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26_INT_75 - Interpellation Denis Dumartheray au nom du Groupe UDC - Scarabée japonais : quelles conséquences financières et organisationnelles pour les communes concernées ? (Développement).

Séance du Grand Conseil du mardi 16 juin 2026, point 7 de l'ordre du jour

Texte déposé

Classé comme organisme de quarantaine prioritaire dans l’Union européenne comme en Suisse, le scarabée japonais est soumis à l’obligation d’annonce et de lutte. Toute suspicion de présence doit ainsi être signalée à l’Inspectorat phytosanitaire. Une détection précoce est en effet essentielle pour éviter son installation durable et les dommages importants qu’il est susceptible de causer.

Cet insecte est particulièrement vorace et polyphage. Il s’attaque à près de 400 espèces de plantes cultivées, sauvages ou ornementales, notamment la vigne, les arbres fruitiers, le maïs, le soja, les baies, les rosiers ou encore les érables. Quant à ses larves, qui se développent dans le sol, elles se nourrissent principalement des racines de graminées présentes dans les surfaces herbagères telles que les jardins, parcs, terrains de sport, campings ou prés, causant parfois des dégâts considérables.

Un foyer a été détecté dans le secteur du restoroute de La Côte, à Bursins. Les communes de Bursins, Gilly, Tartegnin, Rolle, Bursinel, Dully et Vinzel ont ainsi été partiellement placées en zone de foyer d’infection, tandis qu’une quarantaine d’autres communes se situent en zone tampon. Deux autres foyers ont par ailleurs été identifiés dans les secteurs d’Yvorne et de Romanel-sur-Lausanne.

Les communes ont jusqu’ici assumé un important travail d’information à la population. Elles doivent toutefois également répondre à de nombreuses sollicitations de la part d’entreprises et de particuliers qui peinent à saisir la portée exacte des directives en vigueur. En particulier, l’interdiction d’arrosage du 1er juin au 30 septembre en zone infectée suscite de nombreuses interrogations. Or, une grande partie des communes concernées ne disposent pas des ressources humaines suffisantes pour assurer un contrôle effectif du respect des directives de la DGAV.

Cette situation a également un impact significatif sur les zones sportives et récréatives communales. La dégradation potentielle des terrains de sport, des pelouses et des places de jeux pourrait engendrer des coûts de remise en état particulièrement élevés, se chiffrant potentiellement à plusieurs dizaines de milliers de francs.

 

Dès lors, j’ai l’honneur de poser au Conseil d’État les questions suivantes :

 

 

  1. Le Conseil d’État peut-il préciser qui assumera les coûts liés à la remise en état des terrains de sport, places de jeux et autres surfaces communales touchées par les mesures de lutte contre le scarabée japonais ?
  2. Le Conseil d’État entend-il mettre à disposition des communes des moyens supplémentaires, notamment en personnel (protection civile) ou en appui financier, afin de leur permettre d’assurer le contrôle du respect des directives émises par la DGAV ?

Conclusion

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