Communications
Séance du Grand Conseil du mardi 20 juin 2023, point 1 de l'ordre du jour
Transcriptions
Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourRéponses du Conseil d’Etat aux simples questions, résolutions, déterminations et pétitions
Durant la semaine écoulée, le Conseil d’Etat a transmis au Grand Conseil les réponses suivantes :
Réponse du Conseil d’Etat à la Résolution Hadrien Buclin et consorts – Pour une aide humanitaire extraordinaire de l’Etat de Vaud en faveur des victimes du séisme en Turquie et en Syrie (23_RES_4)
FC Grand Conseil
Je vous annonce qu’un match de foot aura lieu ce jour entre le FC Grand Conseil et la Fondation l’Espérance. Il se tiendra ce soir à 18h45 à Epalinges. Nous souhaitons d’ores et déjà bonne chance à notre équipe.
Intervention personnelle de Mme Joëlle Minacci sur le collectif 43m2
Conformément à l’article 84, alinéa 3, de la Loi sur le Grand Conseil, une députée demande l’introduction dans l’ordre du jour d’une intervention personnelle. Cette demande étant soutenue par au moins 20 membres, la présidente lui donne la parole immédiatement.
Lundi 19 juin, le collectif 43 m2 a occupé temporairement le théâtre de Vidy afin d’y créer un hébergement d’urgence autonome. Par cette action, le collectif a thématisé les enjeux chroniques de précarité des prestations liées à l’hébergement d’urgence.
Il constate les éléments suivants : depuis le 1er janvier 2023, il y a eu 3124 refus dans les hébergements d’urgence lausannois. Le Sleep-In n’offre à présent plus d’accueil de journée, faute de moyens. Par ailleurs, 165 places disparaîtront dans 10 jours, résultat de la fermeture du dispositif hivernal, mais aussi de la fermeture du Répit, seul espace offrant un accueil inconditionnel. L’année dernière, le collectif avait occupé Beaulieu puis les jardins de la Haute École de Travail Social de Lausanne afin de donner une visibilité aux sans-abris et aux enjeux de la politique sociale du logement. Ces actions ont débouché sur une table ronde en septembre 2022 puis sur un mandat d’études à la Haute École de Travail Social de Fribourg sur les hébergements d’urgence dont les résultats devraient nous parvenir cette année. Parallèlement, la structure des Lionnes, hébergement pour femmes, a vu le jour à Renens, à la fin 2022.
Le collectif propose des pistes pour répondre à la saturation du système : premièrement, le maintien du nombre de places d’hébergement d’urgence à l’année, en annualisant des projets saisonniers disposant d’équipes formées, comme le Répit et la Borde 47 ; cette mesure modeste répondra à une résolution votée au Conseil communal de Lausanne en 2021. Ensuite, l’augmentation du nombre de places à l’année afin de diminuer au maximum le nombre de refus. Le collectif demande aussi la dépénalisation du camping sauvage qui criminalise les personnes qui dorment dans la rue, notamment celles qui ont été refusées dans les hébergements d’urgence. Il demande la suppression des ordres de priorité officiels dans l’accès à une place d’hébergement d’urgence, finalement une refonte du bureau des réservations, en collaboration avec les actrices et acteurs de terrain.
Le choix du théâtre de Vidy pour construire un lieu transitoire est symbolique. Le théâtre a une mission d’intérêt public et agit comme caisse de résonance des enjeux sociétaux. L’occupation a été pensée pour remettre en lumière les enjeux assez cruciaux de l’hébergement d’urgence, tout en permettant au lieu de continuer ses activités sans entraves. Cette occupation nous invite à réfléchir à l’état de l’hébergement d’urgence dans le canton, au rôle et aux responsabilités de notre institution politique dans ce dossier.
Cette déclaration personnelle vise à inviter le Conseil d’Etat et le Grand Conseil à considérer les pistes d’action émanant du terrain, pour continuer d’ajuster le dispositif au plus proche des besoins du terrain, mais aussi de la réalité de l’augmentation de la précarité. J’ai également conscience que ce dossier nécessite une collaboration du Canton avec les communes, et je profite d’appeler les collègues municipaux et syndic des différentes villes du canton à y être sensibles. Je vous remercie.
Intervention personnelle de M. Hadrien Buclin sur la présence du symbole Thin Blue Line sur l'uniforme d'un policier
Conformément à l’article 84, alinéa 3, de la Loi sur le Grand Conseil, un député demande l’introduction dans l’ordre du jour d’une intervention personnelle. Cette demande étant soutenue par au moins 20 membres, la présidente lui donne la parole après les assermentations.
Retour à l'ordre du jourNous avons été très surpris de découvrir dans les médias qu’un agent en service lors du procès qui se tient actuellement à la suite du décès de Mike Ben Peter arborait sur son uniforme le symbole Thin Blue Line ou « Mince Ligne Bleue » en français. Ce symbole est revendiqué ces dernières années par l’extrême droite aux Etats-Unis. Il a été utilisé comme opposition au mouvement Black Lives Matter – pour que la vie des Noirs compte – et affiché également par des extrémistes de droite lors de l’assaut du Capitole aux Etats-Unis. En raison de son association à une idéologie raciste, cet insigne a été interdit par des corps de police aux Etats-Unis, ainsi qu’en France. Dans ces conditions, nous considérons que le Conseil d’Etat devrait interdire le port de cet insigne par les polices cantonales via le Conseil cantonal de sécurité au sein des polices communales. Cet insigne contrevient selon nous à la directive sur la tenue vestimentaire du personnel de l’administration cantonale qui prévoit des principes de neutralité et de réserve de telle sorte « à ne pas heurter les personnes avec qui une ou un employé de l’Etat est en contact ». Or, un tel insigne ne peut que heurter de manière légitime la sensibilité des personnes en particulier afrodescendantes avec qui la police est amenée à interagir. Je suis satisfait que le conseiller d’Etat en charge soit présent. En espérant que le Conseil d’Etat donnera suite à cet appel, je vous remercie pour votre attention.