Communications
Séance du Grand Conseil du mardi 21 décembre 2021, point 1 de l'ordre du jour
Transcriptions
Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourRappel des règles sanitaires en vigueur
Je vous remercie de bien suivre les mesures en vigueur qui demeurent identiques, notamment le port du masque et la désinfection des mains qui nous ont préservés jusqu’à maintenant.
Intervention personnelle de M. Gilles Meystre sur la situation sanitaire et son impact sur l’économie vaudoise
Conformément à l’article 84, alinéa 3, de la Loi sur le Grand Conseil, un député demande l’introduction dans l’ordre du jour d’une intervention personnelle. Cette demande étant soutenue par au moins 20 membres, la présidente lui donne la parole après le point 2 de l’ordre du jour.
Le Conseil d’Etat insiste pour que les restrictions décidées par la Confédération soient assorties d’une indemnisation fédérale des pertes économiques subies par les secteurs concernés. Toute mesure supplémentaire décrétée par le niveau fédéral doit être assortie de dédommagements assumés par la Confédération. Ces mots, qu’il faut saluer, sont ceux de notre gouvernement dans sa réponse à la consultation lancée il y a 10 jours par le Conseil fédéral. Il faut les saluer, puisqu’ils rappellent la règle qui veut que quiconque empêche de travailler soit tenu d’indemniser. Hélas, aujourd’hui, ce ne sont que des mots. Hélas, aujourd’hui, si les mesures sanitaires sont connues, les dédommagements économiques sont largement inconnus ! Hélas, aujourd’hui, on lit bien quelques intentions fédérales, mais on sait déjà qu’elles sont loin de pouvoir se concrétiser rapidement au niveau cantonal.
Sur le terrain, chaque jour qui passe apporte son lot d’effets négatifs bien concrets. Les tests obligatoires et la consommation assise rendent impossible l’activité des bars et des clubs. Le climat anxiogène et la limitation des groupes induisent des pertes immenses chez les traiteurs. Le télétravail réduit déjà drastiquement l’activité des restaurants et de nombreux autres secteurs sont également touchés, directement ou indirectement. En lieu et place de dédommagements rapides et pour toute réponse, ces acteurs n’ont droit qu’à un édredon de silence. Les réductions de l’horaire de travail (RHT) ne sont toujours pas simplifiées, les treizièmes salaires vont devoir être versés pour ceux qui ne les ont pas mensualisés, le remboursement des prêts Covid va prochainement débuter, le système des cas de rigueur demeure toujours plafonné et la menace du nouveau variant Omicron plombe toute perspective et empêche toute lisibilité. On navigue donc à vue dans un perpétuel océan de brouillard et d’angoisse, dans un ping-pong permanent entre cantons et Confédération, dans un mouvement constant de mots qui se révèlent hélas bien vains pour atténuer nos maux.
Par cette déclaration, au nom des milliers d’employeurs et d’employés vaudois liés de près ou de loin à l’hôtellerie-restauration et au tourisme, je souhaite donc inviter le Conseil d’Etat à utiliser toute sa marge de manœuvre politique et financière durant les semaines à venir pour agir sans attendre et ne lâcher personne si la situation continue de se dégrader pendant que Berne réveillonne tranquillement sur son oreiller.
Je profite de cette intervention pour vous inviter à soutenir la résolution de M. Tschopp qui va suivre, dans un bel élan et concorde de l’avent, comme nous avons su en faire preuve l’année dernière.
Demande de modification de l’ordre du jour
Je demande une modification de l’ordre du jour. Les annonces du Conseil fédéral de vendredi dernier ont occasionné un certain flottement sur les indemnisations et leur reconduction nécessaire pour plusieurs secteurs. Cette résolution, soutenue par plusieurs collègues, demande une réponse rapide et cela justifie cette demande de modification de l’ordre du jour.
Retour à l'ordre du jourVingt membres appuient-ils cette résolution ?
La demande de modification de l’ordre du jour est soutenue par au moins 20 membres.
La demande de modification de l’ordre du jour (développement d’une résolution) est acceptée avec quelques avis contraires et plusieurs abstentions.
Monsieur le député, je vous donne la parole immédiatement pour le développement de votre résolution.