et je pèse mes mots. La récente montée aux estivages situés dans les pâturages de ma région, notamment et particulièrement ceux de la commune de l’Abbaye, a immédiatement confirmé les fortes inquiétudes et appréhensions en rapport avec les attaques des loups. Une attaque a eu lieu dès le premier jour de ces montées ; puis pratiquement une attaque par jour. Les bergers sont sous tension, les amodiateurs sont désemparés, je dirais même désespérés. Les loups n’attaquent plus exclusivement la nuit, mais aussi le jour. La gendarmerie est régulièrement sollicitée, ainsi que l’aumônier agricole qui s’est rendu sur les montagnes à plusieurs reprises. C’est la preuve de la détresse qui règne dans nos alpages et je parle volontairement de détresse – ce n’est pas un effet oratoire – non seulement pour les humains, mais aussi pour les bêtes qui sont stressées, angoissées et paniquées et qui démolissent régulièrement les clôtures pour échapper aux prédateurs.
Force est de constater que les nouvelles mesures ne sont pas suffisantes – un euphémisme – et que le contrôle est d’ores et déjà perdu. D’ailleurs, même le mandataire du canton le confirme. L’Organisation pour la protection des alpages (OPPAL) fait également un excellent travail, mais elle est dépassée. Il ne s’agit plus de considérations politiques, mais bien de faits réels. Il est urgent de ne plus attendre. J’invite particulièrement les chefs de service cantonaux et les conseillers d’Etat des départements concernés à se rendre sur le terrain pour prendre la mesure de l’angoisse ambiante. Nous ressentons clairement, dans les discussions avec nos amodiateurs, une totale perte de confiance dans les autorités et l’absence de contacts directs avec l’administration. C’est grave ! Avant que la population n’ose plus se promener dans nos forêts jurassiennes et surtout avant qu’un accident n’intervienne à la suite de tirs intempestifs et non ciblés, il faut des décisions. Le temps de la tergiversation et des grandes théories est terminé ; il faut agir immédiatement !