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Communications

Séance du Grand Conseil du mardi 2 décembre 2025, point 1 de l'ordre du jour

Transcriptions

M. Stéphane Montangero (SOC) — Président-e

Intervention personnelle de M. Arnaud Bouverat sur les mobilisations des salariés des secteurs public et parapublics

Conformément à l’article 84, alinéa 3, de la Loi sur le Grand Conseil, un député demande l’introduction dans l’ordre du jour d’une intervention personnelle. Cette demande étant soutenue par au moins 20 membres, la présidente lui donne la parole ultérieurement.

M. Arnaud Bouverat (SOC) —

Je déclare mes intérêts comme secrétaire régional du syndicat UNIA et membre du comité de l’Union syndicale vaudoise, qui regroupe la majorité des syndicats vaudois. Je prends la parole face au silence du Conseil d’Etat après les mobilisations des salariés des secteurs publics et parapublics contre la politique d’austérité imprimée par le projet de budget 2026 du Conseil d’Etat. 

Le 2 octobre dernier, 15’000 personnes sont descendues dans la rue contre la politique d’austérité ; le 18 novembre, ce sont près de 25’000 personnes ; le 26 ? Près de 28’000 salariés. Plusieurs milliers de personnes ont fait usage de leur droit de grève, et tout cela malgré les obligations de réponse au service minimum en vigueur dans notre canton. 

Combien faudra-t-il de manifestations, de manifestants, de grèves, de messages à l’adresse de nos autorités pour que des négociations soient ouvertes avec les syndicats de la fonction publique et parapublique ? Le débat parlementaire constitue bien entendu une étape importante pour le budget, mais le projet 2026 livré sur la table du Grand Conseil par le Conseil d’Etat est vivement contesté par le personnel de l’Etat et par plusieurs faîtières d’employeurs soucieuses des conditions de travail de leurs employés. 

La stabilité de notre Canton dépendra non seulement des solutions que nous élaborerons dans cet hémicycle, mais aussi de la qualité du dialogue social entre le Conseil d’Etat et ses partenaires, et de la possibilité de mettre en œuvre les décisions que nous prenons ici. Madame la présidente du Conseil d’Etat, au sein du groupe socialiste, nous sommes heurtés par la posture adoptée – et apparemment assumée – de rester sourds jusqu’à ce jour aux manifestations de la fonction publique et parapublique, et de ne pas entrer dans une dynamique de négociation. Pourtant, la négociation collective constitue une pièce maîtresse de la cohésion sociale et du partenariat social de notre canton. La réalité économique rend les conflits sociaux parfois inévitables. Lorsque cela concerne le secteur privé, il est dans l’habitude, dans l’ADN de nos autorités, de plaider pour que la résolution de ces conflits se passe autour de la table de négociation. 

Aussi, il n’est pas crédible d’appliquer le « deux poids, deux mesures », lorsque les autorités cantonales sont elles-mêmes concernées par ces conflits. Madame la conseillère d’Etat, mesdames et messieurs les conseillères et conseillers d’Etat, nous vous appelons à ouvrir sans délai des négociations afin de démontrer que le dialogue social reste une valeur importante pour nos autorités et que votre Conseil d’Etat montre la considération qu’il se doit aux conditions de travail et de salaire de la fonction publique et parapublique. Madame la présidente, les options que vous prenez sont observées. En effet, au vu de l’exemplarité attendue de l’Etat, elles ne sont également pas sans incidence sur l’ensemble du dialogue social dans notre Canton, y compris dans le secteur privé. 

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