26_HQU_55 - Question orale Anna Perret au nom Groupe des Vert.e.s - MAG Prométerre et logo du canton de Vaud.
Séance du Grand Conseil du mardi 28 avril 2026, point 3.18 de l'ordre du jour
Texte déposé
Dans son dernier magazine, Prométerre publiait 2 articles en lien avec l’initiative « Pour une alimentation sûre ». Ces textes appellent le monde agricole à se mobiliser contre l’initiative et dressent une liste d’arguments.
Le logo du canton de Vaud est apposé à la fin du document, ce qui semble indiquer que le canton cautionne la position et les arguments avancés dans ces articles.
Or ces arguments sont partiellement réfutés dans un article paru dans Recherche agronomique suisse, auquel ont contribué le FIBL et l’EPFZ. Cette étude conclut qu’un taux d’autosuffisance alimentaire de 70-100% est possible en réduisant l’utilisation des terres arables pour la production fourragère, en utilisant plus efficacement les aliments concentrés et en réduisant le gaspillage alimentaire.
Ma question : est-ce que le logo du canton du Vaud à la fin du magazine Prométerre signifie que le Conseil d’État partage l’analyse présentée dans les articles sur l’initiative « Pour une alimentation sûre »?
Transcriptions
Département de l’agriculture, de la durabilité et du climat et du numérique
Question orale Anna Perret au nom Groupe des Vert.e.s – MAG Prométerre et logo du canton de Vaud (26_HQU_55)
Dans son dernier magazine, Prométerre a publié deux articles en lien avec l’initiative pour une alimentation sûre. Ces textes appellent le monde agricole à se mobiliser contre l’initiative et dressent une liste d’arguments. Le logo du canton de Vaud est apposé à la fin du document, ce qui semble indiquer que le canton cautionne la position et les arguments avancés dans ces articles. Or, certains de ces arguments sont partiellement contredits par un article paru dans Recherche agronomique suisse, auquel ont contribué l’Institut de recherche de l’agriculture biologique (FiBL) et l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich. Cette étude conclut qu’un taux d’autosuffisance alimentaire de 70 à 100 % est possible en réduisant l’utilisation des terres arables pour la production fourragère, en utilisant plus efficacement les aliments concentrés pour les animaux et en réduisant le gaspillage alimentaire. Ma question est la suivante : le logo du canton de Vaud figurant à la fin du magazine Prométerre signifie-t-il que le Conseil d’Etat partage l’analyse présentée dans les articles sur l’initiative pour une alimentation sûre ?
(remplaçant Mme Valérie Dittli, absente) Le Conseil d’Etat soutient financièrement ou cofinance chaque année plusieurs objets en matière d’agriculture. Lorsque ces projets ou leurs résultats sont mis en avant dans des publications, il est d’usage d’y faire figurer le logo du canton. Cela ne signifie toutefois pas que le Conseil d’Etat cautionne ou s’aligne sur la ligne éditoriale du journal ou sur ses choix rédactionnels. Dans l’exemple que vous mentionnez, la présence du logo s’explique par exemple par le projet de station d’essai pour les sols agricoles, qui fait l’objet d’un article dans cette même édition. En revanche, les arguments développés dans les articles en lien avec l’initiative pour une alimentation sûre ne peuvent être attribués au Conseil d’Etat ; ils renvoient par ailleurs au point de contact des auteurs de ces contributions. Je précise enfin que le logo du Canton ne figure pas dans tous les numéros du magazine Prométerre.
Une brève question complémentaire : madame la Conseillère d’État, ne considérez-vous pas que ce logo – qui figure effectivement imprimé à la fin du numéro de mars – puisse prêter à confusion ? Sa présence peut en effet laisser croire au lecteur que le Conseil d’État adhère aux positions exprimées dans la publication. Il me semble que cela prête à confusion.
(remplaçant Mme Valérie Dittli, absente) J’entends votre remarque, formulée publiquement, et qui sera sans doute portée à la connaissance des responsables du magazine Prométerre ainsi que des auteurs des textes concernés, que je tiens au demeurant à remercier pour leur travail.
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