26_HQU_25 - Question orale Mathilde Marendaz - Ouest lausannois et mobilité durable : quelles études identifient quels besoins ?.
Séance du Grand Conseil du mardi 10 février 2026, point 3.20 de l'ordre du jour
Texte déposé
Le projet de transformation de la portion d'autoroute Crissier-Maladière en un axe de transports publics a récemment fait couler beaucoup d'encres. Sur quelles études se base le Conseil d'État pour identifier les projections des besoins en matière de développement des transports publics dans cette région de l'ouest lausannois (par un tram, ou par l'élaboration d'un réseaux de bus entourant les communes adjacentes à l'autoroute), dans les prochaines décennies ?
Transcriptions
Question orale Mathilde Marendaz – Ouest lausannois et mobilité durable : quelles études identifient quels besoins ? (26_HQU_25)
Le projet de transformation de la portion d'autoroute Crissier-Maladière en un axe de transports publics a récemment fait couler beaucoup d'encre. Sur quelles études se base le Conseil d'État pour identifier les projections des besoins en matière de développement des transports publics dans cette région de l'Ouest lausannois – par un tram, ou par l'élaboration d'un réseau de bus entourant les communes adjacentes à l'autoroute – dans les prochaines décennies ?
Retour à l'ordre du jour(remplaçant Mme Nuria Gorrite) Le Conseil d'Etat fonde son analyse des besoins futurs en matière de transports publics dans l’Ouest lausannois sur des études et instruments de planification reconnus, élaborés de manière coordonnée entre les communes concernées et le Canton, ainsi que pour certaines d'entre elles, de hautes écoles, les transports lausannois et les transports région Morges-Bière-Cossonay (MBC). En premier lieu, il se base sur la vision coordonnée du développement territorial et des infrastructures de mobilité produites dans le cadre des travaux du projet d'agglomération Lausanne-Morges, et à plus large échelle aussi sur les études de planification ferroviaire au niveau fédéral et cantonal. Il s'appuie par ailleurs sur l'étude préliminaire relative à l'évolution du M1 récemment achevé. Cette dernière a traité non seulement du M1, mais aussi de l'ensemble des besoins d'évolution du réseau de transports publics.
Les besoins en déplacement ont été identifiés en tenant compte du développement territorial planifié et d'objectifs de report modal ambitieux correspondant au Plan climat vaudois. L'étude préliminaire a mis en évidence que la colonne vertébrale que forme le M1 dans l'Ouest doit notamment être appuyée par un ou plusieurs axes forts de transports publics de moyenne capacité pour répondre aux ambitions de report modal planifié dans l'Ouest lausannois à l'horizon de pleine densification ainsi qu'un développement global du réseau de bus.
Sous l'impulsion des conclusions de l'étude exploratoire du M1, la Stratégie et développement de l’Ouest lausannois (SDOL), a pris le relai dans les études du réseau de transports publics urbains pour construire une image directrice du transport public 2028-2040, élaborée avec la participation active de huit communes de l'Ouest lausannois, du Canton de Vaud et des transports lausannois, et en coordination avec les MBC et le Schéma directeur de la région morgienne (SDRM). Cette image directrice constitue la référence principale pour l'identification des besoins en transports publics à l'horizon 2040. Elle propose une vision d'ensemble du réseau fondé sur une hiérarchisation claire des offres de transports publics et définit un cadre de priorisation et de phasage des développements en fonction de l'évolution démographique des développements urbains et de la mise en œuvre des projets d'infrastructure. Cette image comprend les intentions de développement en temps sous forme d'évolution de tracés de lignes, de nouvelles lignes et d'augmentation de cadence. Elle conclut que le développement futur des transports publics doit prioritairement s'appuyer sur une montée en puissance progressive et hiérarchisée du réseau de bus, structurée autour de pôles majeurs et d'axes forts avant toute décision sur des infrastructures lourdes. Elle met en évidence que les besoins de mobilité à l'horizon 2040 induits par la croissance démographique, le développement des pôles d'activité, les objectifs de report modal peuvent être couverts à moyen terme par un réseau de bus renforcés, plus lisibles, plus capacitaires et mieux priorisés dans l'espace public.
Pour terminer, les communes desservies par le réseau urbain du transport public morgien, en collaboration avec cette entreprise sous l'égide du schéma directeur de région Morges se sont également dotées d'une image directrice pour l'évolution du réseau à l'horizon 2030-2040. Cette vision traite notamment des besoins d'accroche entre la région morgienne de l'Ouest lausannois et identifie l'intérêt de développer certaines lignes de bus. Sur cette base, si la question d'une évolution et requalification de la portion d'autoroute peut bien évidemment être posée, le fait de la transformer tout ou partie en un axe de transports publics forts, que ce soit un tram ou autre, n'apparaît pour l'heure pas opportun.