26_HQU_84 - Question orale Philippe Miauton - G7: quelles mesures vaudoises?.
Séance du Grand Conseil du mardi 12 mai 2026, point 3.9 de l'ordre du jour
Texte déposé
A la mi-juin, Evian accueillera le sommet du G7 qui ne manquera pas d'attirer sa cohorte d'opposants de tous horizons. On se rappelle encore des déprédations qu'avait générées l'édition 2003, notamment à Ouchy. Du côté de nos voisins genevois, les craintes de l'économie et des autorités sont biens réelles, la fermeture des frontières a même été même évoquée. Qu'en est-il dans le canton de Vaud? Nous espérons que le Conseil d'Etat a identifié les axes, sites ou événements exposés à des actions de blocage ou qui pourraient être ciblés.
Quel dispositif particulier le Conseil d'Etat a-t-il prévu pour prévenir ou empêcher d'éventuels débordements ?
En remerciant le Conseil d’Etat de sa réponse
Transcriptions
Question orale Philippe Miauton – G7 : quelles mesures vaudoises ? (26_HQU_84)
Dans la droite lignée de mes collègues et concernant le G7, je poserai une question d'ordre sécuritaire, afin que le Conseil d'État nous explique le dispositif ou les éléments qui seraient de nature à dissiper les inquiétudes croissantes du côté d’Ouchy, où l'on se souvient qu'en 2003 s'étaient produits plusieurs événements malheureux.
Dès l'annonce du sommet par la France en juillet dernier, la Police cantonale vaudoise a mis en place une série de mesures, de collaborations et de coordinations. Elle a pris en main la planification opérationnelle et constitué un état-major commun avec les polices genevoise et valaisanne, les trois cantons directement impactés. Les services fédéraux participent également au dispositif, notamment l'Office fédéral de la douane, Fedpol et l'armée. Après analyse et de manière concertée, des demandes d'appui sécuritaire ont également été formulées auprès des autres cantons suisses via le mécanisme de l'entraide policière intercantonale, soit le processus ICAPOL, ainsi qu'auprès de l'armée. La Police cantonale vaudoise assure par ailleurs la coordination avec toutes les polices communales et intercommunales du canton et l'ensemble des partenaires vaudois, en s'appuyant sur sa longue pratique de la gestion d'événements internationaux majeurs. Ainsi, toutes les polices de Suisse seront mobilisées pour ce sommet dans l'espace lémanique, en renfort des cantons principalement impactés.
À ce jour, aucune demande de manifestation en lien avec le G7 n'a été déposée. Une demande relative à la grève féministe du 13 juin est en cours d'examen par la Ville de Lausanne, sans revendication portant sur le G7. Il n'est néanmoins pas exclu que le canton de Vaud soit concerné par d'éventuelles manifestations en lien avec la tenue du G7 à Évian, ce qui est anticipé dans le cadre de la planification du dispositif d'ordre et de sécurité publique. Le travail est mené dans une logique intercantonale afin d’éviter que d’éventuels débordements ne se déplacent d’un canton à l’autre, et sa préparation est coordonnée avec les autres cantons ainsi qu’avec la Confédération.
Le Conseil d'État tient enfin à rappeler que le droit de manifester est fondamental, mais non absolu. Il peut être soumis à des conditions ou des mesures de restriction, élément qui fait partie intégrante du dispositif en cours d'élaboration.
Une communication particulière est-elle prévue à l'intention de ce secteur, qui est passablement sensible, notamment en ce qui concerne les hôtels dans lesquels logeront vraisemblablement des participants au sommet ? Une telle communication a-t-elle déjà eu lieu ?
Retour à l'ordre du jourLa FAQ évoquée précédemment apporte un certain nombre de réponses aux questions légitimes que les milieux économiques peuvent se poser. À l'heure actuelle, aucune délégation n'a envisagé de loger sur le territoire vaudois, ce qui constitue une information importante. En temps utile, des informations complémentaires seront communiquées sur l'état de la situation et sur les mesures déployées pour garantir non seulement le droit de manifester, mais aussi l'ordre public. Par ailleurs, des échanges ont lieu par l'intermédiaire des faîtières, notamment avec la ministre en charge de l'économie.