Sous-navigation

Votre identité

Espace sécurisé

Gérez facilement vos démarches administratives en ligne pour les particuliers, entreprises, fondations et communes.
Exemples de démarches
  • Remplir et déposer sa déclaration d’impôt
  • Consulter son dossier fiscal
  • Remplacer son permis de conduire (particuliers)
  • S’inscrire à la maturité professionnelle post-CFC (étudiants)
  • Obtenir une première autorisation frontalière (entreprises)
  • Demander un soutien à un projet culturel (associations)
  • Accéder au registre cantonal des personnes (communes)

Portail IAM

Accès aux applications pour les collaborateurs-trices de l’Etat de Vaud et les partenaires.
Exemples d’applications
  • ACTIS (Camac 2010)
  • EasyVista
  • LAGAPEO
  • LA PLACE
  • NEO
  • PAREO
  • Passerelle Employeur - Impôts à la source
  • RCPers - Registre Cantonal des Personnes
  • Réquisition - Désignation Électronique (ReqDes)
  • RDU
  • Themis
  • Votelec - Dépouillement
  • Wiki projets ACV

Section de recherche

Communications

Séance du Grand Conseil du mardi 30 janvier 2024, point 1 de l'ordre du jour

Transcriptions

M. Laurent Miéville (V'L) — Président-e

Intervention personnelle de Mme Martine Gerber sur la mobilisation paysanne

Conformément à l’article 84, alinéa 3, de la Loi sur le Grand Conseil, une députée demande l’introduction dans l’ordre du jour d’une intervention personnelle. Cette demande étant soutenue par au moins 20 membres, le président lui donne la parole ultérieurement.

Mme Martine Gerber (VER) —

Mobilisation paysanne : parce que la colère gronde alentour et qu’il est légitime qu’elle gronde aussi par chez nous, permettez-moi de prendre moi aussi la parole. En effet, je me sens personnellement interpellée par l’actualité et je déclare mes intérêts : je suis paysanne de montagne et éleveuse, depuis plus de dix ans. Le dérèglement climatique oblige le monde agricole à faire preuve de résilience. Les marges de la grande distribution sont inéquitables et la concurrence est déloyale. La dépendance au marché des semences et autres intrants coûte cher. Le travail administratif et les injonctions contradictoires pèsent lourd sur le travail paysan. Le manque de considération, la perte d’indépendance, la perte de sens du travail sont manifestes et légitimes, mais ne sont pas l’apanage du seul monde paysan. L’agriculture est le domaine autour duquel tous les autres domaines de la société s’articulent. Changer d’agriculture, c’est changer de monde. Par exemple, valoriser la production d’œufs indigènes dans le respect des normes suisses du bien-être animal sans restreindre l’importation d’œufs étrangers produits en batteries est un non-sens. Cherchons la cohérence dans nos revendications et ne nous trompons pas de cible, car l’agriculture et l’alimentation sont des sujets subversifs : ils sont l’affaire de toutes et tous.

M. Laurent Miéville (V'L) — Président-e

Intervention personnelle de Mme Joëlle Minacci sur la mobilisation paysanne

Conformément à l’article 84, alinéa 3, de la Loi sur le Grand Conseil, une députée demande l’introduction dans l’ordre du jour d’une intervention personnelle. Cette demande étant soutenue par au moins 20 membres, le président lui donne la parole ultérieurement.

Mme Joëlle Minacci (EP) —

Par cette déclaration, Ensemble à Gauche et POP aimerait apporter son soutien à la colère du monde paysan qui s’est manifestée ces dernières semaines, et a amené les revendications de la paysannerie vaudoise sur le devant de la scène par la vision des nombreux panneaux de villages vaudois retournés. Le groupe « révolte agricole suisse » créé par Arnaud Rochat essaie d’alerter sur l’extrême difficulté du travail dans le monde agricole, visible notamment par le taux de suicide et le très faible revenu. Il met également en lumière les marges excessives, les mécanismes de fixation des prix, ou encore le manque de main-d’œuvre. Il est grand temps de prendre au sérieux la réalité sociale du secteur. Aujourd’hui, nous attendons du Conseil d’Etat un engagement pour défendre des conditions de travail dignes, un soutien concret des circuits courts et un recours exclusif à ces derniers par le secteur public, une amélioration des aides cantonales à l’agriculture, un soutien financier et politique facilitant l’accès aux terres pour les agriculteurs et agricultrices et empêchant l’accaparement par de grands propriétaires. Nous revendiquons la fin des marges excessives de Coop, Migros et autres distributeurs et la garantie d’une négociation bilatérale et transparente sur les prix ; une garantie des prix aux producteurs rémunérant correctement le travail et les coûts de production ; une lutte active contre les mécanismes délétères de la libre concurrence ; des paiements corrects de la Confédération pour des prestations non liées à la production ; une simplification des paiements directs et de leur contrôle ; une meilleure protection douanière, des outils de contrôle des douanes et des restrictions sur les importations. Ces revendications sont partagées par l’écologie paysanne qui appelle à la solidarité entre les agriculteurs, l’environnement et les consommateurs. Le problème ne vient pas des écolos, mais bien du système néolibéral et capitaliste qui ne respecte pas la paysannerie et provoque sa mort, tout en empêchant la mise en œuvre des mesures écologiques indispensables.

Retour à l'ordre du jour

Partager la page