Communications
Séance du Grand Conseil du mardi 5 avril 2022, point 1 de l'ordre du jour
Transcriptions
Visionner le débat de ce point à l'ordre du jourPerformance sportive – M. Cuérel au Marathon des Sables
Je félicite le député, et membre du Bureau du Grand Conseil, Julien Cuérel pour son périple au 36e Marathon des Sables au Maroc. Il a couru 231 kilomètres en 60 heures et 14 minutes et a terminé la course en portant haut les couleurs de notre canton. (Applaudissements.)
Intervention personnelle de M. Hadrien Buclin relative à l'OJ 8 sur le drame à la gare de Morges.
Conformément à l’article 84, alinéa 3, de la Loi sur le Grand Conseil, un député demande l’introduction dans l’ordre du jour d’une intervention personnelle. Cette demande étant soutenue par au moins 20 membres, la présidente lui donne la parole ultérieurement.
Retour à l'ordre du jourJe vous remercie d’excuser mon léger retard ce matin ; je communiquerai mon intervention à Mme la conseillère d’Etat Métraux en charge du dossier. L’interpellation donnait suite au décès d’un homme qui a succombé aux tirs de la police à la gare de Morges. Un procès est en cours. Dans cette interpellation, je suggérais aux autorités d’amorcer une réflexion sur une amélioration de la formation des agents à des techniques de désescalade et de désarmement non létales, ainsi qu’une amélioration de la prise en charge des personnes atteintes de troubles psychiques, puisque l’homme tué à la gare avait été signalé comme tel. En effet, ce dernier errait à la gare depuis plus d’une heure sans entraîner de danger pour les personnes présentes. Dans ces conditions, il me paraît légitime de se demander si l’issue fatale n’aurait pas pu être évitée.
Une réflexion à ce niveau – sur les techniques de désarmement et la prise en charge de personnes atteintes de troubles psychiques – me paraît d’autant plus nécessaire que plusieurs hommes ont été tués dans le canton lors d’interventions de la police. Cette réflexion est aussi demandée par des collectifs anti-racistes et de défense des droits des personnes afro-descendantes, puisque les personnes tuées par balles lors d’interventions policières avaient en commun d’être noires. Ces morts s’ajoutent aussi à celle d’un jeune Gambien, dans une cellule du centre de police de la Blécherette, en 2017. La problématique du racisme au sein du corps de police doit être interrogée. A ce propos, je rappelle que des expertes et experts de l’Organisation des Nations unies (ONU) se sont aussi alarmés en janvier dernier, dans un rapport, de cette problématique du racisme au sein des corps de police et plus largement au sein de la société suisse. Dans ces conditions, il est à mon avis nécessaire de renforcer la prévention du racisme au sein des corps de police, notamment au niveau de la formation, mais aussi éventuellement relativement aux sanctions, lorsque des actes ou des comportements de ce type se produisent. Du point de vue des techniques de désarmement non létales, une réflexion pourrait être menée en s’appuyant sur ce qui se passe dans d’autres pays comme la Grande-Bretagne où 95 % des agents ne sont pas armés et sont pourtant formés pour faire face de manière adéquate à une personne munie d’un couteau. Relativement à ces différents aspects, la réponse du Conseil d'Etat était décevante, car peu de réflexion est amorcée à ce niveau. C’est pourquoi il me paraissait important de réagir, même si je n’ai pu être présent lors du débat.