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Section de recherche

26_INT_59 - Interpellation Kilian Duggan et consorts au nom du groupes de Vert.e.s - La viti/viniculture vaudoise ne se sauvera pas toute seule.

Séance du Grand Conseil du mardi 5 mai 2026, point 2.6 de l'ordre du jour

Texte déposé

La publication des chiffres vitivinicoles 2025 de l’Office fédéral de l’agriculture, ainsi que la tenue des seconds États généraux de la viticulture vaudoise, nous rappellent l’urgence d’une réflexion globale sur l’avenir de la branche vitivinicole vaudoise.

 

La viticulture vaudoise ne représente pas uniquement une activité agricole. Elle constitue une branche économique, culturelle, touristique et territoriale majeure pour notre canton. Dans plusieurs régions, elle a façonné les paysages, structuré le bâti, entretenu des savoir-faire et permis à des générations de familles de vivre de leur travail. Le vignoble vaudois est aussi un élément central de l’identité de notre canton et de son attractivité.

 

Or, la situation de la branche demeure fragile. Le rapport fédéral sur l’année viticole 2025 rappelle que le contexte économique reste difficile. Le même rapport indique que la consommation totale de vin en Suisse a baissé de 7,2 millions de litres par rapport à 2024. Dans le même temps, la part de marché des vins suisses a progressé, passant de 35,5 % à 37,5 %.

 

Ce constat doit être pris au sérieux. Dans un marché global en diminution, l'enjeu pour la viticulture vaudoise doit être de renforcer la part des vins suisses, et en particulier vaudois, dans la consommation nationale.

 

Cette réflexion ne peut toutefois pas se limiter à la promotion et à la vente. L’avenir du vignoble vaudois dépendra aussi des méthodes de culture. Face au changement climatique, aux épisodes de sécheresse, aux maladies de la vigne, à la pression sur les sols, aux attentes environnementales et à la nécessité de réduire les intrants, l’innovation doit également porter sur la manière de produire. Les cépages résistants, la gestion de l’eau, la préservation des sols, la biodiversité, l’adaptation des pratiques culturales ou encore les techniques adaptées aux vignobles en pente font pleinement partie de la stratégie d’avenir de la branche.

 

Le canton de Vaud dispose d’atouts importants. Il est le deuxième canton viticole suisse, avec 3’749 hectares de surface viticole en 2025, avec 1’365 exploitants viticoles et encaveurs, 97 cépages dont 61 en AOC, et plus de 20 millions de litres produits. Si des outils existent déjà - l’Office des Vins Vaudois en est la preuve et ses efforts sont à saluer- ils ne suffiront pas si le canton ne se dote pas d’une vision plus large, plus offensive et plus coordonnée.

 

La vitiviniculture est une profession particulière : les productrices et producteurs sont souvent à la fois cultivateurs, transformateurs, distributeurs, communicants et vendeurs. Cette accumulation de rôles exige des compétences très diverses, parfois éloignées du cœur du métier. Dans un contexte de concurrence étrangère forte, de baisse de la consommation, de modification des habitudes de consommation et de pression sur les marges, il paraît indispensable que le canton renforce sa stratégie.

 

L’arrachage de vignes ou la plantation d’autres cultures, comme les oliviers, peuvent constituer des réponses ponctuelles, mais ne sauraient remplacer une stratégie cohérente sur le long terme. De même, une simple augmentation des subventions directes ne peut pas constituer, à elle seule, une stratégie d’avenir. Le soutien à la vitiviniculture doit passer par une combinaison d’actions : promotion, distribution, accès aux marchés, formation, innovation, diversification, œnotourisme et présence en Suisse alémanique notamment.

 

À l’échelle fédérale, les discussions autour des contingents tarifaires et d’une meilleure prise en compte de la production indigène montrent qu’une marge de manœuvre existe. Mais la question cantonale demeure, quelle est la marge de manœuvre de notre Canton pour que les vins vaudois soient davantage consommés, mieux distribués et mieux valorisés en Suisse ?

 

Dans ce contexte, nous avons l’honneur de poser les questions suivantes au Conseil d’État :

 

  1. Quelle analyse le Conseil d’État fait-il de la situation économique actuelle de la vitiviniculture vaudoise, notamment au regard de la baisse de la consommation totale de vin, de l’évolution des stocks, des coûts de production et de la rentabilité des exploitations ?
  2. Le Conseil d’État dispose-t-il d’une stratégie cantonale actualisée pour la vitiviniculture vaudoise, au-delà du Plan de relance vitivinicole 2022-2027 ?
  3. Comment le Conseil d’État évalue-t-il l’efficacité des instruments existants, notamment l’Office des Vins Vaudois?
  4. Le Conseil d’État entend-il renforcer les moyens consacrés à la promotion et à la distribution des vins vaudois, en particulier dans les régions où la marge de progression semble importante, notamment en Suisse alémanique ?
  5. Quelles mesures sont prévues pour soutenir l’innovation dans la branche, notamment les nouveaux produits à base de vin, les boissons moins ou non-alcoolisées, les cocktails à base de vin, les cépages résistants, les formats de consommation adaptés aux jeunes générations et les démarches de durabilité ?
  6. Comment le Conseil d’État entend-il accompagner l’innovation tout en favorisant le maintien d’un vignoble vivant, exploité et économiquement viable, plutôt qu’un abandon progressif des surfaces viticoles ou une transformation non maîtrisée du paysage ?
  7. Le Conseil d’État entend-il défendre, auprès de la Confédération, des mesures complémentaires en faveur de la production indigène, notamment en matière de contingents tarifaires, de transparence sur l’origine, de promotion des vins suisses et de concurrence avec les vins importés ?

Conclusion

Souhaite développer

Liste exhaustive des cosignataires

SignataireParti
Stéphane BaletSOC
Denis CorbozSOC
Théophile SchenkerVER
Isabelle FreymondIND
Laure JatonSOC
Olivier AgassisUDC
Cédric WeissertUDC
Fabrice TannerUDC
Valérie ZoncaVER
Nathalie VezVER
Sébastien HumbertV'L
Nicolas GlauserUDC
Pierre FonjallazVER
Ariane MorinVER
Felix StürnerVER
Yannick MauryVER
Patricia Spack IsenrichSOC
Alberto MocchiVER
Sébastien KesslerSOC
Jean Valentin de SaussureVER
Claude Nicole GrinVER
Denis DumartherayUDC
Nicolas BolayUDC
Vincent BonvinVER
Cendrine CachemailleSOC
Pierre-André PernoudUDC
Martine GerberVER
Didier LohriVER
Nathalie JaccardVER
Anna PerretVER
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